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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Les modes de croissance de l'entreprise

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Les modes de croissance de l'entreprise
A/ L'intégration rticale


a™¦ Définition et mesure


» Qu'est-ce que l'intégration rticale ?

L'intégration rticale traduit l'étendue des activités d'une entreprise qui assure différentes étapes dans la transformation et la distribution d'un produit. Elle s'opère en amont lorsque l'entreprise désire contrôler ses sources d'approvisionnement (matières premières, consommations intermédiaires), ou en aval lorsqu'elle ut contrôler la production finale et la distribution du produit qu'elle fabrique. Dans ce sens, l'intégration rticale s'oppose A  la spécialisation où une entreprise, une PME par exemple, ne réalise qu'un seul produit (bien qu'en fait la spécialisation soit relati dans la mesure où toute entreprise réalise plusieurs activités qui pourraient AStre réalisées par des entreprises différentes - cf. la fameuse usine d'aiguilles d'A. Smith -, de môme que, pour produire un bien donné, l'entreprise spécialisée assure en son sein un certain nombre de fonctions séparées, comme la compilité ou la mercatique).


L'intégration rticale s'explique par plusieurs raisons :

' Tout d'abord, l'échec du marché. Ce dernier, en raison de coûts d'accès A  l'information, du comportement des agents, n'affecte pas les ressources de faA§on efficace. La théorie des coûts de transaction déloppée par Coase et complétée par Williamson déloppe cette explication du recours A  l'intégration rticale (ou internalisation).
' Une autre raison tient A  des interdépendances technologiques. L'utilisation d'une technologie particulière pour la production d'un bien permet d'étendre la production A  différents stades de la transformation.
' Enfin, l'intégration rticale présente une dimension stratégique en permettant d'éler des barrières A  l'entrée.
L'indice mesure la capacité de l'entreprise A  intégrer des activités non directement liées A  son activité principale. Lorsque l'indice est égal A  1, il indique que l'intégration est complète. La variation de l'indice, toutefois, peut AStre affectée par des mouments de prix, par la variation des prix des consommations intermédiaires, ou encore par le degré d'intégration le long de la filière : une intégration en amont présentera un indice plus élevé alors qu'une intégration en aval fera apparaitre un indice plus faible ;
' par le ratio emploi dans les activités auxiliaires sur l'emploi total ;
' par le rapport de la valeur des stocks sur le chiffre d'affaires de
l'entreprise ; dans ce dernier cas, l'augmentation du nombre d'étapes successis dérivant de l'intégration rticale accroit le volume des stocks intermédiaires.
On distingue fondamentalement deux types de coordination des aciivités : l'une par le marché, l'autre au sein d'une hiérarchie. Dans le premier cas, les activités sont coordonnées par le mécanisme de prix. Dans le second, au lieu d'acheter les inputs et de ndre les outputs qu'elle produit, l'entreprise peut décider de les fabriquer et de distribuer elle-mASme l'output. Dans ce cas, la décision d'intégrer rticalement est une alternati au marché : les coûts de la coordination interne, au sein de l'entreprise, sont inférieurs aux coûts de coordination par le marché.


a™¦ Coûts de transaction et intégration rticale

La décision entre soit faire, soit acheter, est arbitrée, en dernière instance, par le coût relatif des méthodes alternatis de coordination des activités. L'entreprise va intégrer de noulles activités jusqu'au point où le coût de coordination interne de l'activité est égal au coût de coordination du marché. Inrsement, elle peut décider de recourir au marché - externaliser - lorsque les coûts de coordination interne apparaissent plus élevés que ceux de la coordination par le marché.
D'un côte, les facteurs qui vont pousser A  l'intégration rticale sont liés aux coûts croissants rencontrés lors de la recherche de bas prix sur le marché, de la recherche de partenaires et de la négociation des contrats. Inrsement, les facteurs qui vont limiter l'intégration rticale sont lies aux rendements décroissants de la fonction cntrcprcncurialc ainsi qu'aux risques croissants d'erreurs managériales A  mesure de l'extension des activités au sein de l'entreprise.


a™¦ Internalisation et spécificité des instissements

Le choix : transaction ou internalisation ?
Toute entreprise arbitre entre la coordination par le marché et la coordination interne ; le choix entre les deux possibilités dépend non seulement du coût d'opportunité mais également du type de marché ainsi que de la nature des contrats qui sont élis entre les parties contractantes. Certains attributs humains contribuent A  biaiser les relations de marché, notamment l'opportunisme, la rationalité limitée et l'incapacité des individus A  résoudre des problèmes complexes; A  cela s'ajoutent d'autres facteurs liés A  l'incertitude de l'environnement, au nombre plus ou moins grand des participants aux transactions.
Si l'on considère une industrie particulière, possédant un certain degré de complexité et connaissant périodiquement des modifications techniques ou/et des changements de volume de production, et en tenant compte de l'existence d'importantes économies d'échelles, trois types d'arrangements se présentent et donnent lieu A  l'élissement de différents contrats - les contrats A  long ternie, les contrats A  court terme, l'intégration rticale -dont chacun présente des avantages et des inconvénients :
' L'incertitude concernant le futur, combinée A  la rationalité limitée des agents, fait que les contrats A  long terme sont inadaptés pour se protéger contre des événements futurs imprévus ; il est impossible ou très coûteux d'élir des contrats d'ensemble afin de couvrir les événements imprévus. C'est le cas des contrats concernant l'équipement en matériel informatique. Ce type de contrat est donc incomplet et laisse un espace pour le déloppement de comportements opportunistes.
' Face A  un environnement incertain, les contrats A  court terme permettent de prendre des décisions séquentielles et limitent les risques d'erreur car les parties ne sont liées que temporairement ; par contre, ces contrats sont inappropriés en présence d'industries requérant des instissements A  long terme. En outre, le renoullement des contrats, en cas d'avantage initial (premier entrant, par exemple un monopoleur obtenant un avantage en raison de son expertise initiale), devient coûteux.
' Dès lors, il peut paraitre préférable, en présence d'incertitude et en cas de marchandage entre quelques personnes, d'intégrer rticalement. L'organisation interne facilite la mise en place d'un système de décision plus adapté et séquentiel et la réduction des problèmes d'opportunisme; en outre, l'intégration au sein d'une hiérarchie complexe facilite les comportements coopératifs et réduit les conflits, parfois coûteux, entre les parties autrefois antagonistes. Un exemple est donné par le marché du travail. Les entreprises n'embauchent pas quotidiennement la main-d'œuvre. Elles économisent ainsi sur les coûts de transaction (recherche quotidienne de la main-d'œuvre désirée) en signant un contrat de travail A  durée indéterminée.
Cette approche repose sur quelques hypothèses, notamment :
' la transaction, plutôt que la production d'un bien ou d'un service, sert de point de départ pour mesurer et réaliser des économies ;
' l'entreprise est conA§ue comme une structure de contrôle plutôt que comme une fonction de production ;
' l'élissement de contrats et la compétition sont évalués de manière institutionnelle able, A  la fois ex ante et ex post, plutôt que de faA§on ponctuelle.
» Les contrats au centre du paradigme des transactions
O. Williamson élit un lien entre le type de contrat, la spécificité et la récurrence de l'instissement et l'organisation la plus appropriée pour tirer la combinaison la plus avantageuse pour l'entreprise. Trois types de contrats peunt AStre élis pour sceller les transactions entre les parties : les contrats classiques, les contrats néoclassiques, les contrats relationnels, en fonction de la spécificité ou non-spécificité des biens (produits courants, produits ou équipements en plus petites quantités et pour des usages bien définis, produits spécifiques, - sur mesure -, comme une usine, une imprimerie pour un journal, etc.).
» Les contrats classiques s'appliquent A  toutes les transactions standard, quelle que soit la fréquence, réalisées dans le cadre du système de marché.
» Les contrats relationnels se déloppent autour de transactions récurrentes et non standardisées ; ce type de contrat relè d'une structure bilatérale ou unifiée.
» Quant aux contrats néoclassiques, ils concernent davantage les transactions non standardisées et occasionnelles et relènt d'un système de contrôle tripartite, lorsque les deux parties se réfèrent A  un tiers pour arbitrer un litige.
' Ije contrôle par le marché. Cette structure concerne les contrats occasionnels et récurrents. Les marchés sont efficaces en cas de transactions courantes. Les deux parties se réfèrent A  leur expérience pour maintenir leurs relations ; la recherche d'un autre partenaire en cas de défaillance d'une partie présente un coût additionnel peu élevé ; enfin, les produits étant standardisés, les arrangements alternatifs concernant l'approvisionnement ou la nte peunt AStre réalisés facilement. Dans le cas de transactions standard mais occasionnelles, acheteurs et ndeurs peunt plus difficilement s'appuyer sur l'expérience directe en vue de se prémunir contre les pratiques opportunistes d'un des partenaires. On doit recourir A  des services payants ou bien A  l'expérience d'autres acheteurs ou ndeurs.
' Le contrôle tripartite. Les transactions occasionnelles concernant les instissements mixtes et hautement spécifiques, rendent nécessaire le recours A  un système tripartite. En présence de biens fortement individualisés (un équipement, un immeuble), le coût de mise en place de l'instissement est très élevé ; de mASme, la possibilité de transfert ultérieur (en cas de nte) soulè de grandes difficultés dans l'évaluation du capital. Dans ces conditions, en raison des limites du contrat classique et des coûts de transaction élevés dérivant d'une relation bilatérale, le recours A  l'assistance d'un tiers permet plus facilement de résoudre les conflits et d'évaluer les performances des contrats, c'est-A -dire de mesurer l'efficacité du système de contrôle en termes de réduction des coûts de transaction.
' Le contrôle bilatéral. En présence d'instissements mixtes ou hautement spécialisés, on se réfère A  ce mode d'organisation en raison de la nature spécifique et récurrente des transactions. L'autonomie des parties est maintenue ; le recours A  l'intégration n'est pas nécessaire dans la mesure où une des parties est capable de réaliser d'importantes économies d'échelle et peut écouler une partie de sa production rs d'autres clients ; en outre, l'approvisionnement externe permet le maintien d'une puissante incitation et limite les distorsions bureaucratiques. Les ajustements qui se produisent, dans ce type de relation, concernent les contrats. Le coût entrainé par la recherche d'un autre partenaire est particulièrement élevé car, en raison de la nature du produit, il existe peu de fournisseurs rs lesquels se tourner. En France, une seule entreprise fabrique les cus de centrale nucléaire, et une seule entreprise achète cette production. Par ailleurs, le flux de profit engendré par ce type de transaction n'incite pas A  l'internalisaiion. En fait, cette situation s'apparente A  celle du monopole bilatéral.
' Le système unifié. Il se déloppe lorsque les transactions portent sur des projets uniques (une usine, une machine intégrant une technologie particulière et nécessitant une main-d'œuvre extrASmement qualifiée qui n'existe pas sur le marché). L'incitation A  l'échange décroit car le capital, tant physique qu'humain, devient fortement spécialisé pour un usage particulier et donc plus difficile A  transférer A  d'autres usages. Dans ces conditions, l'entreprise est conduite A  choisir un mode d'adaptation supérieur, celui de l'intégration rticale permettant l'adaptation séquentielle sans donner lieu A  la révision des accords entre les parties. Ce système facilite la maximisation du profit et l'ajustement des quantités.

a™¦ Les autres facteurs conduisant A  l'intégration rticale
' Les interdépendances technologiques conduisent A  l'intégration rticale. C'est le cas notamment dans les industries de la sidérurgie, de la chimie, de la pétrochimie, où plusieurs opérations peunt AStre rapprochées afin d'utiliser l'efficacité technique dérivée de l'utilisation d'une technologie. Par exemple, la fabrication de la fonte, de l'acier et de plusieurs de ses dérivés peunt utiliser en mASme temps la haute température disponible. De nombreuses industries nécessitant une succession d'opérations font ressortir les économies technologiques de l'intégration.
' L'incertitude sur le marché est également un facteur d'intégration pour les entreprises qui ulent assurer leur approvisionnement en amont, et s'assurer de la régularité du marché en aval. Certaines entreprises font face A  une asymétrie d'information concernant le prix de certains inputs. Ainsi, selon Arrow, les entreprises en aval disposent d'une information limitée sur le prix des matières premières, ce qui limite leur possibilité de prendre des décisions efficientes sur les quantités d'input A  utiliser. Cela les incite A  intégrer rticalement en amont afin de mieux prévoir les prix futurs des matières premières ou des consommations intermédiaires. Cela induit la monopolisation en amont, suivie de la monopolisation en aval.
' Une autre explication de l'intégration rticale, proposée par Stigler, élit un lien entre la dimension du marché et la taille de l'industrie. Le degré d'intégration rticale dans une industrie suit le cycle de vie de cette industrie : niau élevé d'intégration rticale dans les noulles industries, puis désintégration lorsque l'industrie croit, enfin réintégration lorsque l'industrie décline. L'argument s'appuie sur la dirsité de la relation coût-échelle qui peut exister dans une industrie particulière.
Soit un produit X qui est produit par une industrie A  partir de deux inputs intermédiaires A et B. Les combinaisons productis et la structure des coûts de production de chaque input sont indépendants de la production de l'autre ; l'input A est produit ac de substantielles économies d'échelle tandis que l'input B est produit ac des économies d'échelle plus limitées.
Les courbes de coût unitaire pour la production de A et de B en fonction de l'output X sont données par les courbes de coût moyen CM( et CM, (ure 5). La production de X s'effectue ac le coût additionnel constant CM,. Si une seule entreprise réalise ces trois activités, c'est-A -dire si elle est rticalement intégrée, la sommation rticale de ces trois courbes donne la courbe de coût unitaire moyen CM4.

Selon Stigler, une entreprise tend A  réaliser en totalité ou en partie l'ensemble de ces activités dans la phase de démarrage et dans la phase finale du cycle de vie de l'industrie, mais tendra A  les abandonner au milieu du cycle, lorsque le marché est plus large. L'argument qui fonde l'analyse est que l'input A nécessite une échelle de production beaucoup plus importante que l'input B ; le facteur technologique impose une production spécialisée A  différentes échelles pour chaque input. Ac un marché suffisamment large, les activités peunt AStre laissées A  des producteurs spécialisés, alors que dans les phases initiale et finale, le marché peut AStre trop étroit pour supporter des producteurs indépendants de A et de B, ce qui incite A  l'intégration au sein d'une entreprise utilisatrice de ces inputs. également facteur d'intégration, l'insuffisance (ou l'imperfection) des connaissances sur le marché que peunt avoir les entreprises dans de noulles industries ; dans ce cas, elles internalisent des activités, allant A  rencontre de la spécialisation qui permettrait de faire baisser les coûts.


B/ Les entreprises conjointes


La coopération entre entreprises et la création d'entreprises conjointes (joint ntures) sont un phénomène récent qui s'est fortement déloppé au cours des deux dernières décennies. La coopération concerne aussi bien des entreprises d'un mASme pays, ou d'un mASme système économique, que des entreprises opérant dans des systèmes économiques distincts (coopération Est-Ouest, coopération entre entreprises occidentales et chinoises).
La coopération entre entreprises se situe entre le marché et l'intégration rticale. Avant de présenter les modalités de la coopération, on analysera les raisons qui conduisent les entreprises A  recourir A  ce type de coordination.


a™¦ Entre le marché et l'internalisation

Dans les économies de marché, il existe deux types de comportement des entreprises et des acteurs : le premier, compétitif, repose sur la concurrence et le conflit, le second est fondé sur la concertation et la coopération. En raison des traditions, des mentalités, de la culture, l'un de ces types de comportement peut AStre privilégié par rapport A  l'autre. Plusieurs facteurs conduisent A  opter pour la coopération :
' le poids attaché au futur et les risques que peut entrainer l'incertitude ;
' la spécialisation, qui requiert une coopération entre quelques partenaires, ce qui rend ensuite le recours au marché plus aléatoire et plus coûteux;
' 'effet d'apprentissage qui résulte d'une coopération, notamment dans des domaines où un transfert de technologie ou de savoir-faire est impliqué.
La création d'entreprises conjointes nécessite l'adoption de règles juridiques strictes définissant clairement l'objet et les modalités de la coopération. La coopération, par ailleurs, se distingue de deux états que l'on rencontre fréquemment :
' la collusion entre entreprises, où ces dernières, sans nécessairement coopérer, dominent le marché en pratiquant une entente de prix ou un partage des marchés ;
' l'intégration totale, qui résulte en l'absorption d'une des parties dans un noul ensemble (fusion juridique, prise de contrôle).
L'entreprise conjointe s'insère dans un espace délimité par ces deux bornes. La coopération entre entreprises permet de créer une entité spécifique qui ne met en commun qu'une partie des actifs et maintient l'indépendance pour ceux qui ne sont pas directement concernes par la coopération. La noulle entité est contrôlée par les parties fondatrices A  hauteur de leurs apports dans le capital de la noulle entreprise.
Plusieurs avantages peunt résulter de la coopération pour les entreprises concernées :
' Tout d'abord, la coopération est une forme intermédiaire qui évite l'intemalisation complète d'un côté, el le seul recours au marché de l'autre. Dans le premier cas, l'intemalisation peut créer un effet d'irrérsibilité et immobiliser durablement des capitaux, dans l'autre, le marché ne favorise pas les relations durables entre entreprises, notamment lorsqu'elles portent sur des actifs de plus en plus spécifiques.
' Les entreprises multiproduits font face A  différentes structures de coûts et il n'existe pas une taille minimale optimale pour l'ensemble des activités. La coopération ac une autre entreprise permet, dans ces conditions, d'atteindre une taille minimale d'efficience dans une activité sans affecter les autres actifs de l'entreprise.
' La coopération facilite le transfert de savoir-faire et accélère le processus d'apprentissage, notamment lorsqu'il existe un écart important entre entreprises dans ce domaine. C'est le cas, notamment, lors de la création de joint ntures entre entreprises relevant de différents systèmes économiques, en particulier dans les économies en transition (Chine ou ex-pays socialistes européens) où l'on compte, selon les pays, plusieurs milliers d'entreprises de ce type.
' La coopération permet de répartir le risque entre plusieurs partenaires qui se lancent dans une activité dont le succès est aléatoire. On peut citer comme exemple la coopération entre fabricants d'ordinateurs, ou bien entre les avionneurs pour l'étude de la faisabilité d'un gros transporteur (Boeing-constructeurs européens).
' La création d'entreprises conjointes permet également, dans d'autres cas, de créer des complémentarités en termes de division du travail : les entreprises apportant chacune leur avantage atif et leurs facteurs de complémentarité.
' Enfin, la coopération entre entreprises facilite l'entrée sur certains marchés qui autrement sont relatiment protégés. C'est le cas des imtations des entreprises automobiles japonaises confrontées aux quotas européens (cas de Ror en Grande Bretagne) ou américains.

a™¦ La mise en place de la coopération
Si la coopération entre entreprises présente de nombreux avantages, la mise en place et la silisation de la coopération se heurtent A  plusieurs difficultés. Toul d'abord, sur le organisalionnel et stratégique, l'entreprise doit arbitrer entre l'avantage de coopérer ou de produire elle-mASme, en tenant compte, notamment, de la réaction des différentes catégories de personnel, du coût alternatif de plusieurs projets d'instissement ; ensuite, elle doit identifier le ou les partenaires potentiels et négocier ac eux les modalités techniques, juridiques et financières de la coopération ; enfin, elle doit mettre au point un mécanisme permettant d'intégrer la coopération dans sa stratégie d'ensemble.
Au-delA  de cette phase, il reste A  s'assurer de la silité de la coopération, qui peut se trour menacée de différentes manières :
' par le comportement opportuniste d'un des participants qui ne donne pas toute l'information nécessaire, ou bien qui entend retirer de la coopération plus qu'il ne donne ;
' par la menace d'une alliance alternati ac une entreprise tierce ou du retour A  une stratégie indépendante d'un des partenaires (Volvo-Renault) ;
' par le décalage qui peut exister entre les partenaires en termes de stratégie, d'horizon de temps et d'arsion au risque ;
' par la nature des relations qui existent entre les entreprises en termes de produits : plus les entreprises qui coopèrent ensemble fabriquent des produits similaires et proches du marché, plus le risque de désilisation est grand par rapport A  des activités complémentaires mais situées en amont dans le cycle de production. L'entreprise peut AStre partagée entre l'objectif de minimisation des coûl A  trars la coopération et l'objectif de protéger son autonomie.
Le montage juridique qui préside A  la constitution de l'entreprise conjointe se traduit par la négociation de contrats détaillés spécifiant :
' la manière dont la coopération est financée,


' les apports des parties, y compris les brets,

' la confidentialité des informations transmises,
' la manière dont les résultats sont répartis entre les parties ainsi que la faA§on de se partager les marchés,
' la durée de vie de l'entreprise conjointe et les modalités de sa dissolution.

C/ La dirsification conglomérat

La dirsification conglomérat concerne toute entreprise qui produit plus d'un produit ou service. Elle exclui la production de produits hautement sub-stituables (intégration horizontale) ou bien liés rticalement (intégration rticale). On distingue trois types de dirsification :
' la dirsification par extension de produit, lorsqu'il s'agit de produits liés dans leur production ou dans leur demande : dans le premier cas, lorsque les produits relènt de mASmes techniques de production, on parle de concentricité technologique, dans le second cas, il s'agira de concentricité du marché ;
' la dirsification par l'extension du marché, lorsqu'un produit est ndu sur des marchés distincts géographiquement ;
' la dirsification conglomérat pure, lorsque l'entreprise produit deux ou plusieurs biens qui n'ont aucun lien apparent, aussi bien en termes de production que de demande.


a™¦ La mesure de la dirsification

La mesure de la dirsification indique le nombre et la taille relati des branches dans lesquelles une seule entreprise intervient. Il existe plusieurs indices permettant de mesurer le degré de dirsification d'une entreprise.
On peut construire une courbe de dirsification qui met en relation le pourcentage cumulé de l'emploi (ou de toute autre variable permettant de mesurer la taille de l'entreprise) et le nombre cumulé de branches dans lesquelles l'entreprise intervient. La forme conca de la courbe reflète la distribution inégale de l'emploi parmi les différentes industries : le long de la diagonale, les activités de l'entreprise sont également distribuées; inrsement, lorsque la courbe se rapproche de l'axe rtical, l'emploi est concentré dans quelques industries. L'entreprise la moins dirsifiée est représentée par la courbe A, l'entreprise la plus dirsifiée est représentée par la courbe C. Lorsque les courbes se croisent, il est difficile d'opérer un classement : C opère dans un plus grand nombre d'industries par rapport A  B, mais elle est plus concentrée dans quelques entreprises.
On utilise généralement plusieurs indices pour évaluer de différentes manières le degré de dirsification. Parmi ceux-ci, le nombre d'industries est le plus facile A  utiliser. C'est l'indice le plus simple : il consiste A  mesurer le nombre d'industries dans lesquelles l'entreprise opère. Sa grande faiblesse est de ne pas donner d'indication sur la pondération de l'emploi (ou des autres indicateurs retenus comme le chiffre d'affaires, par exemple) dans les différentes industries.

a™¦ Les causes de la dirsification
Plusieurs raisons conduisent les entreprises A  rechercher la dirsification, parmi lesquelles on peut citer la difficulté de se maintenir sur un marché, la faible croissance du marché, la désir de dirsifier les risques. On peut regrouper ces raisons autour de deux séries de facteurs :
» Une utilisation plus efficace du capital
L'entreprise peut dirsifier ses activités afin de procéder A  une meilleure utilisation de ses actifs, autant physiques qu'intangibles et intellectuels. Si l'entreprise sous-utilisc ses actifs, elle peut les louer ou bien délopper de noulles activités, notamment lorsque les possibilités de louer ses équipements sont faibles. La dirsification s'opère lorsque :
' le capital est un facteur fixe de production (l'entreprise peut délopper plusieurs activités en étalant les coûts fixes sur un plus grand nombre de produits) ;
' la demande pour un produit est saisonnière ou bien variable (la dirsification permet d'assurer un niau régulier d'activité) ;
' l'entreprise constate le déclin de son activité principale.
La dirsification conglomérat, dans ces conditions, représente pour l'entreprise une réponse stratégique, conquérir des parts de marchés lui permettant A'utiliser pleinement ses capacités de production.
La dirsification conglomérat est également possible lorsqu'existent au sein de l'entreprise des compétences managériales, c'est-A -dire des capacités A  gérer de manière efficace des ensembles complexes. Celles-ci ne sont pas liées directement A  un produit particulier, et elles peunt se délopper dans d'autres secteurs.
Les connaissances techniques issues de la recherche-déloppement conduite par l'entreprise peunt inciter celle-ci A  délopper des activités non directement liées A  son activité principale si elle estime qu'il est plus intéressant d'exploiter elle-mASme un nouau procédé plutôt que d'en attendre des renus pronant de la nte des droits d'exploitation.
Une entreprise disposant dans le public d'une bonne image de marque peut se servir de sa réputation afin de lancer des produits relatiment éloignés de son domaine d'activité; de mASme, l'existence d'une certaine expertise dans le domaine de la mercatique ou de la distribution facilite la dirsification.


» La réduction du risque financier

La dirsification conglomérat peut s'analyser également sous l'angle de la réduction des risques financiers, notamment pour les entreprises de grande taille. En réalisant différents produits, l'entreprise peut répartir les risques et compenser les pertes pronant d'une activité plus ou moins aléatoire ac les profits plus élevés dégagés par une autre activité. La dirsification conglomérat a un effet positif sur la renilité de l'entreprise. Par contre, la dirsification a peu d'effet sur les gains des actionnaires s'ils possèdent déjA  un portefeuille dirsifié d'actions.
Les entreprises dirsifiées ont un avantage, en terme d'endettement, par rapport aux entreprises spécialisées, dans la mesure où leur renilité est plus régulière; elle peunt recourir plus facilement au marché obligataire et rechercher des effets de levier en empruntant des sommes relatiment importantes A  un coût inférieur par rapport A  l'entreprise équivalente spécialisée. L'effet de levier mesure l'accroissement de la renilité des capitaux propres engendré par une augmentation du ratio d'endettement.
Une conjoncture de variabilité des taux d'intérASt et des taux d'inflation, parallèlement A  l'apparition d'innovations financières et A  la déréglementa-lion des marchés financiers, constitue un puissant facteur de dirsification. Inrsement, une plus grande discipline monétaire et financière des pouvoirs publics contribue A  recentrer les entreprises sur leur métier principal.
Les managers, qui, contrairement aux actionnaires qui peunt dirsifier leur portefeuille, ne peunt pas dirsifier leur emploi, cherchent A  dirsifier financièrement l'entreprise dans le but de réduire le risque de chômage en cas de faible performance ou de faillite consécuti au maintien de la taille, en accroissant la dimension de l'entreprise. Ils ne peunt le faire que dans la mesure où l'augmentation de capacités, A  trars la dirsification, n'affecte pas la renilité de l'entreprise.


a™¦ Les conséquences de la dirsification

La dirsification conglomérat a un certain nombre de conséquences, certaines positis, d'autres négatis, sur la compétition entre les entreprises, ce qui peut entrainer des interntions publiques.
' L'entrée dirsifiée. Les entreprises dirsifiées ont un avantage sur les entreprises spécialisées pour entrer sur un nouau marché en levant plus facilement du capital auprès de plusieurs sources ; elles peunt atteindre le point mort plus rapidement en puisant dans les autres sources de profit.
' La réduction des coûts est facilitée lorsque les entreprises dirsifiées utilisent les synergies technologiques et managériales par rapport aux entreprises spécialisées.
' Les stratégies de groupe. L'entreprise dirsifiée peut mettre en œuvre des décisions de groupe destinées A  maximiser les profits du groupe, par exemple en pratiquant des politiques de prix différentes selon les marchés ou ses succursales par rapport aux entreprises spécialisées. L'internalisation de la production permet de moduler les prix en fonction de la variation de la demande de produits complémentaires.
' La guerre de prix. Les entreprises dirsifiées peunt délopper plus facilement des stratégies de domination du marché en se lanA§ant dans des guerres de pnx. L'entreprise, en abaissant ses prix, cherche A  faire sortir les concurrents du marché; cette stratégie, par ailleurs, peut créer un effet de démonstration, la firme montrant qu'elle est capable de se conduire de la mASme faA§on sur d'autres marchés.
La mesure du degré de spécialisation/dirsification fait ressortir que le degré de dirsification dans les grandes économies de marché n'est pas aussi important qu'on le pense et que les entreprises sont relatiment spécialisées autour de quelques métiers de base.





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