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MANAGEMENT

Le management ou la gestion est au premier chef : l'ensemble des techniques d'organisation des ressources mises en œuvre dans le cadre de l'administration d'une entité, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Dans un souci d'optimisation, le périmètre de référence s'est constamment élargi. La problématique du management s'efforce - dans un souci d'optimisation et d'harmonisation- d'intègrer l'impact de dimensions nouvelles sur les prises de décision de gestion.


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De la prévision en tant qu'elle détermine le volume de la production et de l'emploi

Toute production est destinée en dernière analyse A  satisfaire un consommateur. Or il s'écoule habituellement du temps ' parfois beaucoup de temps ' entre la prise en charge des coûts par le producteur (ayant en vue le consommateur) et l'achat de la production par le dernier consommateur. Dans l'intervalle l'entrepreneur (cette appellation s'appliquant A  la fois A  la personne qui produit et A  celle qui investit) est obligé de prévoir (1) aussi parfaitement que possible la somme que les consommateurs seront disposés A  payer lorsque, après un laps de temps qui peut AStre considérable, il sera prASt A  les satisfaire (directement ou indirectement). Il n'a pas d'autre possibilité que de se laisser guider par ces présions, dès lors qu'il doit produire par des méthodes exigeant du temps.
Ces présions, qui gouvernent les décisions des hommes d'affaire, se disent en deux groupes. Certains indidus ou entreprises sont spécialisés dans l'élaboration de celles du premier type et certains autres dans l'élaboration de celles du second type. Le premier type de présions a trait au prix qu'un fabricant, au moment où il s'engage dans une fabrication, peut espérer obtenir en échange des produits - finis - qui en résulteront ; les produits étant considérés comme - finis - (du point de vue du fabricant) lorsqu'ils sont prASts A  AStre utilisés ou A  AStre vendus A  une seconde personne. Le second type a trait aux sommes que l'entrepreneur peut espérer gagner sous forme de revenus futurs s'il achète (ou parfois s'il fabrique) des produits - finis - pour les adjoindre A  son équipement en capital*. Nous appellerons le premier type la présion A  court terme et le second la présion A  long terme.
Ainsi la conduite de chaque entreprise indiduelle lorsqu'elle fixe le volume de sa production quotidienne (1) est déterminée par ses présions A  court terme ' présions relatives aux coûts des divers volumes de production possibles et présions relatives aux produits de leur vente ; encore que si la production est destinée A  AStre adjointe A  l'équipement en capital ou mASme A  AStre vendue A  des distributeurs, les présions A  court terme de l'entrepreneur dépendent en grande partie des présions A  long terme (ou A  moyen terme) faites par d'autres personnes. Ce sont ces diverses présions qui déterminent le volume de l'emploi offert par les entreprises. Les résultats de la production et de la vente effectivement obtenus n'intéresseront l'emploi que pour autant qu'ils contribueront A  modifier les présions ultérieures. L'emploi n'est pas non plus influencé parles présions originelles, qui ont conduit l'entreprise A  acquérir l'équipement en capital ainsi que les stocks de produits intermédiaires et de marchandises semi-finies dont elle dispose au moment où elle doit prendre une décision au sujet de l'échelle de production du lendemain. Ainsi, toutes et quantes fois qu'une pareille décision interent, elle est formée en tenant compte certes de cet équipement et de ces stocks, mais A  la lumière des présions courantes* des futurs coûts et - produits - de vente.
Ceci étant, un changement dans les présions (A  court terme ou A  long terme) ne produit généralement son plein effet sur l'emploi qu'après un laps considérable de temps. La variation de l'emploi résultant de ce changement n'est pas le deuxième jour qui le suit la mASme que le premier, ni le troisième jour la mASme que le deuxième et ainsi de suite, mASme s'il n'y a pas de nouveau changement dans les présions. Dans le cas des présions A  court terme, ceci est dû au fait que leurs changements ne sont pas, en général, assez olents ou rapides, s'ils sont défavorables, pour motiver l'abandon du travail dans tous les programmes de production dont la mise en train, A  la lumière des présions résées, apparait comme une erreur. Si les changements sont favorables, un certain délai de préparation doit forcément s'écouler avant que l'emploi atteigne le niveau où il serait éli si l'état de la présion avait été modifié plus tôt. Dans le cas des présions A  long terme, l'équipement qui ne sera pas remplacé continue A  fournir de l'emploi jusqu'A  ce qu'il soit complètement usé ; et, si le changement est favorable, l'emploi peut AStre plus élevé au début qu'A  l'époque ultérieure où on aura eu le temps d'adapter l'équipement A  la situation nouvelle.
Supposons qu'un certain état de la présion dure assez longtemps et produise ainsi sur l'emploi un effet assez complet pour que, en gros, il n'y ait aucun élément de l'emploi existant qui ne fût apparu si le nouvel état de la présion avait toujours existé ; le volume sle de l'emploi ainsi atteint pourra AStre appelé l'emploi de longue période correspondant A  cet état de la présion. Bien que la présion (1) puisse changer assez fréquemment pour que le volume effectif de l'emploi n'ait jamais le temps d'atteindre le volume d'emploi de longue période qui correspond A  l'état existant de la présion, il n'en est pas moins vrai qu'A  tout état de la présion correspond un volume défini de l'emploi de longue période.
Examinons tout d'abord les étapes par lesquelles, sous l'effet d'un changement de la présion, on passe A  une position de longue période, lorsque la transition n'est ni obscurcie ni interrompue par un changement ultérieur. Supposons en premier lieu un changement tel que le nouveau volume de l'emploi de longue période soit supérieur A  l'ancien. En règle générale, seul A  l'origine sera affecté de faA§on nole le flux entrant, c'est-A -dire le volume du travail dans les premiers stades des nouveaux programmes de production. Le flux sortant des biens de consommation ainsi que le volume de l'emploi dans les derniers stades des programmes lancés avant le changement resteront sensiblement les mASmes qu'auparavant. S'il existe des stocks de produits partiellement finis cette conclusion pourra se trouver modifiée ; mais il demeure probable que l'accroissement initial de l'emploi sera faible. Cependant, A  mesure que le temps passe, l'emploi augmentera graduellement. Il est mASme facile d'imaginer des conditions qui le feront monter pendant quelque temps au-dessus du niveau de l'emploi de longue période nouveau. Car la production de l'équipement exigé par le nouvel état de la présion peut engendrer plus d'emploi et aussi plus de consommation courante qu'il n'y en aura quand la position de longue période sera atteinte. Ainsi le changement de la présion peut amener l'emploi A  monter graduellement jusqu'A  un maximum, puis A  décliner jusqu'au niveau de longue période. Ceci peut se produire mASme si le niveau de l'emploi de longue période nouveau n'est pas différent de l'ancien quand le changement consiste en une orientation nouvelle de la consommation qui rend désuets certains procédés actuels et les équipements qui leur correspondent. Ou encore, si le niveau de l'emploi de longue période nouveau est moindre que l'ancien, l'emploi durant la transition peut baisser quelque temps au-dessous du niveau de longue période qu'il atteindra par la suite. Un simple changement de la présion est donc capable, en produisant ses effets, de provoquer une oscillation semblable dans sa forme A  un mouvement cyclique. Ce sont des mouvements de cette nature qui ont été étudiés dans le Treatise on Money au sujet de la formation ou de la résorption des stocks de capital circulant* et liquide*, dues aux changements de la présion.
Une transition, comme la précédente, qui se déroule d'une faA§on ininterrompue jusqu'A  une position de longue période nouvelle, peut se compliquer dans le détail. Mais le cours réel des événements est encore plus complexe. L'état de la présion est sujet A  de constantes variations ; les présions nouvelles se superposant aux anciennes bien avant que celles-ci aient produit tout leur effet. La machine économique se trouve ainsi occupée A  tout moment A  maintes actités chevauchantes, dont l'existence est due A  divers états passés de la présion.

Ceci nous amène au rapport entre les développements qui précèdent et notre actuel propos. Il ressort A  l'édence de ces développements qu'en un certain sens le volume de l'emploi A  tout moment ne dépend pas seulement de l'état existant de la présion mais encore des états de la présion qui ont existé au cours d'une certaine période antérieure. Toutefois les présions passées, qui n'ont pas encore produit tout leur effet, se trouvent incorporées dans l'équipement actuel, en tenant compte duquel l'entrepreneur doit prendre les décisions d'aujourd'hui, et elles n'influent sur ces décisions que dans la mesure où elles sont ainsi incorporées, n est donc légitime, nonobstant ce qui précède, de dire que l'emploi d'aujourd'hui est gouverné par les présions d'aujourd'hui associées A  l'équipement en capital d'aujourd'hui.
Il est rare qu'on puisse éter de mentionner expressément la présion courante A  long terme. Mais on peut souvent se dispenser de faire une allusion expresse A  la présion A  court terme, car en pratique la résion de celle-ci se fait d'une faA§on graduelle et continue, et dans une large mesure A  la lumière des résultats acquis, de sorte que les résultats attendus et acquis s'influencent et se chevauchent dans leur action. La production et l'emploi sont déterminés, il est vrai, par les présions A  court terme des producteurs et non par les résultats passés, mais d'autre part les résultats les plus récents jouent habituellement un rôle prédominant dans la détermination du contenu de ces présions, n serait trop compliqué de refaire les présions de fond en comble chaque fois qu'on met en train un programme de production ; ce serait en outre une perte de temps, car d'ordinaire la plupart des circonstances persistent sans changement substantiel d'un jour au lendemain. C'est donc avec raison que les producteurs, dans la mesure où ils n'ont pas de raisons définies d'attendre un changement, fondent leurs présions sur l'hypothèse que les résultats les plus récemment réalisés se poursuivront dans l'avenir. Aussi y a-t-il dans la pratique un large chevauchement entre les effets respectifs sur l'emploi du - produit - réalisé de la vente de la production récente et du - produit - attendu de la vente de la production courante ; et si les producteurs modifient graduellement leurs présions, ils le font plus souvent A  la lumière de résultats acquis qu'en anticipant des changements futurs (1).
Il ne faut pas oublier, néanmoins, que, s'il s'agit de biens durables, les présions A  court terme des producteurs sont fondées sur les présions A  long terme des investisseurs ; et il n'est pas dans la nature des présions A  long terme de pouvoir AStre fréquemment vérifiées A  la lumière des résultats réalisés. Au surplus les présions A  long terme sont sujettes A  des résions soudaines, comme nous le verrons au chapitre 12, où elles seront examinées plus en détail. On ne saurait donc, mASme A  titre d'approximation, éliminer le facteur des présions A  long terme ou le remplacer par les résultats réalisés.



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