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MANAGEMENT

Le management ou la gestion est au premier chef : l'ensemble des techniques d'organisation des ressources mises en œuvre dans le cadre de l'administration d'une entité, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Dans un souci d'optimisation, le périmètre de référence s'est constamment élargi. La problématique du management s'efforce - dans un souci d'optimisation et d'harmonisation- d'intègrer l'impact de dimensions nouvelles sur les prises de décision de gestion.


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La complexité



Il est bien des manières d'aborder la complexité. Est d'abord complexe ce qui n'est évidemment ni simple, ni compliqué ni, enfin, chaotique. Lens, dans un premier temps, l'ambiguïté qui peut exister entre ce qui est complexe et compliqué. On peut dire d'un phénomène qu'il est compliqué lorsqu'on est capable de mesurer ce qu'on en connait et donc ce qu'on en ignore. A€ l'inverse, on peut parler de complexité lorsqu'on est incapable de mesurer ce qu'on en ignore. Ceci posé, il est maintenant possible d'aller plus loin. En effet en deA§A , tout est simple, au-delA , tout est chaotique.


Les notions de logique linéaire et non-linéaire apportent un autre éclairage A  la complexité en mASme temps qu'elles dynamisent cette notion. On dit d'une logique qu'elle est linéaire lorsqu'elle permet d'élir un lien, dit de causalité unique, entre une cause et un effet.
C'est lA  le domaine des phénomènes qui sont considérés comme étant simples. Une causalité non-linéaire, parfois appelée circulaire, se referme sur elle-mASme en formant une boucle, dite boucle de rétroaction, feed'back en anglais. Cette rétroaction peut soit amplifier le phénomène avec le risque d'un déséquilibre (on parle alors de rétroaction positive), soit l'atténuer, habituellement pour un retour vers l'équilibre qui se fait alors sous la forme d'une sinusoïde tout A  fait classique (il s'agit alors d'une rétroaction négative).
Lorsque le contexte d'analyse d'un système est trop étroit, soit par défaut d'information, soit par restriction mentale, on peut assister A  ce qu'on appelle un -effet pervers-. Cet effet n'est pervers que dans la tASte de ceux qui le décrivent, car il est en fait contenu dans la dynamique de l'ensemble. Par exemple, lorsqu'une législation ou des procédures nouvelles visant A  augmenter la productivité sont mises en place, le surcroit de contrôle que cela entraine peut aboutir au résultat exactement inverse de celui qui est recherché. On parle également parfois de la théorie des dominos, A  sair qu'une cause entraine une réaction en chaine. Mais il s'agit de la mASme appréhension, sous une autre forme, de la logique d'un système et de l'imbrication de tous les éléments de ce système. La découverte de ces rétroactivités s'est faite avec la nécessité, née des grands progrès technologiques du 19e siècle, de contrôler le fonctionnement d'une énergie qui n'était plus seulement celle du vivant, homme ou animal, mais aussi celle qui était issue de la machine. Cette nécessité a donné naissance A  la cybernétique qui, d'une certaine faA§on, a précédé l'approche systémique.
Pour revenir aux distinctions que j'ai exposées précédemment, on peut considérer qu'un phénomène simple peut se définir uniquement en terme de causalité linéaire. En fait, beaucoup de phénomènes peuvent AStre décrits en terme de causalité linéaire, donc peuvent paraitre simples, A  condition de les - saucissonner - en une multitude de séquences, ce qui risque très vite d'éloigner ce type de description de la réalité immédiate de ce phénomène. Cette forme de pensée, dite disjonctive, est caractéristique de la pensée scientifique classique du 19e siècle. A€ l'inverse du phénomène simple, un phénomène chaotique peut uniquement se définir en terme de causalité non-linéaire. On peut également énoncer qu'un phénomène chaotique est drastiquement soumis aux conditions initiales de sa naissance et de son développement. Autrement dit, une infime variation, impossible A  mesurer dans l'état actuel des connaissances, dans une des variables qui président A  l'origine de son apparition a des conséquences très importantes sur la suite.
C'est ce qu'on appelle également l'effet papillon. Par exemple, lorsqu'un joueur de billard détermine la trajectoire de sa première boule et de celles que celle-ci percute, on ne peut exclure que la respiration d'une personne vivant dans le village isin ait influé sur ce geste.
Entre la simplicité et le chaos se trouve donc le domaine de la complexité, lA  où se mASlent, A  des degrés divers comme on l'a vu, les causalités linéaire et non-linéaire. VoilA  donc une deuxième définition de la complexité. Allons plus loin encore pour proposer ceci : tout ce qui est humain est complexe ; or tout est humain, donc tout est complexe. En effet, comme nous le verrons plus loin, la complexité est inhérente A  toute situation de communication. Comme il n'est pas possible de ne pas communiquer, l'humain est par essence complexe. De plus, A  partir du moment où une personne observe un phénomène, quel qu'il soit, ce phénomène devient, au moins en partie, humain c'est-A -dire complexe. Aucun phénomène n'existe sans AStre observé, c'est-A -dire - communiqué -, partagé ou démontré. D'un point de vue scientifique, la systémique a entrainé la mort de l'observateur. Ainsi, en allant plus loin encore, il n'existe pas de phénomène simple ; tout est complexe, ou chaotique, parce que vivant. Pour ce qui nous concerne ici, je donnerais enfin cette dernière définition de la complexité : tout ce qui est humain est complexe, parce que susceptible d'AStre l'objet d'une lonté ou d'un acte de communication, donc susceptible d'entrer dans une logique non-linéaire.





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