IPeut - écrits et documents
ManagementMarketingEconomieDroit
ss
Accueil # Contacter IPEUT




critique et dÉpassement de la thÉorie traditionnelle de l union douaniÈre icon

ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


NAVIGATION RAPIDE : » Index » ECONOMIE » ECONOMIE EUROPENEANA » Critique et dÉpassement de la thÉorie traditionnelle de l union douaniÈre

Le dépassement des théories traditionnelles de l'échange international



Le dépassement de la théorie statique concurrentielle de l'échange international s'est opéré, dans un premier temps, par l'endogénéisation des avantages atifs, considérés jusque-lA  comme des données, et, dans un deuxième temps, par la substitution de la concurrence imparfaite A  l'hypothèse de concurrence parfaite.



L'endogénéisation des avantages atifs

Les théories classiques de l'échange international ont été prolongées par une endogénéisation des avantages atifs, que ceux-ci soient, dans la lignée de Ricardo, d'ordre technologique ou, dans la lignée de HOS, d'ordre factoriel.
Le courant dit - néo-technologique - fonde la dynamique de la spécialisation sur des différences dans la maitrise technique des processus de production. L'approche néo-technologique s'intéresse A  l'innovation comme genèse des avantages absolus et relatifs et introduit dès lors une vision dynamique de la spécialisation internationale. M. Posner (1961) considère que l'instissement et les dépenses de recherche et déloppement (R&D) peunt AStre A  l'origine d'un - écart technologique -, générateur pour le pays innovateur d'un avantage atif. R. Vernon (1966) décrit un - cycle de vie - des produits qui comporte quatre phases : une phase d'innovation, une phase de croissance, une phase de maturité et une phase de déclin, qui permettent d'éclairer les échanges internationaux. 1. Le produit est fabriqué et consommé dans le pays d'origine de l'innovation, le pays leader (les états-Unis). 2. Le produit est exporté rs les pays suiurs - les autres pays déloppés. 3. Le pays leader devient importateur de produits désormais élaborés dans les pays suiurs. 4. La production se délocalise dans les pays en voie de déloppement.
Le courant - néo-factoriel - procède A  une endogénéisation des dotations factorielles : d'une part, on opère une dynamisation partielle en envisageant la croissance des facteurs de production (en particulier sous l'angle de l'instissement) et ses conséquences sur la spécialisation ; d'autre part, le courant néo-factoriel se réfère aux dotations en facteurs de production, mais en spécifiant la qualité des facteurs de production, et prenant particulièrement en compte la qualité du travail et le capital humain.

Le cadre théorique de la concurrence imparfaite

Des auteurs, et tout particulièrement Krugman, ont tenté de réinterpréter l'économie internationale A  la lumière de la concurrence imparfaite, en remettant en cause, d'une part, les hypothèses d'absence de rendements croissants et d'effets externes et, d'autre part, l'hypothèse de produits homogènes.
Une première manière d'introduire la concurrence imparfaite consiste A  adopter l'hypothèse de rendements croissants, ce qui revient A  supposer l'existence d'économies d'échelle, externes ou internes.
Il peut s'agir d'économies d'échelle - externes -. Dans ce cas, les unités de production sont de taille réduite, mais la taille du secteur d'activité influe sur les coûts de production. L'exemple classique est celui de l'industrie horlogère (suisse). Les entreprises sont de petite taille, mais plus le secteur horloger d'un pays est important, plus les entreprises de ce pays sont productis en raison d'externalités : l'existence d'un marché du travail sur lequel se déplacent des techniciens et des ingénieurs, des groupements professionnels qui peunt créer des coopérations en matière de formation, de recherche, de commercialisation Dès lors, la concentration dans un pays ou dans une région d'un type d'activité économique est génératrice d'avantages atifs au profit de celui-ci. Les économies d'échelle externes peunt expliquer des spécialisations et des gains de l'échange international entre pays semblables.
Les économies d'échelle internes, celles qui se traduisent par un agrandissement de la taille de l'unité de production elle-mASme, ont des effets analogues. Partons d'un exemple très simple d'économie d'échelle qui s'inspire de celui de Krugman et Obstfeld (1992). Supposons deux pays A et B qui produisent deux biens proches appartenant au mASme type d'activité (télécopieurs et photocopieurs, par exemple) et pour lesquels il existe des économies d'échelle. Dans chaque pays, 2 millions d'heures de travail sont disponibles. Les fonctions de production, identiques pour les deux pays, sont les suivantes :


TéLéCOPIEURS Photocopieurs

1 millions d'heures de travail 100 100


2 millions d'heures de travail 300 300


Ces chiffres expriment l'existence de rendements d'échelle croissants : le doublement de la quantité de travail aboutit A  un triplement de la production. Si chaque pays produit les deux biens en y consacrant la moitié de la main-d'œuvre, la production totale est de 100 T + 100 P =200. Supposons que chacun des deux pays consacre la totalité de la main-d'œuvre (2 millions d'heures de travail) A  la production d'un seul des deux biens, en important l'autre ; sa production est alors de 300 T ou 300 P. Si, profitant de l'agrandissement de la taille du marché induite par la suppression des obstacles A  la circulation des marchandises chacun se spécialise dans un bien et importe l'autre, tout le monde est gagnant.
L'hypothèse de rendements d'échelle croissants permet d'infléchir nettement les conclusions de l'analyse traditionnelle : la taille du marché devient la variable clef ; l'échange entre pays semblables trou une forme d'explication ; l'avantage atif est moins la cause que le résultat de la spécialisation ; l'existence ou non d'une situation de position dominante sur le marché est déterminante.
a) Chaque pays acquiert, grace A  l'échange international, et A  la spécialisation qu'il rend possible, un avantage atif: c'est parce que la taille du marché devient plus grande que la taille de l'entreprise peut s'accroitre et atteindre la taille optimale.
b) Ce cadre d'analyse permet donc le dépassement de l'analyse de l'échange inter-branches entre pays différents. Dans l'exemple choisi, les pays peunt AStre totalement identiques, tant du point de vue de la technologie que des dotations en facteurs de production. MASme dans ce cas-lA , on montre les gains mutuels engendrés par la spécialisation et le libre-échange, chaque pays ayant intérASt A  délopper sa production de faA§on A  tirer un bénéfice des économies d'échelle dans une activité particulière. A€ l'inrse de la théorie traditionnelle qui s'intéresse A  des pays naturellement différents, la noulle économie internationale envisage le commerce entre pays dont le niau et la nature du déloppement peunt AStre proches. Toutefois, la théorie ne permet de prédire ni la structure des échanges, ni la localisation des entreprises.
c) Surtout, la concurrence imparfaite introduit une forme d'endo-généisation de la spécialisation. Comme la spécialisation permet A  un pays de bénéficier des gains de productivité liés aux économies d'échelle, une productivité supérieure est la conséquence et non la cause de la spécialisation. C'est l'échange qui induit des différences de performances et non les différences de performances initiales qui justifient l'échange. Bien que le cadre d'analyse reste très statique, on trou dans les rendements d'échelle une explication A  la constitution, A  la genèse des avantages.
d) La concurrence imparfaite met en avant les effets de domination du marché : les structures de marché imparfaites permettent aussi l'apparition et le maintien de rentes de monopoles. Dans un tel contexte, l'élimination d'un concurrent, potentiel ou réel, présente le double avantage de bénéficier d'économies d'échelle grace A  l'agrandissement de la taille du marché et de permettre une meilleure domination de ce marché. Dans cette stratégie d'élimination, l'état peut jouer un rôle décisif ; c'est ce que l'on appelle la - politique commerciale stratégique -. Toutefois, l'hypothèse d'économies d'échelle peut AStre associée A  celle de - marché contesle ' - : si les barrières A  l'entrée sont faibles ou inexistantes, le monopole, toujours sous la menace de l'entrée d'un concurrent, n'a pas intérASt A  faire de gros profits et tend A  définir un prix qui correspond au coût moyen2. Dans ce cas-lA , la spécialisation est particulièrement bénéfique pour le consommateur.
L'hypothèse de rendements croissants se double d'une prise en compte de la différenciation des produits, dans le prolongement de l'analyse de la concurrence monopolistique menée par Chamberlin en 1933. Lancaster et Krugman appliquent le modèle de concurrence monopolistique A  l'échange international : l'échange porte sur des produits assez différenciés pour donner aux producteurs un certain pouvoir de monopole, mais qui est limité par la relati substituabilité des biens, ce qui empASche le maintien de profits anormaux. Dans des industries caractérisées par des économies d'échelle, la variété des biens et le coût lié A  l'échelle de production sont limités par la dimension du marché. En s'ouvrant aux échanges, les nations sont capables d'atténuer ces contraintes et de profiter des gains d'échelle (Lancaster) et de l'élargissement du choix du consommateur (Krugman) : l'ourture des échanges permet aux consommateurs de bénéficier, pour un mASme produit, d'une plus grande gamme de variétés. Chaque pays peut se spécialiser dans certaines productions, mASme si les pays ne diffèrent ni par leur productivité ni par leurs ressources. De mASme, dans le cas de produits différenciés, plusieurs unités de production peunt se maintenir dans différents pays, chacune se spécialisant dans différentes variétés de produits. Les pays qui connaissent un fort degré de commerce intra-branche sont structurellement semblables et produisent des biens similaires : les voitures franA§aises sont différentes des voitures allemandes et c'est la demande de - différences - chez les consommateurs qui engendre l'échange.
La concurrence imparfaite fournit un noul argument en faur du libre-échange : le libre-échange, par l'élargissement de la taille des marchés qu'il engendre, permet aux entreprises et aux économies nationales de bénéficier des économies d'échelle, sans perdre les avantages d'une consommation de biens variés. En autarcie, le pays producteur de télécopieurs et de photocopieurs se situe A  un niau de production qui n'est pas optimal, puisqu'il ne permet pas de bénéficier pleinement des économies d'échelle. En libre-échange, l'agrandissement de la taille du marché permet de situer le niau de production de ce pays A  un niau qui permet d'acquérir la taille optimale.





Privacy - Conditions d'utilisation




Copyright © 2011- 2024 : IPeut.com - Tous droits réservés.
Toute reproduction partielle ou complète des documents publiés sur ce site est interdite. Contacter

Au sujet des economie europeneana

La politique douanière : entre multilatéralisme et régionalisme
L intégration par les marchés : du marché commun au marché unique
Les politiques d accompagnement du marché unique
Du système monétaire européen (sme) à l euro
L union économique et monétaire (uem)
La cohésion économique et sociale
Trois dÉcennies de marchÉ commun
MarchÉ intÉrieur et « nouvelle approche »
Monnaie unique et rupture politique des annÉes 1990
L analyse traditionnelle de lavantage comparatif
A thÉorie traditionnelle appliquÉe À l union douaniÈre
Critique et dÉpassement de la thÉorie traditionnelle de l union douaniÈre
Les fondements de la politique de concurrence et de la politique industrielle
Le contenu de la politique de concurrence
Le contenu de la politique industrielle et de la politique de recherche
Contexte et contenu de l europe financiÈre : trois libertÉs
Les implications sur les structures et la rÉgula tion du systÈme financier
La promotion de la mobilitÉ du travail
Une harmonisation limitÉe des rÉglementations
La redistribution rÉparatrice : les fonds structurels
L absence de vÉritable politique macroÉconomique de lutte contre le chÔmage
La timide crÉation d un espace de concertation europÉen
L affichage politique d objectifs communs en matiÈre d emploi
La pac originelle : une politique fondÉe sur des prix ÉlevÉs
Crise et rÉvisions de la pac : le retour du marchÉ
La politique commerciale
Politique de coopÉration et convention de lomÉ
L union europÉenne et les peco
Le sme : une zone de paritÉs fixes plus l ecu
Le bilan : stabilitÉ, dynamisme de l ecu, convergence et asymÉtrie
Les prÉalables de l union monÉtaire
Institutions monÉtaires, politique monÉtaire et politique de change
Les politiques Économiques dans le cadre de la monnaie unique
Construction européenne et redéfinition de l intervention publique
Comment préserver le modèle social européen?
Le modèle de développement européen a-t-il un avenir dans la mondialisation?
Le modèle social européen comme mécanisme de partage collectif des risques
Centre d analyse stratégique - projet politique européen
L europe, quel modèle économique et social ?
Les grandes crises internationales