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DROIT

Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce qui doit être fait dans un cas donné, édictées ou reconnues par un organe officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations sociales et dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte organisés par l'État.


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Les caractères institutionnels de la royauté et du sacerdoce dans le droit hébraïque

Les caractères institutionnels de la royauté et du sacerdoce dans le droit hébraïque : les civilisations du proche-orient


Nombre d'institutions hébraïques ont fortement marqué la cilisation occidentale : est-il besoin de rappeler que le Moyen Age chrétien s'est inspiré fréquemment de l'Ancien Testament, et qu'ainsi la dime pratiquée en IsraA«l a été imposée par le droit canonique dans la plupart des pays européens ? Mais, de tous ces emprunts, le seul qui reste encore actuel (en certains pays comme l'Angleterre) est celui du sacre, qui traduit lui-mASme une certaine conception plus générale de la royauté et du sacerdoce.


Contrairement A  ce qui se rencontre dans d'autres monarchies de cette époque, le roi n'est pas Dieu. Mais la monarchie garde un aspect religieux très marqué : le souverain est l'instrument de Dieu et son serteur, il doit agir selon la volonté de Dieu et s'il se libère de cette dine contrainte, il perd sa vocation.
Si donc ce n'est pas une royauté dine, c'est cependant une royauté sacrée. Par son couronnement, le monarque deent le représentant de Dieu dans l'Etat : le choix din se marque par des rites d'intronisation dont le principal est l'onction qui opère a l'envahissement du roi par l'Esprit de Jahweh -. Selon la Bible, le grand-prAStre Samuel répandit l'huile sur la tASte de Saûl en lui disant : - Dieu t'a choisi pour régner sur son peuple et le sauver de la main de ses ennemis ; le signe de cela est qu'il t'a oint comme son élu. - Plus tard Dad reA§ut l'huile sainte et - de ce jour l'Esprit de Dieu fut en lui -. Mais le sacre des rois contient aussi le rappel des devoirs du souverain s-A -s de son peuple et de la religion : le peuple interent aussi, donnant une sorte de ratification au choix din. Un pacte d'alliance s'élit ainsi entre le roi et son peuple (comme c'est le cas pour Dad).
L'onction est également pratiquée pour consacrer ceux qui détiennent d'importantes fonctions religieuses en IsraA«l. Aaron, frère ainé de Moïse fut le premier grand prAStre juif et le chef de la caste sacerdotale ; selon l'Ancien Testament, Dieu dit A  Moïse : - Oins Aaron et ses fils de l'huile sainte -, et Moïse versa l'huile sur la tASte et le consacra.
Ces règles de consécration royale et sacerdotale furent conservées par l'Eglise chrétienne qui voulut séparer souverains et prAStres du reste des fidèles. Les rites furent précisés et diversifiés par la suite : le pape Innocent III remarque par exemple que - le chrASme coule sur la tASte du pontife, parce que le pontife reA§oit la juridiction sainte ; l'huile sainte sur le bras du souverain, parce que le monarque reA§oit la puissance -. Le sacre devait AStre assorti de multiples cérémonies adjointes et mASme par la suite AStre étendu aux reines, mais, de nos jours encore, subsiste, sous-jacente, la eille idée de la tradition juive, selon laquelle Dieu est la source première de toute autorité, cile ou religieuse et que cette autorité est renforcée du fait que Dieu lui donne la sanction d'une consécration officielle.





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