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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Le coût de la pac pour les agriculteurs

Le coût de la pac pour les agriculteurs : Economie Europeneana



» Une erreur historique : le choix productivité.



En 1962 débutent les premières activités d'organisation des marchés agricoles. Dès décembre 1964, les ministres européens choisissent de prendre, comme prix de référence, les prix les plus élevés des agriculteurs les moins productifs A  l'époque, A  savoir les Allemands. Le système d'aide mis en place avait pour but de redonner A  l'Europe sa pleine autosuffisance alimentaire, et de privilégier pour cela l'aide A  la production et au rendement sur tout autre critère. La logique préconisée fut uniquement productiviste. Les agriculteurs ont donc suivi les orientations économiques données par les gournants. Le succès fut total, puisque depuis quinze ans l'Europe croule sous le poids des excédents. La France a connu une explosion de sa production agricole. Elle fournit aujourd'hui presque le quart de la production alimentaire de la Communauté européenne. Elle est la deuxième puissance agricole mondiale A  l'exportation. Et la Communauté y est pour beaucoup, puisque près des trois quarts de ses exportations vont rs d'autres membres de la Communauté européenne, soit 186 milliards de francs. Et la part de la Communauté sur le marché agricole mondial est passée en vingt ans de 6 A  20%. Mais les dangers d'une telle politique d'incitation étaient prévisibles. Dès 1968, le rapport de la commission Vedel remis au gournement franA§ais soulignait : - Le soutien inconditionnel des marchés ne peut AStre maintenu tel quel. Il deviendra de moins en moins admissible de faire assumer A  des prix un rôle pour lequel ils ne sont pas faits : assister des producteurs en soutenant des produits dont les débouchés croissent moins vite que les disponibilités [] Ce système est anti-économique, entaché de contradictions, peu efficace et équile. -

» Un cercle vicieux :
Les mécanismes mis en place pour assurer l'indépendance alimentaire se sont donc avérés incapables de gérer les situations d'excédents structurels et ont mASme largement contribué A  la désorganisation du marché mondial, le statu quo ne faisant qu'aggrar les dysfonctionnements:
1 - Orientation massi des productions rs les produits subntionnés au détriment des produits A  forte valeur ajoutée mais non soutenus.
2 - Croissance des produits exporles, et donc augmentation des interntions compensant les écarts entre les cours mondiaux et le cours communautaire garanti ac, pour cercle vicieux, l'explosion des dépenses - car les surproductions européennes font baisser les prix mondiaux, et donc accroissent l'écart ac le prix garanti.
3 - Protection artificielle de certaines exploitations peu compétitis.
4 - Instissements massifs dans la mécanisation et dans les technologies de production, au détriment de l'environnement, et au-delA  des critères de solvabilité raisonnables.
5 - Légitimation de pratiques non économiquement rationnelles par rapport A  une logique de marché, dont il est impossible de demander aux agriculteurs de renoncer d'un coup.
6 - Séparation artificielle entre les céréales et les aliments pour bétail. Et, aujourd'hui, l'Europe surproduit du maïs alors qu'elle importe 50 millions de tonnes de nourriture pour animaux par an.


» Des conséquences dramatiques :

Désormais la situation est désespérée pour nombre d'agriculteurs franA§ais. Trois indicateurs statistiques permettent d'évaluer l'ampleur du drame:
- l'endettement moyen par exploitation en 1990 a plus que doublé par rapport A  1970, passant de 160 000 francs A  400 000 francs;
- la disparition très rapide des ouvriers agricoles (230 000 en 1979, 150 000 en 1990) au profit d'une exploitation exclusiment familiale (le mari et son épouse) travaillant de longues heures pour des gains restant sount modestes;
- le vieillissement progressif de la population agricole, et le rejet par les jeunes ruraux de cette activité : en 1970, 38 % des exploitants avaient moins de 25 ans, en 1990 ils ne sont plus que 15%; alors mASme que de gros efforts ont été faits pour accroitre le niau de formation des agriculteurs.


» Les tentatis de réforme :

Face A  ce puits sans fond, prix garantis pour des quantités illimitées, les lléités de réforme se sont manifestées dès le milieu des années 70, mais aucune n'a politiquement abouti, En 1991, la proposition du commissaire européen A  l'agriculture, Ray Mac Sharry (Irlande), qui fut adoptée en partie, consista A  changer de logique. Plutôt baisser les prix des interntions sur les produits, si possible au plus près des prix mondiaux, et utiliser les sommes dégagées sous forme d'aide directe, sur des critères autres que strictement productifs. Mais en France la FNSEA a aussi été un frein A  la prise de conscience des dérivés du productivisme. Comme le disait Henri Mendras en 1989 : - Le premier obstacle au déloppement de l'agriculture c'est la FNSEA; elle est un chef-d'œuvre de groupe de pression qui joue contre la majorité des agriculteurs. ' - Ce n'est en fait que depuis quelques années qu'elle accepte d'entendre parler de dirsification des taches afin d'aborder le problème agricole sous l'angle plus vaste de l'aménagement rural, plutôt qu'en simple problème de soutien des renus et de la production. Elle commence seulement A  admettre les idées de tourisme rt, d'aménagement de l'espace, de fonction écologique ou de priorité donnée A  la qualité des produits. Mais les habitudes acquises ne se perdront pas vite, et l'anir de l'agriculture européenne semble bien obéré.





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