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MANAGEMENT

Le management ou la gestion est au premier chef : l'ensemble des techniques d'organisation des ressources mises en œuvre dans le cadre de l'administration d'une entité, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Dans un souci d'optimisation, le périmètre de référence s'est constamment élargi. La problématique du management s'efforce - dans un souci d'optimisation et d'harmonisation- d'intègrer l'impact de dimensions nouvelles sur les prises de décision de gestion.


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Les nations face a  la mondialisation

Les nations face a  la mondialisation : Ressources humaines



Les nations face a  la mondialisation
Les précédents chapitres révèlent A  quel point la mondialisation représente un enjeu économique et social sans précédent pour les nations. D'autant qu'en renforA§ant les inégalités entre et A  l'intérieur des nations, la mondialisation favoriserait l'apparition de certains flux migratoires. On pense alors, par exemple, au phénomène de fuite des ceraux ' brain drain ' plus dommageable pour le Sud que pour le Nord, mais aussi aux flux de main-d'œuvre non qualifiée des pays pauvres rs les riches. Or, les flux migratoires Sud-Nord sont régulièrement accusés d'AStre source de tension sur les marchés du travail des pays industrialisés, cause de chômage ou d'inégalités croissantes. Mais les migrations internationales de travailleurs sont-elles réellement un sous-produit ou une composante de la mondialisation ? L'immigration est-elle de toute faA§on un facteur supplémentaire d'inégalités ? Faut-il alors durcir encore les politiques migratoires ? Au-delA , faut-il aussi durcir les politiques commerciales, sacrifier le libre-échange sur l'autel de la paix sociale ? Faut-il protéger et subntionner les secteurs en déclin et refuser les schémas de spécialisation et finalement refuser la mondialisation ?


En définiti, quelles réponses doint apporter les états pour saugarder l'emploi et réduire les inégalités salariales ? Existe-t-il une réponse type A  la mondialisation ?


1. Les flux migratoires, noul enjeu de la mondialisation ?


Les phénomènes de mondialisation et d'immigration sont-ils indépendants ? L'immigration renforce-t-elle les inégalités dans les pays d'accueil ? Ou, plus brutalement encore, les étrangers prennent-ils des emplois aux nationaux ? Les réponses A  ces interrogations sont ambiguA«s en première analyse. Nous rrons cependant qu'au-delA  des propos partisans, légion sur ce thème, des conclusions assez nettes peunt AStre dégagées.


La mondialisation facteur de migration ?

» L'accroissement des flux migratoires Sud-Nord
En théorie, dans le paradigme néoclassique, il existe une stricte équivalence entre la mobilité des biens et services et celle des facteurs de production [Mundell, 1957]. Les migrations représentant la mobilité internationale du facteur travail, elles devraient se réduire ac la libéralisation des échanges mondiaux. De mASme, le déplacement du capital physique entre les pays devrait aussi permettre de réduire les flux migratoires.
Pourtant, l'avènement de la mondialisation coïncide ac d'importants flux migratoires. En particulier, la libéralisation du commerce Nord-Sud et l'accroissement dans les années 1990 des instissements directs rs les pays A  bas salaires n'ont en rien tari les flux de travailleurs du Sud rs le Nord.
Les rapports de l'OCDE ou de J'ONU retracent ces évolutions. Ils révèlent sans surprise que les pays industrialisés sont systématiquement des pays d'immigration, A  l'exception nole du Japon dont le solde migratoire est globalement nul d'année en année depuis 1960. Les Etats-Unis, pays d'accueil par nature, restent la première terre d'immigration. Malgré des politiques de plus en plus restrictis, le solde migratoire ne cesse d'y augmenter entre 1970 (environ 400 000 entrées nettes d'étrangers) et la fin des années 1990 (plus de 800 000 entrées nettes d'étrangers par an). Le solde migratoire de l'Union européenne connait une évolution bien plus erratique. Il a néanmoins explosé durant la décennie 1980 pour atteindre en 1992 près de 1 400 000 entrées nettes d'étrangers.
Une partie de ces immigrés viennent d'autres pays déloppés. La plupart cependant sont originaires des pays en déloppement. Les états-Unis accueillent notamment une large population en pronance d'Asie (Chine, Inde, Philippines) et d'Amérique centrale (Mexique, République dominicaine). L'Union européenne accueille plutôt des populations africaines, principalement d'Afrique du Nord pour les pays d'Europe du Sud, la Hollande et la Belgique alors que l'Allemagne reste surtout une terre d'accueil pour les populations d'Europe de l'Est et turques.
Ces populations qui émigrent rs les pays déloppés reflètent les dotations en travail des pays d'origine. Les émigrés sont donc, pour une large proportion, des travailleurs faiblement qualifiés (pour ne parler que de la population acti). On constate en effet que dans la grande majorité des pays déloppés le niau d'éducation des populations étrangères est moindre que celui de la population nationale. C'est particulièrement net en Allemagne ou en France. C'est assez net aux Etats-Unis, beaucoup moins en Grande-Bretagne ou en Suède. Le Canada et l'Italie constituent les exceptions A  la règle puisque le niau moyen d'éducation des étrangers y est supérieur A  celui des nationaux.
Pour la plupart des pays industrialisés, cette main-d'œuvre étrangère trou généralement A  s'embaucher dans le secteur secondaire ou, plus rarement, dans le secteur des services (Grande-Bretagne, Esne, Portugal, Irlande, Danemark, Finlande).
La mondialisation, la libéralisation des échanges, n'ont donc pas contribué A  réduire les flux migratoires. Ceux-ci auraient mASme plutôt tendance A  s'accroitre. Peut-on y voir une relation de cause A  effet ? Répondre A  cette interrogation implique une analyse des déterminants économiques des flux de populations.
» Les déterminants économiques des flux migratoires
Rappelons que le phénomène de migration n'est envisagé ici que sous l'angle économique. Bien entendu, des facteurs géographiques, culturels, historiques interviennent et motint également les flux de populations. Ces facteurs permettent sount de justifier le sens des flux et surtout le pays d'accueil en fonction du pays d'origine. La décision d'émigrer est bien évidemment complexe et lie tous ces éléments.
Néanmoins, on peut considérer que le principal déterminant est économique. On peut d'ailleurs très schématiquement le présenter comme un choix binaire de maximisation intertemporelle entre deux renus nets (compte tenu des coûts d'émigration) espérés suivant que l'on émigré ou pas. L'écart économique entre les pays d'origine et les pays d'accueil potentiels détermine en partie ces renus anticipés. Par définition, plus le pays d'origine est pauvre, plus les perspectis de renus sont faibles en restant sur place ; plus le pays d'accueil potentiel est riche, plus les perspectis de renus sont importantes en y émigrant.
Cette analyse manichéenne renvoie au modèle - d'attraction-répulsion - ou modèle push and pull. Dans ce cadre, on distingue les facteurs qui poussent les populations A  quitter leur patrie, des facteurs qui les attirent dans un pays d'accueil donné. Autrement dit, on isole les déterminants de l'offre de migration de ceux de demande.
En quoi la mondialisation peut-elle influencer ces déterminants des flux migratoires ? Tout simplement en agissant sur l'écart économique entre les pays. L'analyse est cependant sujette A  caution et pour le moins controrsée. Elle revient A  considérer que la mondialisation profite essentiellement aux pays déloppés. Au contraire, elle serait appauvrissante pour le Sud et maintiendrait cette région dans le sous-déloppement. Cela passe notamment par une forte détérioration des termes de l'échange induisant une croissance appauvrissante (cf. par exemple De Melo et Grether [1997J pour un approfondissement). Le commerce Nord-Sud ne serait donc pas équile. Il erait la spécialisation des économies du Sud sur des activités A  faible valeur ajoutée peu porteuses de croissance et de déloppement.
Au empirique, toutefois, peu de preus viennent étayer cette vision du monde. Les études présentent surtout l'ourture aux échanges comme un cteur, un catalyseur de croissance et donc de déloppement [Fontagné et Guérin, 1997|. La réussite économique des NPI d'Asie du Sud-Est ou d'Amérique latine vient d'ailleurs l'attester, mASme si les crises financières des années 1990 doint nous faire nuancer cet exemple, tandis que les difficultés du continent africain trouraient plus leurs origines sur le interne qu'externe [Rodrik, 1999].
Néanmoins, s'il s'avère exact que dans certains cas la mondialisation accroit l'écart économique entre Nord et Sud, cela va créer une incitation supplémentaire pour les populations du Sud (facteur push) justifiant un renforcement des flux migratoires. En outre, la mondialisation risque également de renforcer les facteurs d'attraction {pull).
En effet, la mondialisation implique régulièrement un moument de restructuration des firmes du Nord (cf. le troisième chapitre). Ce moument se traduit sount par une demande accrue de flexibilité de la part de ces firmes et une précarité accrue des emplois proposés. Or, la main-d'œuvre étrangère est nettement plus malléable que la main-d'œuvre autochtone, en particulier dans le cas extrASme où les étrangers sont clandestins. Elle accepte des conditions de travail que n'acceptent pas toujours les autochtones, mASme en période de fort chômage. Cette main-d'œuvre constitue donc une ressource très intéressante pour accroitre la flexibilité. Par conséquent, certaines firmes sont demandeuses d'une telle main-d'œuvre (facteur pull). Le phénomène reste cependant difficile A  évaluer, notamment si l'on ut considérer aussi le travail des clandestins qu'on ne peut, par définition, qu'évaluer grossièrement.
L'autre facteur d'attraction induit par la mondialisation concerne une main-d'œuvre cette fois bien plus qualifiée. Le phénomène renvoie alors au problème de la fuite des ceraux, qui d'ailleurs touche aussi bien le Sud que le Nord, et mérite d'AStre traité A  part.


» Le cas particulier de la fuite des ceraux

Il est frappant de constater que dans certains pays déloppés (Canada, Italie) le niau moyen d'éducation des étrangers est supérieur A  celui des autochtones. Ce phénomène marque-t-il une volonté politique ? En d'autres termes, existe-t-il dans ces pays plus que dans d'autres une politique migratoire -filtrante -, laissant entrer les étrangers qualifiés et refoulant les autres ?
La réponse est incertaine. C'est sans doute le cas au Canada, mais vraisemblablement pas en Italie. En outre, la plupart des pays déloppés adoptent plus ou moins officiellement de telles politiques [Coppel et ai, 2001]. Ainsi des appels officiels A  la main-d'œuvre étrangère qualifiée dans les secteurs informatiques allemands ou dans le secteur de la santé en France ont-ils été lancés en 2001. En amont, les unirsités américaines sont connues pour leur recrutement cosmopolite. Plus généralement, les critères de nationalité importent assez peu aux firmes lorsqu'il s'agit de pourvoir des postes A  forte responsabilité.
En quoi la mondialisation renforce-t-elle ces tendances ? En quoi implique-t-elle des mouments migratoires de travailleurs qualifiés ? D'ailleurs, pourquoi ces travailleurs éprount-ils le besoin de migrer alors qu'ils sont, par définition, mieux rémunérés que les autres ?
En fait, la mondialisation agit A  deux niaux. Elle accroit la demande de travail qualifié au Nord ; ce point a déjA  été abondamment discuté dans les précédents chapitres. De faA§on symétrique, elle réduit la demande de travail qualifié au Sud. En effet, le Sud se spécialisant sur les productions intensis en travail non qualifié, c'est la demande de ce facteur qui augmente. Ces évolutions dans les demandes de travail des deux zones induisent une évolution en sens contraire des rémunérations du travail qualifié : A  la hausse au Nord et A  la baisse au Sud. De cet écart croissant, lié A  la mondialisation, découle une incitation économique supplémentaire A  émigrer pour les travailleurs qualifiés du Sud. En outre, le Nord faisant face A  une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, il facilite bien sount l'arrivée de ces nouaux immigrés, utiles économiquement et sans vérile coût social du fait de leur appartenance d'emblée A  la classe moyenne ou supérieure. Les déterminants push et pull se mASlent donc étroitement.


FI est d'ailleurs A  peine exagéré de dire que certaines entreprises, voire les pays eux-mASmes, se livrent A  une vérile concurrence pour attirer la main-d'œuvre qualifiée, quel que soit le pays d'origine des travailleurs. Car le phénomène de fuite des ceraux ne touche pas seulement les pays en déloppement, mais aussi les pays riches comme les pays européens. Les états-Unis, ac leur dynamisme dans le secteur des noulles technologies, entre autres, apparaissent alors comme une destination privilégiée pour les candidats A  l'émigration.
D est clair que la mondialisation a un effet très net sur cette évolution. Plus que pour la main-d'œuvre peu qualifiée, le marché du travail qualifié s'est globalisé. Les noulles technologies et notamment le déloppement d'Internet qui permet une diffusion mondiale et immédiate de l'information jouent un rôle majeur. Les firmes, ou plus spécifiquement les cabinets de recrutement, ont une vision d'emblée internationale. Les candidats A  l'émigration ont de la mASme faA§on un accès instantané A  l'offre de travail au mondial. L'offre et la demande internationales de travail qualifié se rencontrent donc facilement. Les temps et les coûts d'information sont extrASmement réduits.
En outre, le déloppement des IDE dans les années 1980. puis de nouau dans la seconde moitié de la décennie 1990 a forcément conduit A  déplacer aussi des hommes. Les IDE entrant en Grande-Bretagne expliquent la majorité de l'immigration de travailleurs qualifiés entre 1985 et 1995. En 1994, les Etats-Unis ont accueilli 98 000 travailleurs qualifiés dans le cadre de mouments intrafirmes multinationales, contre moins de la moitié en 1981. Ces immigrés viennent essentiellement d'Europe (Grande-Bretagne) et du Japon. Les travailleurs qualifiés étrangers indépendants installés aux Etats-Unis en 1994 furent au nombre de 56 000. Ces chiffres montrent donc l'importance du phénomène de multinationalisation des firmes dans l'occurrence des flux migratoires de main-d'œuvre qualifiée [Sait, 19971.
Par ailleurs, la fuite des ceraux du Sud rs le Nord s'effectue aussi au moment des études supérieures. Les émigrés sont donc des étudiants avant d'AStre, éntuellement, des travailleurs qualifiés émigrés. Les deux premiers pays d'accueil sont les Etats-Unis, ac 759 400 étudiants étrangers, majoritairement asiatiques, en 1993, et la France, ac 139 600 étudiants étrangers, sount africains, cette mASme année [Sait, 19971. L'Union européenne globalement accueille environ autant d'étudiants étrangers que les états-Unis. Hélas, peu de statistiques permettent de préciser l'importance du taux de retour de ces étudiants dans leur pays d'origine. Mais il est sûr toutefois que ce canal renforce le phénomène de fuite des ceraux du Sud rs le Nord, l'enjeu étant sount dès le départ pour ces étudiants de se faire embaucher dans le pays d'accueil. Un retour au pays pouvant mASme AStre interprété comme un échec ' qui a au moins le mérite de diffuser le savoir du Nord rs le Sud.
Cette fuite des ceraux, ce brain drain, prend une importance croissante sous l'effet de la mondialisation. II est vrai que ce type de migration est bien admis par les nations déloppées. Elles voient dans ce moument une faA§on de réguler les déséquilibres de leur marché du travail, la demande excédentaire de travail qualifié pouvant AStre résorbée par une offre émanant de l'étranger. En revanche, l'immigration, sount non désirée, de travailleurs non qualifiés vient renforcer l'offre excédentaire de travail non qualifié. En cela elle peut avoir des conséquences néfastes en termes d'inégalité salariales et de chômage.

Les effets économiques de la migration
Les effets économiques des flux migratoires dépendent avant tout du type de flux envisagés. Suivant que la main-d'œuvre est qualifiée ou non, que le flux est orienté Nord-Nord ou Sud-Nord, les effets économiques et sociaux seront nettement différents.
De mASme, les effets seront très différents selon l'angle d'attaque théorique choisi : le raisonnement des économistes du travail et celui des internationalistes sont quasiment opposés.


» Une question d'angle d'attaque théorique

Les économistes du travail raisonnent traditionnellement A  partir de modèles théoriques A  plusieurs facteurs de production et un seul bien. A€ l'inrse, les économistes internationalistes ' spécialistes du commerce international ' raisonnent A  partir de modèles A  plusieurs biens mais rarement plus de deux facteurs de production. Cette différence est déterminante dans l'impact inégalitaire de l'immigration dans les pays déloppés. En fait, suivant que l'on raisonne dans un cadre ac soit plus, soit moins de facteurs de production que de secteurs, les conclusions diffèrent très sensiblement.
Que se passe-t-il dans une économie A  un bien dont la dotation en travail non qualifié augmente suite A  une vague d'immigration ? L'encadré ci-contre décrit les mécanismes en jeu. Le mécanisme de base tient simplement en une évolution de la combinaison producti. L'augmentation du nombre de travailleurs non qualifiés induit une pression A  la baisse sur leur salaire. D y a excès d'offre par rapport A  la demande de travail non qualifié. Cette baisse de salaire incite les firmes A  accroitre leur demande de ce facteur. Un équilibre de plein emploi existe donc mais au prix d'un creusement des inégalités salariales. C'est bien cet effet qui est stigmatisé par les détracteurs de l'immigration.
En outre, si les salaires sont rigides l'équilibre de plein emploi ne pourra AStre atteint. Les immigrés seront au chômage. L'immigration va alors peser sur les comptes sociaux, les nationaux devant financer l'assurance chômage des immigrés. Globalement, dans cette vision, l'immigration va peser sur le budget de l'Etat. Autant d'éléments qui alourdissent le climat social du pays d'accueil, renforcent les tensions ethniques ou communautaires, et se traduisent A  terme par un coût économique. Ce raisonnement, volontairement froid et cru, est sount rappelé par certains économistes américains.
Si les immigrés sont qualifiés le mécanisme est inrse. Les effets économiques sur les pays du Nord devraient mASme AStre bénéfiques puisque la demande de travail qualifié y est supérieure A  l'offre. Auquel cas les immigrés trount A  s'embaucher et évitent une trop forte hausse de la rémunération du travail qualifié, donc une trop forte progression des inégalités salariales dans le pays d'accueil. En outre, en tant que travailleurs qualifiés, ils s'intègrent dans les classes moyennes ou supérieures et leurs consommations profitent en plus au tissu économique local. Ils ne génèrent donc guère de tensions sociales et les effets sont très largement positifs.
Ce raisonnement reste néanmoins assez simpliste. La prise en compte d'un second secteur dans l'économie permet, dans une optique plus internationaliste, d'affiner les mécanismes enjeu (cf. l'encadré ci-contre). L'immigration, qu'il s'agisse de travailleurs qualifiés ou de travailleurs non qualifiés, n'a aucun effet sur les salaires. Elle fait simplement évoluer la spécialisation du pays. Comme prédit par le théorème de Rybczynski dans le cadre du modèle HOS, si la dotation en travail non qualifié augmente dans le pays d'accueil, celui-ci tendra A  produire plus de biens intensifs en travail non qualifié et moins de biens intensifs en travail qualifié. L'immigration n'entraine de ce fait aucune forme d'inégalités dans le pays d'accueil.
Les deux visions théoriques présentées ici s'opposent donc assez nettement. Les études empiriques permettent cependant de les départager.
» Le faux problème économique de l'immigration
Il existe deux grands types de vérifications empiriques de l'impact de l'immigration sur les marchés du travail des pays d'accueil : les analyses économétriques issues de modèles théoriques et les analyses issues d'expériences naturelles. A quelques nuances près, ces études conrgent rs une mASme conclusion : la faiblesse des effets de l'immigration. En fait, on peut surtout se demander si l'émigration ne représente pas un plus gros problème que l'immigration. En particulier, la fuite des ceraux dans les pays du Sud constitue un enjeu majeur concernant la dynamique de déloppement de ces pays.
La majorité des analyses économétriques aboutit aux mASmes conclusions pour la plupart des pays déloppés. Il n'y aurait quasiment aucun effet sur l'emploi et notamment sur le taux de chômage. Les salaires relatifs seraient également peu sensibles aux flux migratoires. Les salariés les plus pénalisés par l'arrivée de nouaux immigrés sont en fait les immigrés anciennement installés. Les immigrés arrivants et installés sont substituables [Gaston et Nelson, 2000J. Les travailleurs non qualifiés autochtones se déplaceraient des secteurs qui emploient le plus d'immigrés rs d'autres secteurs. Cela permettrait A  ces secteurs de mieux résister A  la concurrence internationale des pays A  bas salaires. L'embauche d'immigrés peut donc parfois AStre considérée comme une stratégie de substitution A  la délocalisation des activités. En cela, les immigrés ne - prennent - pas des emplois aux nationaux, ils acceptent des emplois délaissés dans des activités peu compétitis ICERC, 1999 : Jayet et al., 2001. pour une étude du cas franA§ais].


Les expériences naturelles avalisent cette absorption assez aisée de l'immigration par les marchés du travail des pays d'accueil. Ainsi, l'impact de l'exode de 125 000 Cubains rs la Floride en 1980 n'a pas eu autant d'effets sur le marché du travail local qu'on aurait pu le penser. Cette immigration a pourtant représenté une hausse de 7 % de la population acti. La dispersion géographique de cette main-d'œuvre explique sans doute aussi la quasi-absence d'effets sur les salaires ou l'emploi en Floride. De mASme, le choc migratoire le plus important dans l'histoire contemporaine, A  savoir le flux de 670 000 Russes rs IsraA«l entre 1989 et 1996, soit 14 % de la population acti, n'aurait eu que des effets mineurs sur le marché du travail israélien [Greenaway et Nelson, 2000].
Finalement, U semble bien que le raisonnement des économistes internationalistes soit le plus pertinent dans l'histoire. En effet, celui-ci ne prédit pas d'impact sur le marché du travail du pays d'accueil, mais une évolution des spécialisations de ce pays. Or, les travaux de Hanson et Slaugter [1999] identifient une telle évolution aux états-Unis entre 1980 et 1990. Us montrent que les spécialisations des états américains ont changé ac les variations de l'offre de travail. En revanche, encore une fois, les salaires sont restés sles ainsi que l'emploi.
11 apparait donc que la peur suscitée chez certains par l'immigration n'est pas fondée au économique. Car ni les marchés du travail, ni les finances publiques, ni le taux de croissance de l'économie ne sont vérilement affectés par l'afflux d'immigrés (sur ces derniers points, cf. Coppel et al. [20011 ; Jayet et al. [2001]).
En revanche, l'émigration de main-d'œuvre qualifiée dans les pays du Sud peut nuire au déloppement de ces pays. Cette perte de capital humain, qui a été formé sur place ac le coût que cela représente, correspond A  un manque A  gagner dommageable bien que difficilement chiffrable. Néanmoins, en théorie, ces perspectis d'émigration du Sud rs les emplois qualifiés et bien rémunérés du Nord jouent également comme une incitation pour se former. Sans cette incitation, le niau moyen d'éducation serait sans doute plus faible encore au Sud. Si l'on considère ensuite que les travailleurs qui se sont formés n'émi-grent pas tous, ou reviennent A  terme dans le pays d'origine, l'effet sur la croissance de ce pays d'origine peut finalement AStre positif [Beine et al., 2001]. L'impact de la fuite des ceraux apparait donc ambigu pour le Sud.
En revanche, rappelons que cette immigration est systématiquement favorable au Nord. D'ailleurs, elle est sount encouragée, les pays déloppés conservant une certaine latitude dans leur politique migratoire. En revanche, on peut se demander si une telle latitude existe toujours concernant la conduite des politiques économiques A  mener face A  la mondialisation.


2. Quelles politiques face A  la mondialisation ?


Face A  un phénomène global, les états apparaissent de plus en plus dépourvus. On peut donc douter de l'efficacité des politiques nationales. La logique voudrait d'ailleurs que soient mises en place des politiques transnationales : face A  un phénomène global, la réponse doit AStre également globale. L'idée qui, peu A  peu, émerge découle de cette assertion. La gestion collecti de la mondialisation, l'harmonisation des échanges seraient en fait un bien collectif international qu'il convient de conserr et de délopper. Sans doute est-ce l'enjeu des actuelles et futures grandes négociations de l'OMC.


Des politiques nationales forcément insuffisantes ?

Les nations du Nord consernt plusieurs instruments d'action pour gérer les conséquences de la mondialisation. Au-delA  des mesures sociales destinées A  réduire la progression des inégalités, cette gestion passe notamment par des politiques industrielles accomnant la spécialisation, des politiques actis de l'emploi, ou encore une redéfinition de la politique commerciale.


» Les enjeux de la politique industrielle

Le but de la politique n'est pas de contrarier le processus de spécialisation issu des avantages atifs des pays, mais plutôt de l'accomner et de l'orienter. Plus précisément, il semble souhaile de favoriser la spécialisation intrasectorielle plutôt que la spécialisation intersectorielle, plus coûteuse, économiquement et socialement [Paul. 1999], mASme si les deux types de spécialisation conduisent in fine A  un accroissement de la demande relati de travail qualifié dans l'économie. Trois raisons justifient cette position.
En premier lieu, le processus de spécialisation intrasectorielle. qui repose en partie sur une évolution du métier des firmes, est moins brutal que celui de spécialisation intersectorielle, basé sur la destruction des firmes. En deuxième lieu, la spécialisation intrasectorielle permet de conserr dans le pays une vérile base industrielle, un savoir-faire, qui sinon disparait. En troisième lieu, de faA§on purement pragmatique, favoriser la spécialisation intrasectorielle et intrafirme impose un transfert de ressources entre les différentes activités beaucoup moins contraignant que dans le cadre de la spécialisation intersectorielle. Il est en effet nettement plus facile et donc réaliste de former de la main-d'œuvre A  l'intérieur d'un secteur, et plus encore au sein d'une firme, qu'entre les secteurs importateurs et exportateurs. Par exemple, s'il est possible de former un ouvrier qualifié A  un travail de technicien au sein d'une mASme entreprise ac des coûts el des délais raisonnables, un tel passage se révèle bien plus difficile lorsque l'ouvrier travaille dans le textile et que l'objectif est d'en faire un technicien dans l'aéronautique.
En termes pratiques, cela suppose une politique industrielle dite de créneaux [Rainelli, 1998]. C'est-A -dire que les autorités doint avant tout contribuer au déloppement de certaines activités ou de certains produits, plus qu'A  accorder une aide globale A  l'ensemble des secteurs ou filières en déclin. L'objet est de créer une incitation (via des subntions, une redéfinition de la fiscalité, etc.) A  l'évolution du métier des firmes, A  la conduite de certains choix stratégiques. En priorité, nous avons vu que la montée en gamme, liée aux innovations notamment, était sount payante dans les secteurs concurrencés par les pays A  bas salaires. Rainelli [1998] souligne qu'une telle politique accomne le moument de spécialisation internationale, alors que le soutien généralisé aux secteurs en déclin marque un refus, sans doute aussi vain que coûteux, face A  ce moument.
Pour autant il sera difficile d'absorber ainsi l'ensemble de l'offre excédentaire de travail non qualifié. En parallèle A  la politique de créneaux, il apparait nécessaire de favoriser l'émergence ou le déloppement d'activités protégées ' de la concurrence internationale ' intensis en travail non qualifié. Dans cette optique, le débat sur l'émergence des services de proximité perd peu A  peu son caractère anecdotique pour denir un vérile enjeu économique. Dans les pays industrialisés ourts A  la mondialisation, cette activité peut denir une source importante, pour ne pas dire unique, de reclassement des travailleurs non qualifiés. Elle s'accorde en outre ac l'accroissement de la rémunération des travailleurs qualifiés qui pourraient alors de plus en plus avoir recours A  ce type de services.
Les états-Unis semblent en avance sur l'Europe dans l'émergence de telles activités. La rigidité des marchés du travail joue ici un rôle prépondérant en ne facilitant pas la création de ces noulles activités. Néanmoins, il convient également de maitriser l'émergence de ces services. Autant que possible, il est souhaile d'éviter la profusion de - petits boulots - précaires et très peu rémunérés comme il en existe aux Etats-Unis (bad jobs). Sinon cela ne résout en rien le problème des inégalités.


» Une politique de l'emploi axée rs la formation

La formation est la clé du problème de l'évolution récente des inégalités salariales. Ainsi, pour éradiquer les conséquences sociales de la mondialisation, il suffirait qu'une politique de formation efficace permette un accroissement relatif de l'offre de travail qualifié tel qu'il vienne compenser l'actuelle hausse de la demande relati de travail qualifié. Les simulations menées pour apprécier l'impact d'une hausse du niau global de qualification dans les économies du Nord confirment très largement cette intuition. Elles montrent en effet que l'élasticité des inégalités A  la dotation relati en travail qualifié est très élevée | Anus, 1995 ; Cardebat et Téiletche, 1997]. Dès lors, tout ce qui tend A  accroitre le niau de qualification des travailleurs est forcément une bonne mesure pour réduire les inégalités. Toutefois, l'enjeu de la formation, s'il est essentiel, n'en est pas moins de long terme. Seule sa composante intrasectorielle et mASme intrafirme pourrait a priori conduire A  court ou moyen terme A  des résultats tangibles.
En outre, toute la main-d'œuvre non qualifiée libérée par la concurrence internationale ne peut, quelle que soit l'échéance, se transformer en travail qualifié A  l'intérieur des secteurs concernés comme A  l'extérieur. Il existe des barrières naturelles A  la mobilité des travailleurs dans la structure des qualifications, sans mASme en appeler A  l'immobilité intersectorielle.
» L'opportunité d'un retour au protectionnisme
La tentation protectionniste est bien réelle dans la plupart des pays. Il s'agirait de prendre le mal A  sa racine en limitant les importations dans les secteurs menacés par la concurrence internationale (agricoles, manufacturiers, etc.). Cette réaction parait logique en première analyse. Pourtant, plusieurs raisons indiquent qu'il s'agit plutôt d'une - fausse bonne solution -.


D'abord parce qu'entrar les flux commerciaux conduit indéniablement A  renoncer A  un accroissement du bien-AStre. Or, il est préférable de réfléchir A  une répartition plus égalitaire de cette richesse supplémentaire que d'y renoncer carrément. Ensuite, parce que de telles mesures ralentiraient l'expansion et le déloppement du Sud. Sans porter de jugement moral, il est évident que cela réduirait d'autant les débouchés des industries exportatrices du Nord. En outre, la réglementation des échanges pose toujours le problème des représailles. La multiplication et la gestion de conflits commerciaux A  répétition, A  l'issue incertaine, ne sont certainement pas un mode de fonctionnement optimal. En particulier, s'enfermer dans un processus protectionniste ac les pays A  bas salaires revient A  renoncer A  un marché potentiel de plusieurs milliards d'individus.
Il y aurait donc beaucoup A  perdre A  renoncer au libre-échange, mASme au profit d'une relati paix sociale. Néanmoins, cela ne signifie pas qu'il faille AStre des - libre-échangistes béats -. Simplement, il convient sans doute de gérer la mondialisation A  un niau collectif, plutôt que de tenter de se désolidariser d'un phénomène global dépassant de toute faA§on chaque nation. Cette gestion ou cette harmonisation de la mondialisation est d'autant plus nécessaire que les politiques purement nationales, rapidement évoquées ici et plus ou moins appliquées par les pays déloppés, ne permettent pas d'enrayer la montée des inégalités. Deux voies existent pour une tentati de gestion collecti de la mondialisation : la régionalisation ou le multilatéralisme. Mais les deux impliquent des politiques transnationales.


La nécessité de politiques transnationales

Dans la foulée des travaux de Kindleberger [1988], on peut considérer qu'une mondialisation maitrisée ou harmonieuse, respectant au mieux les intérASts de chacun, constituerait un bien public international. Un bien public ou collectif est par nature un bien qui ne peut AStre fourni par le marché, par le secteur privé, de par sa nature indivisible ou non exclusi. A€ savoir que la consommation d'un tel bien par un individu ne réduit pas les possibilités de consommation de ce mASme bien par d'autres individus. Dans cette optique, un bien public international correspond A  un bien que les Etats n'ont pas d'intérASt A  produire individuellement, mais accessible et utile A  tous. Pour Kindleberger, l'existence de systèmes commercial et monétaire internationaux efficaces constitue autant de biens publics internationaux. La demande pour de tels biens est réelle pour la plupart des nations. La régionalisation de l'économie mondiale en atteste, l'existence de l'OMC ou des autres grandes institutions internationales également.


» Régionalisation et biens publics internationaux

La régionalisation est tout A  la fois un bien public international et un fournisseur de biens publics A  l'échelle de la zone [Siroèn, 2000]. Elle représente un bien public international en ce qu'elle correspond A  une organisation des échanges dans le cadre coopératif de règles strictes. Tout accord commercial préférentiel entre deux ou plusieurs pays constitue une exception au multilatéralisme et donc réclame une dérogation aux règles de l'OMC, notamment par rapport A  la clause de la nation la plus favorisée [Rainelli, 2002b].
La constitution de telles zones montrent bien la volonté qu'ont certains pays A  organiser les échanges en marge de la vague mondialisante. En particulier, la multiplication de ces zones dans les années 1990 [SiroA«n, 2000] révèle très nettement ce besoin ou cette nécessité d'organisation du commerce international. Les états sont prASts A  financer la création de telles zones, de tels biens publics, car les effets en sont jugés positifs pour chaque nation. L'organisation des échanges dans un cadre coopératif apparait donc de fait et très clairement comme un bien public international. Cela vient notamment de ce que, A  de rares exceptions près, les pays formant ces zones sont économiquement, comme géographiquement, proches. Leurs spécialisations sont donc également voisines. L'échange qui en découle, basé sur le déloppement d'économies d'échelle et la différenciation des produits, est alors moins coûteux socialement que le commerce basé sur des différences profondes de dotations factorielles.
Cela n'exclut pas que des pays de déloppement économique différents forment une telle zone. C'est le cas de l'ALENA (Canada, états-Unis, Mexique). L'Union européenne intègre également progressiment certains PECO (Pays d'Europe centrale et orientale). Mais le commerce qui se met en place sur la base de dotations factorielles différentes est alors maitrisé, il se déloppe dans un cadre coopératif. Il peut d'ailleurs donner lieu A  un détournement de trafic pour les pays A  bas salaires en dehors de la zone et finalement AStre moins coûteux socialement pour les pays déloppés de la zone.
Pour beaucoup, la régionalisation apparait comme un substitut A  la mondialisation. Soit une étape intermédiaire entre protectionnisme et libre-échangisme, soit plutôt une voie médiane entre ces deux extrASmes. En effet, il n'est pas certain que la création mASme de simples zones de libre-échange, malgré leur nom, soit garante d'un approfondissement du libre-échange. La balance entre les effets de création et de détournement de flux commerciaux est globalement incertaine. L'impact sur le bien-AStre mondial est donc lui-mASme incertain [SiroA«n, 2000].
Pour autant, l'histoire contemporaine n'avalise pas l'idée de forteresses régionales protectionnistes allant A  rencontre de la mondialisation ISachwaJd, 2000]. En d'autres termes, régionalisation et mondialisation ou multilatéralisme ne s'excluent pas forcément.
» Le multilatéralisme peut-il AStre un bien public international ?
Bien entendu tout va dépendre de ce que l'on entend par multilatéralisme. S'il s'agit du libre-échange au niau mondial, d'absence totale d'entras aux échanges, il n'est pas évident, eu égard aux précédents chapitres, que cela constitue forcément un bien public international. Néanmoins, le sujet devient ici sensible, doctrinal, et les opinions partagées.
En revanche, une organisation des échanges sur un mode coopératif dans le but d'aboutir A  un commerce mondial équile, au sens de favorable A  l'ensemble des nations, respectueux des droits de l'homme et de l'environnement, pourrait A  coup sûr AStre considérée comme un bien public international. C'est ainsi que le débat sur l'instauration d'une clause sociale auprès de l'OMC peut se poser. La clause sociale peut en effet se justifier en tant que bien public international [SiroA«n, 1997].
Une harmonisation des échanges implique aussi une certaine silité financière et monétaire. Comme la crise asiatique de 1997 l'atteste, cette silité est évidente pour que des échanges équiles puissent s'instaurer. Les accusations de dumping monétaire ou les fortes variations des taux de change sous l'effet des transferts erratiques de capitaux perturbent en effet A  la fois les flux commerciaux et les relations commerciales entre les pays.
Au-delA , la nécessité d'un vérile droit international s'imposera sans doute également. Il commence d'ailleurs A  s'esquisser [Pellet, 2000]. Car l'absence de droit international laisse la place A  des comportements individualistes et non coopératifs de la part des pays. Les problèmes liés au respect de la propriété intellectuelle en sont une illustration. L'OMC ne peut résoudre l'ensemble de ces problèmes qui sortent de son domaine de compétence.
Selon Kindleberger [1988], la crise de 1929 peut s'interpréter A  trars une carence de biens publics internationaux garantissant un déloppement harmonieux des échanges dans un cadre de silité monétaire. Sans doute faut-il aujourd'hui éviter les erreurs du passé en renforA§ant l'acquis. De grandes institutions existent, l'OMC, le FMI, la Banque mondiale, etc. La coordination de leurs actions, la redéfinition ou l'élargissement de leurs prérogatis aideraient très vraisemblablement A  mieux gérer la mondialisation, A  amenuiser ses conséquences négatis. C'est donc l'idée d'une gournance mondiale qui émerge comme principal rempart face aux incertitudes de la mondialisation [Bourguinat, 2001].

Conclusion
La mondialisation influence les marchés du travail de multiples faA§ons. Bien au-delA  de ce que prédit la théorie du commerce international. Néanmoins, son impact total reste très délicat A  précisément quantifier. Mais il est bien certain que la mondialisation ne peut plus AStre considérée comme un cteur mineur d'inégalités salariales. Au contraire, en affectant les spécialisations intersectorielle, intrasectorielle et intrafirme, elle boulerse profondément les processus productifs, donc l'allocation des ressources et l'organisation du travail. Comment considérer alors qu'elle n'affecte pas les marchés du travail, l'emploi et les salaires ?
Dès lors, le débat sur les effets de la mondialisation doit maintenant impératiment s'accomner d'une réflexion d'enrgure sur sa gestion. L'adhésion de la Chine A  l'OMC fin 2001, ac les enjeux que cela représente, constitue une bonne occasion de réfléchir A  cette notion de gournance mondiale aujourd'hui encore trop abstraite.





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