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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Mesurer la complexité

Mesurer la complexité : la mesure des effets de la politique engagée



La mise en place des indicateurs de résultats rencontre les mêmes difficultés techniques que celle des indicateurs de moyens. Mais, à la complexité même du système pour lequel on veut mesurer les résultats d'une politique, s'ajoutent des événements imprévus et se produisant «en dehors» de la politique mise en place, mais dont l'influence - plus ou moins grande - sur les résultats de cette politique doit bien sûr être prise en compte.


L'élaboration des indicateurs de résultats devra donc permettre de faire la part des choses: ce qui est inhérent à la politique éluée (endogénéité) et ce qui relève de causes extérieures (exogénéité). D'une manière générale, la recherche de la cause première expliquant un résultat présente toujours des difficultés et nécessite une information diversifiée et complète ainsi qu'une interprétation autour des corrélations qui soit nuancée. A titre d'exemple, voici comment peut être ancée une explication des pratiques d'écoute musicale à domicile (radio, disques) dans trois pays, en fonction de l'age et du niveau d'instruction (Girard, 1992).
Il semblerait à première vue que l'écoute régulière de musique demeure fortement liée au niveau d instruction. En fait, l'homogénéité des taux de participation des diplômes du secondaire et du supérieur (70 % dans les deux cas en Allemagne, 55 et 60 % en France, 73 et 75 % en Esne) suggère plutôt que le retrait des non-diplômés, un effet d'age: les personnes les plus agées sont aussi, globalement, les moins diplômées. L'écoute musicale la plus assidue est toujours en priorité le fait des jeunes et elle décline linéairement avec l'age. Ainsi observe-t-on pour l'Esne un rapport du simple au double dans les taux d'écoute hebdomadaire de disques entre les plus de 44 ans (40 %) et les moins de 25 ans (80 %). Il en de même en Allemagne et en France.
La notion d'effets pourrait d'ailleurs être préférée à celle de résultats, qui semble plus restrictive et circonscrite, dans un temps et un espace, aux conséquences directes d'une action. Quant à la notion d'impact elle est utilisée pour mesurer les retombées d'une politique. Des études socio-économiques de ce type sont fréquemment commandées par les pouvoirs publics en Europe (Rouet, 1989).


Les études d'impact économique

Que -t-on pouvoir imputer à une activité culturelle parmi les flux financiers existant au sein de l'économie? On distingue pour répondre à cette question trois types de dépenses:
- dépenses directes: la rémunération des facteurs de production, les achats de biens et services, les salaires et charges, etc;
- dépenses indirectes: les consommations concomitantes du public ou des consommateurs culturels (restaurants, hôtels, souvenirs, livres, etc.). La relation de causalité est cependant imprécise (par exemple, on pourrait en sens inverse calculer l'impact d'un complexe touristique et ses effets sur la consommation culturelle; donc la distinction résidents/ non-résidents dans ce cas devient importante, de même que l'offre locale et ce qu'elle permet comme consommations connexes);
- dépenses induites: mécanisme keynésien où une dépense autonome survient et qui, à travers ses répercussions en chaine dans l'économie (emploi-revenu, revenu-emploi, etc.), engendre une demande supérieure à la dépense initiale. Le rapport entre les deux étant le multiplicateur. Il dépend lui-même du taux de fuite lié au milieu économique ambiant, c'est-à-dire les dépenses faites dans une zone considérée générant des importations, ou de l'épargne ou de l'imposition.

Le territoire constitue un autre paramètre à prendre en considération. Outre qu'il permet de distinguer des niveaux de décisions, par l'espace ou la zone géographique à laquelle celles-ci vont s'appliquer - pays, régions, niveau local -, il renvoie également aux effets que produisent ces décisions, notamment dans leurs croisements (avec leurs compatibilités réciproques ou leurs renforcements mutuels). L'exemple de la République du Tatarstan est à cet égard des plus parlants. Une majorité de Tatars vit en effet aujourd'hui sur le territoire de la Fédération de Russie en dehors de la république fédérée. La politique culturelle du Tatarstan, qui tend à reloriser l'identité du peuple ta-tar et sa langue trouverait donc une continuation si l'Etat fédéral ait défini une politique en direction des minorités vint dans la fédération. [13]





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