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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Capital humain ou machines humaines ?

Capital humain ou machines humaines ? : il n est de richesse que d hommes



Capital humain ou machines humaines ?
Au cours de cette période, en effet, une série de facteurs technologiques et politiques ont brisé le pacte social des Trente Glorieuses, exacerbé la compétition mondiale et renrsé le rapport de forces au profit du capital financier et au détriment du travail : la montée de - classes moyennes - épargnantes, propriétaires de logements, et donc plus soucieuses de faible inflation et de taux d'intérASts élevés que de lutte contre l'exclusion des moins qualifiés ; la libéralisation des mouments de capitaux et les politiques monétaires rigoureuses qui, en favorisant le financement par les marchés financiers, redistribuent le pouvoir de gestion au profit des grands actionnaires ; la déréglementation et l'émergence de nouaux pays industriels qui élargissent le champ et l'intensité de la concurrence ; les noulles technologies qui rendent la production moins dépendante d'une main-d'œuvre peu qualifiée ; le chômage et la pauvreté de masse contraignant ceux qui consernt leur emploi A  se soumettre aux exigences des employeurs ; la disparition de la menace politique interne et externe que constituait le communisme ; le déclin du syndicalisme, etc.


Tout cela crée un environnement dans lequel les salariés n'ont plus que deux options sur troisl9 dans leur relation A  l'employeur : se démettre (exit) ou se soumettre (loyalty) ; la troisième option, la discussion et la négociation (voice), se réduit comme une peau de chagrin. Dans ce contexte, l'engouement managérial pour l'instissement en capital humain et la gestion des ressources humaines, loin de refléter une humanisation de l'entreprise, masque plutôt un statu quo ou une régression sociale. On ne négocie pas ac une - ressource -, on la gère. Le glissement conceptuel du travail - marchandise ordinaire - rs le travail - capital humain - n'altère en rien la considération de l'homme comme un facteur (et non comme la finalité) de la production ; tout au plus incite-t-il A  traiter les travailleurs comme des machines humaines. Les travailleurs qualifiés n'échappent A  leur remplacement par des machines qu'A  la condition de consentir A  denir eux-mASmes des machines dociles, flexibles et toujours susceptibles d'AStre mises au rebut si leur rendement ne satisfait pas les exigences des actionnaires. Une machine n'est pas moins -jele - qu'une matière première20. Les travailleurs les moins qualifiés - qui ne sont mASme pas dignes d'AStre considérés comme un capital humain - ne peunt pour leur part qu'AStre soumis A  une exploitation encore plus sauvage qu'A  l'époque où le capital était contraint A  de multiples compromis par l'Etat et les syndicats. Aucun directeur des ressources humaines ne s'offusque qu'une caissière de la grande distribution laisse ses enfants où elle peut A  sept heures du matin, supporte une A  deux heures de transports en commun, prenne ensuite son service pour quelques heures seulement, doi le reprendre en milieu ou en fin d'après-midi, avant de rentrer chez elle pour, dans le meilleur des cas, coucher ses enfants.
La préoccupation des entreprises pour le bien-AStre de leurs employés est donc sélecti car il ne constitue pas A  leurs yeux un bien en soi ; c'est seulement un instissement parfois nécessaire pour AStre mieux armé dans la concurrence. Les conseils d'administration jugent la pertinence d'une politique du personnel non pas ac des indicateurs de bonheur des salariés, mais en regardant la dernière ligne du compte d'exploitation. Les firmes mobilisent leurs travailleurs comme on mobilise des troupes pour une guerre. L'attention portée A  l'homme comme instrument est ainsi complètement tributaire de la fin poursuivie : la guerre économique ; elle ne se préoccupe pas de savoir si les hommes sont heureux d'AStre en guerre.
Mais dans quelle mesure peut-on incriminer un directeur du personnel dont la marge de manœuvre se limite A  faire ce qu'on lui demande ou A  AStre remplacé par un autre qui le fera tout aussi bien ? Ce n'est peut-AStre pas tant l'entreprise que la société qui est inhumaine. L'entreprise n'est qu'un heu de combinaison de facteurs de production dans un environnement de contraintes déterminées par son marché. La concurrence la contraint A  optimiser l'usage de ces - facteurs - dans le cadre de règles du jeu qu'elle ne choisit pas. C'est la communauté nationale qui définit les finalités, les modalités du - bien-vivre -. Citons A  ce propos un extrait de notre - Manifeste pour l'économie humaine21 - soutenu par plusieurs centaines d'économistes d'une trentaine de pays :
- Il convient en effet de ne pas déduire ce que sont les aspirations profondes des entrepreneurs de la seule observation de comportements largement contraints par la logique de guerre économique qui tend A  gourner leurs marchés. Rappelons tout d'abord que l'immense majorité des entreprises sont des microentreprises (individuelles ou ac quelques salariés) et des PME (petites et moyennes entreprises) dont les patrons ont des préoccupations et des contraintes qui n'ont rien A  voir ac celles des dirigeants de firmes multinationales. Les salariés eux-mASmes, quand ils restent au contact de leur employeur, pourraient témoigner qu'un chef d'entreprise ne peut AStre assimilé A  la caricature du capitaliste avide de profits personnels, indifférent A  la misère du monde et viscéralement hostile aux interntions de l'état
- L'entreprise, pour son créateur ou ses dirigeants, est aussi sount l'entreprise d'une vie, une action où la quASte de sens et de reconnaissance coexiste ac celle du profit, ce dernier constituant plus un outil qu'une fin en soi. Et l'entrepreneur n'est pas qu'un entrepreneur : il est aussi un père ou une mère de famille, un(e) citoyen(ne), une personne animée par bien d'autres choses que la quASte de profits monétaires. Mais la concurrence exacerbée par la libéralisation générale des échanges, quand elle n'est pas accomnée par des règles communes définissant les limites de la concurrence acceple, peut contraindre l'entrepreneur A  se comporter comme si le profit était la fin ultime de son action. Quand il y va de la survie de son entreprise, de la défense de l'œuvre commune accomplie ac les salariés, de la saugarde des emplois qui peunt AStre sauvés, le chef d'entreprise peut se trour en proie A  des conflits d'objectifs insolubles. Car l'acteur individuel ne change pas les règles du jeu en refusant de les appliquer.
- C'est pourquoi nombre d'entrepreneurs, loin d'attendre des économistes la diffusion de dogmes libéraux et, des responsables politiques, l'abolition des contraintes publiques, espèrent en réalité le contraire. Des économistes, ils attendent une réflexion sur l'organisation d'un système économique qui rendrait les rtus d'une saine concurrence compatibles ac les exigences du déloppement humain. Des politiques, ils attendent la capacité de faire respecter de noulles règles du jeu par tous les acteurs internant sur leurs marchés. -





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