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MANAGEMENT

Le management ou la gestion est au premier chef : l'ensemble des techniques d'organisation des ressources mises en œuvre dans le cadre de l'administration d'une entité, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Dans un souci d'optimisation, le périmètre de référence s'est constamment élargi. La problématique du management s'efforce - dans un souci d'optimisation et d'harmonisation- d'intègrer l'impact de dimensions nouvelles sur les prises de décision de gestion.


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Le choix des unités

Le choix des unités : Ressources humaines



Dans ce chapitre et les trois suivants, nous nous efforcerons de débrouiller un certain nombre de questions qui n'ont pas de rapport particulier ou exclusif ac les problèmes qui constituent l'objet spécial de notre étude. Ces chapitres ont donc le caractère d'une digression et nous empAScheront pendant un temps de poursuivre l'examen de notre thème principal. Si ces matières sont examinées ici, c 'est uni -quement parce qu'elles n'ont jamais été traitées ailleurs d'une faA§on qui nous paraisse connir aux besoins de notre enquASte particulière.


Trois difficultés nous ont surtout arrASté dans la rédaction de ce livre, au point que nous étions incapable de nous exprimer correctement avant de leur avoir trouvé une solution : d'abord le choix des unités de quantité connant aux problèmes du système économique dans son ensemble, ensuite le rôle joué par la prévision dans l'analyse économique, et enfin la définition du renu.

L'imperfection des unités A  l'aide desquelles les économistes ont coutume de travailler peut AStre illustrée parles concepts de Dividende National, de stock de capital réel et de niau général des prix :
1A° Le Dividende National tel qu'il est défini par Marshall et par le Professeur Pigou (1) mesure le volume de la production courante i. e. le renu réel, et non la valeur de cette production i. e. le renu nominal (1). De plus, il dépend, dans un certain sens, de la production nette ' c'est-A -dire de l'addition nette aux ressources de la communauté disponibles pour AStre consommées ou pour AStre conservées comme stock de capital, qui résulte des activités économiques et des sacrifices de la période courante, après compensation de l'usure subie par le stock de capital réel existant au début de la période. On a tenté d'échafauder sur cette base une science quantitati. Mais, ainsi employée, une telle définition soulè une gra objection : la production de la communauté en biens et en services est un ensemble non homogène, qui ne peut AStre mesuré au sens strict du mot que dans certains cas spéciaux, lorsque par exemple les articles d'une production se retrount tous en proportion égale dans une autre production. 2A° On rencontre une difficulté plus grande encore, lorsque pour calculer la production nette, on cherche A  mesurer l'addition nette A  1 ' équipement en capital* : car il faut alors trour une base de aison quantitati entre les articles d'équipement nouaux produits au cours de la période et les articles anciens que l'usure a détruits. Pour arrir au Dividende National net, le Professeur Pi gou (2) déduit un taux d'affaiblissement par désuétude, usure, etc., tel qu'on - puisse raisonnablement le considérer comme normal ; et le critère pratique de l'affaiblissement normal, c'est qu'il soit assez régulier pour pouvoir AStre prévu sinon en détail tout au moins en gros -. Mais puisque cette déduction n'est pas une déduction exprimée en monnaie, il est amené A  supposer qu'il peut y avoir une variation dans une quantité physique, alors qu'il n'y a aucun changement physique, autrement dit il introduit implicitement les variations de valeur. En outre il est incapable de découvrir une formule satisfaisante (3) pour évaluer l'équipement nouau par rapport A  l'ancien, lorsque par suite de changements dans la technique les deux équipements ne sont pas identiques. Nous estimons que le concept visé par le Professeur Pigou est pour l'analyse économique le concept correct et connable. Mais, tant qu'on n'a pas adopté un système satisfaisant d'unités, c'est une tache impossible de le définir ac précision. Le problème consistant A  er une production réelle A  une autre production et A  calculer ensuite le renu net en compensant par de nouaux articles d'équipement l'usure des anciens, pose des énigmes qui, on peut le dire A  coup sûr, n'admettent pas de solution.
3A° L'élément d'imprécision bien connu mais inévile que comporte, de l'au général, le concept de niau général des prix rend l'usage de ce terme fort incommode dans une analyse causale, qui doit AStre exacte.
Néanmoins, c'est A  juste titre qu'on considère toutes ces difficultés comme de simples jeux d'esprit. Elles sont - purement théoriques - en ce sens qu'elles ne troublent jamais les hommes d'affaires, qu'elles n'interviennent mASme nullement dans leurs décisions et qu'elles n'ont pas d'influence sur le déroulement causal des événements économiques, lesquels sont nets et déterminés malgré l'indétermination quantitati de ces concepts. Il est donc naturel de conclure que lesdits concepts ne manquent pas seulement de précision, mais encore qu'ils ne sont pas nécessaires. De toute évidence notre analyse quantitati devra s'exprimer sous une forme excluant toute expression quantitati vague. Et, A  vrai dire, dès qu'on s'attache A  ésectiuner ces expressions, il apparait, ainsi que nous espérons le montrer, qu'on s'en trou beaucoup mieux.
Bien entendu, le fait que deux groupes incommensurables d'objets dirs ne puissent fournir par eux-mASmes la matière d'une analyse quantitati ne doit pas nous empAScher d'élir des aisons statistiques approximatis, qui, pour AStre fondées sur quelque élément sommaire de jugement plutôt que sur une computation rigoureuse, n'en sont pas moins dans certaines limites valables et intéressantes. Mais la vérile place de concepts comme la production réelle nette et le niau général des prix se trou dans le domaine de la description historique et statistique. Leur objet devrait AStre de satisfaire la curiosité historique et sociale. Pour un tel objet une précision parfaite n'est pas nécessaire ni habituelle, alors que pour une analyse causale elle est au contraire indispensable, sans qu'il importe de savoir si l'on a ou non une connaissance exacte et complète des valeurs prises dans la réalité par les quantités qui interviennent. Dire que la production nette est plus considérable, mais le niau des prix plus bas aujourd'hui qu'il y a un an ou dix ans, c'est énoncer une proposition analogue par sa nature A  l'affirmation que la Reine Victoria était une souraine meilleure mais non une femme plus heureuse que la Reine Elisabeth. Cette proposition n'est dépourvue ni de sens ni d'intérASt, mais elle est impropre A  servir de matière au calcul différentiel. Notre précision serait dérisoire si nous prétendions placer de semblables concepts en partie vagues et non quantitatifs A  la base d'une analyse quantitati.



En toute circonstance particulière, ne l'oublions pas, les entrepreneurs ont A  décider sur quelle échelle ils feront travailler un équipement* donné ; et lorsque nous disons que l'attente d'une demande accrue, c'est-A -dire une hausse de la courbe de la demande globale, amène un accroissement de la production globale, nous voulons réellement dire que les entreprises qui possèdent l'équipement en capital sont incitées A  lui associer un volume plus grand d'emploi global de la main-d 'œuvre. Dans le cas d'une entreprise ou d'une industrie individuelles produisant une marchandise homogène, il est légitime, si on le désire, de parler d'augmentations ou de diminutions de la production. Mais lorsqu'on additionne les activités de toutes les entreprises, on ne peut s'exprimer ac exactitude qu'au moyen des quantités d'emploi appliquées A  un équipement* donné. Les concepts de production globale et de niau des prix cessent alors d'AStre indispensables, car on n'a pas besoin d'une mesure absolue de la production globale courante, semblable A  celle qui serait nécessaire si on voulait er le montant de cette production A  celui qu'on obtiendrait en associant un équipement différent A  une quantité différente d'emploi. Lorsque, pour des fins descriptis ou pour une aison sommaire, nous souhaitons parler d'un accroissement de la production, il faut nous appuyer sur la présomption générale que le montant de l'emploi associé A  un équipement donné constitue un index satisfaisant du montant de la production qui en résulte ' les deux facteurs étant présumés augmenter et diminuer simultanément sinon dans une proportion numérique définie.
Pour traiter la théorie de l'emploi, nous proposons donc de n'utiliser que deux unités fondamentales de quantité : les quantités de valeur monétaire et les quantités d'emploi. Les premières sont strictement homogènes et les secondes peunt aussi AStre rendues homogènes. Pour autant que le travail salarié ou appointé obtient aux dirs échelons et dans les différentes taches une rémunération relati plus ou moins fixe, on peut en effet donner de la quantité d'emploi une définition suffisante pour le but que nous nous proposons en prenant pour unité d'emploi l'emploi pendant une heure de la main-d'œuvre ordinaire et en pondérant proportionnellement A  sa rémunération l'emploi pendant une heure d'une main-d'œuvre spécialisée, i. e. en comptant pour deux unités l'heure de travail du spécialiste rémunéré au double du tarif ordinaire. Nous appellerons unité de travail l'unité dans laquelle la quantité d'emploi est mesurée ; et le salaire nominal de l'unité de travail sera dénommé unité de salaire ( 1 ). Par suite, si E représente la somme des salaires (et des appointements), S l'unité de salaire, et N la quantité d'emploi, E = N x S.


L'hypothèse de l'homogénéité de l'offre de travail n'est pas infirmée par le fait évident qu'il existe des différences marquées dans l'habileté professionnelle des dirs travailleurs et dans leurs aptitudes aux dirses taches. Lorsque en effet la rémunération de la main-d'œuvre est proportionnelle A  sa productivité, on a tenu compte de ces différences en considérant que les individus contribuaient A  l'offre de travail proportionnellement A  leur rémunération. Et, lorsque, A  mesure que la production augmente, une entreprise donnée est obligée de faire appel A  une main-d'œuvre qui par unité de salaire payée est de moins en moins efficace pour ses fins spéciales, et n'y a lA  qu'une raison entre autres pour que le rendement quantitatif de l'équipement diminue lorsqu'une quantité croissante de travail lui est appliquée. Nous imputons en quelque sorte l'hétérogénéité des unités de travail également rémunérées A  l'équipement en capital, en considérant que celui-ci est de moins en moins propre A  l'emploi des unités de travail disponibles A  mesure que la production croit, au lieu de considérer que les unités de travail disponibles sont de moins en moins aptes A  se servir d'un équipement homogène. Par suite, s'il n'y a pas d'excédent de la main-d'œuvre spécialisée ou experte et si l'emploi de main-d'œuvre moins idoine entraine une hausse du coût de travail par unité de production, ceci signifie que, lorsque la production augmente, le rendement de l'équipement diminue plus vite qu'il ne l'eût fait si un tel excédent avait existé (1 ). MASme si, A  la limite, les différentes unités de travail sont spécialisées au point de n'AStre plus du tout interchangeables, ce cas n'a rien d'embarrassant ; il signifie simplement que l'élasticité de l'offre de la production pronant d'un type particulier d'équipement tombe brusquement A  zéro lorsque les disponibilités de main-d'œuvre spécialisée dans l'emploi de cet équipement sont totalement employées (2). Ainsi notre hypothèse d'une unité de travail homogène ne soulè pas d'objection, A  moins qu'il n'y ait une grande insilité dans la rémunération relati des différentes unités de travail; et encore est-il possible de tenir compte de cette difficulté, si elle se présente, en supposant que l'offre de travail et la forme de la courbe de l'offre globale sont sujettes A  des variations rapides.
Lorsqu'on traite le système économique dans son ensemble, on peut, nous en sommes convaincu, s'épargner beaucoup de tracas inutiles en se limitant strictement aux deux unités de monnaie et d'emploi, en réservant l'emploi des unités de productions ou d'équipements particuliers aux cas où on analyse la production d'entreprises ou d'industries considérées isolément, et en laissant l'emploi de concepts vagues comme la quantité de la production globale, la quantité de l'équipement global en capital et le niau général des prix pour les cas où on s'attaque A  quelque aison historique qui dans certaines limites (peut-AStre fort étendues) est notoirement imprécise et approximati.
n s'ensuit que nous mesurerons les variations de la production courante en nous référant aux heures de travail que l'on paye (soit en vue de satisfaire les consommateurs soit en vue de produire l'équipement nouau) pour les employer sur l'équipement existant, les heures de travail qualifié étant pondérées proportionnellement A  leurs rémunérations. Nous n'avons pas besoin de faire une aison quantitati entre cette production et celle qui serait obtenue en associant un groupe de travailleurs différent A  un équipement en capital différent. Pour prédire comment les entrepreneurs possédant un équipement donné réagissent aux variations de la courbe de la demande globale, point n'est besoin de savoir comment la quantité de la production résultante, le niau de vie et le niau général des prix se eraient A  ce qu'ils ont été A  une époque différente ou dans un autre pays.





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