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ECONOMIE

L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Une légitimité plus politique qu'économique

Les sommets d'Amsterdam et de Luxembourg, qui ont fait entrer les préoccupations sociales et la lutte pour l'emploi dans les priorités communautaires, posent A  nouau le problème de l'application du principe de subsidiarité A  la politique sociale et, plus précisément, A  la politique de l'emploi. Le social doit-il AStre traité au niau national ou bien l'efficacité des politiques mises en ouvre requiert-elle un traitement communautaire ? Selon le principe de subsidiarité, la politique doit AStre appliquée au niau le plus bas (ici l'état national) A  moins qu'il ne soit démontré que le transfert de compétences au niau communautaire permette une plus grande efficacité. Or, les marchés du travail européens sont fortement marqués par des spécificités nationales et les politiques nationales sont assez dirsifiées, ce qui plaide en faur d'une compétence nationale en la matière. Surtout, les effets des politiques de gestion de la main-d'ouvre sont locaux et ne dépassent pas le cadre national. On peut donc se demander pourquoi les instances européennes ont-elles choisi de définir des objectifs communs en matière d'emploi, d'européaniser la politique de lutte contre le chômage ? Le traité d'Amsterdam affirme que la - promotion de l'emploi est une question d'intérASt commun -, tout en précisant que la Communauté - respecte les compétences des états membres -. Avant mASme que le traité d'Amsterdam soit ratifié par les états membres, le sommet de Luxembourg, A  l'automne 1997, en applique les règles, définissant des - lignes directrices -, assorties d'objectifs chiffrés dont l'application fera l'objet d'un - examen -. Ces - lignes directrices - visent l'amélioration de la capacité d'insertion professionnelle, le déloppement de l'esprit d'entreprise, l'encouragement de la capacité d'adaptation des entreprises et des travailleurs, le renforcement des politiques d'égalité des chances. La problématique de Luxembourg suscite quatre remarques.

a) Les instances européennes, en reprenant la démarche des critères de conrgence monétaire, et en définissant des objectifs chiffrés, et donc vérifiables, donnent ainsi A  la politique une crédibilité qui était jusque-lA  défaillante.

b) La justification de l'européanisation de la politique de l'emploi n'est pas technique. De ce point de vue, la aison ac les critères de conrgence monétaires et financiers est significati. Si les critères de conrgence pour l'accès A  l'union économique et monétaire sont critiquables par leur mode de calcul, parce qu'en période de récession ils freinent toute relance, ils reposent, en revanche, sur une justification économique relatiment solide, en termes de subsidiarité : un pays, qui aurait un taux d'inflation élevé ou des finances publiques structurellement déséquilibrées, ferait courir aux autres pays dés risques que, pour le - bien commun -, il faut réduire. Ces critères de conrgence se justifient par les effets, les externalités, d'une politique nationale sur les économies voisines. On ne retrou pas dans le domaine de l'emploi ces mASmes externalités : les mesures prises affectent des marchés du travail nationaux relatiment indépendants, et les variations de la population au chômage ont des effets externes marginaux.
cl La justification de l'européanisation partielle des politiques de l'emploi est donc plus politique que technique : il s'agit moins de renforcer l'efficacité de mesures prises au niau national que d'afficher un objectif commun, répondant aux aspirations profondes des Européens et donnant une visée A  l'Europe qui ne soit pas exclusiment financière et économique mais aussi politique.
dl On peut regretter, toutefois, que cette prise en charge par l'Union européenne des problèmes de l'emploi en soit restée A  une conception exclusiment structurelle et surtout libérale de l'analyse, et donc de la thérapeutique, du chômage. Comme le soulignent les économistes keynésiens et singulièrement certains économistes américains, le chômage n'est pas uniquement un problème d'ajustement du marché du travail : le chômage a aussi une dimension macroéconomique qu'une politique de relance européenne est de nature A  faire reculer. Dans cette perspecti, les externalités jouent et la coopération renforce l'efficacité des politiques nationales. Aucun progrès n'a été fait de ce point de vue au sommet de Luxembourg qui, certes, a consacré une coopération des politiques de régulation institutionnelle des marchés du travail, mais n'a pas fait progresser les politiques de relance coordonnées.

Au total, l'interntion en matière de marché du travail tend A  privilégier des modes d'action qui favorisent la libre circulation des travailleurs ou qui accomnent des restructurations dont les coûts sociaux sont élevés au détriment de celles qui pourraient contribuer A  la création d'un vérile espace social européen plus homogène, conforté par une politique macroéconomique de relance. Le traité d'Amsterdam ouvre de noulles perspectis, mais les progrès en matière de lutte contre le chômage supposent un large consensus politique, qui reste très hypothétique.



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