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ECONOMIE

L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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éléments d'analyse financiÀre

Les comptes de l'entreprise dégagent un résultat final (un bénéfice ou une perte), et des résultats intermédiaires, qui permettent de calculer un certain nombre de ratios financiers. La fonction financière de l'entreprise privilégie deux riables : la renilité et l'équilibre financier.

A/ Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Les soldes intermédiaires de gestion constituent différentes étapes dans l'élaboration du résultat de l'exercice de l'entreprise. On en compte huit :


1) Marge commerciale : Chiffre d'affaires

- Coût d'achat des marchandises vendues
C'est le solde majeur des entreprises commerciales. On en déduit le taux
de marge commerciale :
Taux de marge commerciale = Marge commerciale/Ventes de marchandises x 100

Le taux de marge permet de er les performances de l'entreprise par rapport aux autres entreprises du mASme secteur.


2) Production de l'exercice : Production vendue

+/- Production stockée + Production immobilisée
Ce ratio indique ce que l'entreprise de l'utilisation de cette production.

3) Valeur ajoutée (VA) : Production de l'exercice + Marge commerciale ' Consommations en provenance de tiers C'est la différence entre ce que l'entreprise a produit et ce qu'elle s'est procure A  l'extérieur pour produire : c'est la richesse créée par l'entreprise au cours de l'exercice.
On peut aussi calculer la leur ajoutée en additionnant les contributions des différentes parties impliquées dans la production :


NA° 4 - Calcul de la leur ajoutée (méthode additive)

Postes du compte de résultat Bénéficiaires


Salaires et charges sociales Personnel

+ Impôts et taxes Etat


+ Charges financières PrASteurs

+ Dividendes Actionnaires


+ Autofinancement Entreprise

= Valeur ajoutée

La leur ajoutée permet de calculer plusieurs indicateurs de productivité :
» Le ratio Valeur ajoutée/Effectifs mesure la contribution par salarié A  la leur ajoutée.
» Le ratio Valeur ajoutée/Immobilisations brutes productives indique le rendement du capital technique de l'entreprise.
» Le ratio Charges de personnel/Valeur ajoutée mesure l'importance du facteur trail dans la leur ajoutée.
» Le ratio Dotation aux amortissements/Valeur ajoutée mesure l'importance du capital technique dans la leur ajoutée.

4) Excédent brut d'exploitation (EBE) : Valeur ajoutée


+ Subventions d'exploitation

- Charges de personnel


- Impôts et taxes

Ce ratio mesure la capacité de l'entreprise A  engendrer des liquidités par son seul cycle d'exploitation (A  l'exclusion donc des revenus de placements financiers).

5) Résultat d'exploitation : Excédent brut d'exploitation
+ Autres produits d'exploitation - Dotations aux amortissements et provisions C'est un indicateur de performance économique qui tient compte des amortissements et provisions.

6) Résultat courant ant impôt : Résultat d'exploitation
+ Produits financiers - Charges financières
La aison de ce ratio avec le ratio précédent montre l'incidence de la politique financière sur le résultat de l'entreprise. Le résultat courant est utilisé pour analyser la renilité financière de l'entreprise, notamment des capitaux appartenant aux actionnaires.


7) Résultat exceptionnel : Produits exceptionnels

- Charges exceptionnelles


Il inclut notamment les plus ou moins-lues des cessions.

Si Résultat net de l'exercice


Résultat courant ant impôt + Résultat exceptionnel

- Participation des salariés aux résultats de l'entreprise


- Impôts sur les bénéfices



B/ La capacité d'autofinancement (CAF)


La capacité d'autofinancement permet A  l'entreprise d'alimenter ses besoins financiers grace aux ressources engendrées par ses activités. La CAF est un flux de liquidités engendré par l'activité globale de l'entreprise. C'est un résultat - encaissable -, c'est-A -dire un résultat calculé A  partir des seuls produits encaissables et des seules charges décaissables. La CAF inclut donc les dotations aux amortissements et provisions et les reprises sur amortissements et provisions, qui ne correspondent pas A  des flux financiers. Une partie de la CAF esl destinée A  la rémunération des actionnaires par la distribu-lion de dividendes, le reste, Y autofinancement, permet de financer plusieurs postes, selon les priorités définies par l*entreprise : remboursement des dettes, financement de l'investissement, augmentation de la trésorerie, des stocks ainsi que des créances clients.
On calcule la CAF de deux manières, soit A  partir de l'excédent brut d'exploitation (EBE), soit A  partir du résultat net de l'exercice.
' Pour obtenir la CAF A  partir de l'excédent brut d'exploitation, on ajoute A  l'EBE (ou on en retranche) les cléments financiers et exceptionnels ayant une incidence sur la trésorerie, et on retranche les prélèvements effectués au titre de la participation des salariés aux résultats de l'entreprise et de l'impôt sur les bénéfices :
Capacité d'autofinancement = Excédent brut d'exploitation
+ Transfert de charges d'exploitation + Autres produits d'exploitation
- Autres charges d'exploitation + Produits financiers


- Charges financières

+ Produits exceptionnels de gestion -Charges exceptionnelles de gestion


- Participation des salariés aux résultats de l'entreprise

- Impôt sur les bénéfices
' On peut aussi obtenir la CAF A  partir du résultat net de l'exercice :
Capacité d'autofinancement = Résultat net de l'exercice


+ Dotations aux amortissements et aux provisions

- Reprises sur les provisions
- Plus-lues de cessions d'immobilisations* + Moins-lues sur les cessions
d'immobilisations*
* Cas particulier : le produit des opérations en capital ayant un caractère exceptionnel n'est pas inclus dans la CAF bien qu'il engendre un flux financier. Par cohérence, il en est de mASme des charges exceptionnelles sur opérations en capital.


C/ La renilité

La renilité mesure la capacité de la firme A  dégager des ressources supérieures A  celles utilisées pour réaliser une activité marchande. La renilité engendre un revenu ; en mASme temps, c'est un indicateur de l'efficacité de l'action de l'entreprise.
Plusieurs ratios de renilité sont utilisés, selon que l'on met l'accent sur la renilité économique ou la renilité financière.
» La renilité commerciale ou d'exploitation


Excédent brut d'exploitation/Chiffre d'affaires

Ce ratio donne la marge commerciale nette. Applique aux différents secteurs d'activité de l'entreprise, il indique les activités les plus renles cl permet la sélection d'un portefeuille d'activités qui maximise le bénéfice de l'entreprise.


» La renilité économique

Résultat économique/Capitaux investis
Ce ratio mesure la performance de l'ensemble des capitaux investis par l'entreprise (immobilisations, stocks). Le résultat économique peut AStre l'excédent brut d'exploitation (EBE), le résultat d'exploitation ou la somme de l'un d'eux et des produits financiers retirés des actifs financiers de l'entreprise.
» La renilité financière
Un premier ratio mesure la performance des capitaux propres de l'entreprise,
c'est-A -dire des capitaux ancés par les propriétaires moins les charges


financières :

Résultat de l'exercice/Capitaux propres
En remplaA§ant, au dénominateur, les capitaux propres par le nombre d'actions émises, on obtient le bénéfice par action :
Résultat de l'exercice/Nombre d'actions émises
Ces ratios permettent de mesurer la renilité des capitaux engagés dans l'entreprise, et de la er avec les taux de rendement d'autres placements financiers.
En remplaA§ant encore le dénominateur par les capitaux permanents (capitaux propres plus les capitaux empruntés), on peut mesurer l'efficacité du management dans la gestion de l'ensemble des capitaux de l'entreprise.


» Le Price earning ratio (PER)

ou coefficient de capitalisation des résultats


Cours de l'action/Bénéfice par action

Parmi les sociétés cotées en bourse, un PER élevé indique que le marché anticipe une hausse des résultats. Si le PER est élevé, le prix du capital parait aussi relativement cher. Il ne l'est pas en réalité si les résultats futurs assurent une forte renilité. Inversement, le marché boursier peut anticiper une baisse des résultats futurs, impule A  la conjoncture (baisse du pouvoir d'achat) ou encore aux investissements qu'il faudra financer au détriment de la distribution des bénéfices.

D/ L'équilibre financier

aT¦ L'adéquation entre durée des ressources et durée des emplois
L'entreprise doit disposer de ressources permanentes afin de financer le cycle d'exploitation et le cycle d'investissement. Elle fait face en permanence A  des décaissements et des encaissements provenant de l'asymétrie entre les cycles d'approvisionnement, de production et de commercialisation. Au cours de la phase d'approvisionnement, l'entreprise doit acquérir des biens et des services auprès des fournisseurs, soit A  crédit, soit au comptant; au cours de la phase de production, l'entreprise transforme les matières stockées et des services en produits finis, elle supporte différentes charges : salaires, énergie, taxes, impôts ; au cours de la phase de commercialisation, l'entreprise stocke et vend les produits finis. Ainsi, le cycle d'exploitation engendre des dettes auprès des fournisseurs, le paiement de salaires au personnel, le versement de taxes A  l'état, et des créances sur les clients. L'équilibre financier repose sur des règles simples mais contraignantes pour l'entreprise : le long finance le long, le court finance le court. La durée des ressources doit AStre adaptée A  celle des emplois.
Le bilan financier (ure 5, e suinte) classe les différents éléments de l'actif et du passif, selon la durée (A  plus et A  moins d'un an) d'une part, et selon un ordre de liquidité croissant (actif) et d'exigibilité croissante (passif) d'autre part.


» L'actif du bilan financier

L'actif inclut :
' l'actif immobilisé, qui comprend les immobilisations nettes, le outil et la part A  plus d'un an des créances ;
' Y actif circulant (A  moins d'un an), qui recouvre :


» les stocks,

» les leurs réalisables, constituées de la part A  moins d'un an des immobilisations financières, des créances, des effets escomptés et des charges constatées d'ance,
» les leurs disponibles, composées des leurs mobilières de placement (actions, obligations) et des disponibilités.
a-  Le passif du bilan financier
Au passif, on trouve trois postes (les deux premiers postes constituant les capitaux permanents de l'entreprise) :
' les capitaux propres ;
' les dettes A  long terme, constituées des dettes financières A  plus d'un an, des provisions pour risques et charges A  plus d'un an, de la part A  plus d'un an des dettes non financières ;
' les dettes A  court terme, constituées de la part A  moins d'un an des dettes financières, des provisions pour risques et charges A  moins d'un an, des dettes non financières A  moins d'un an.


» La trésorerie de l'entreprise :

fonds de roulement et besoin de fonds de roulement


» Le fonds de roulement (FRN)

Le fonds de roulement est constitué par la différence entre les ressources et
les emplois longs d'un côté et les ressources et les emplois courts de l'autre.
FRN = Capitaux permanents - Actifs A  plus d'un an
Le FRN représente la part des capitaux permanents disponible pour financer des actifs réalisables.
L'existence d'un fonds de roulement positif donne une marge de sécurité A  l'entreprise et lui évite de retarder le paiement de ses dettes, de réaliser une partie de ses actifs immobilisés, ou encore de recourir A  différents emprunts.


» Le besoin de fonds de roulement (BFR)

Le besoin de fonds de roulement de l'entreprise vient de la confrontation des besoins provenant du cycle d'exploitation et des ressources engendrées par ce cycle. Il existe un décalage structurel entre les décaissements et les encaissements liés A  l'exploitation. Ce décalage est engendré par plusieurs facteurs : d'un côté, les délais de stockage et la durée des crédits consentis aux clients, qui constituent des ances de fonds, et de l'autre côté, la durée des crédits consentis par les fournisseurs, qui constituent une ressource.
Les besoins en fonds de roulement correspondent A  l'ance permanente de fonds immobilisés dans le cycle d'exploitation, liée aux décalages de règlement des clients et des fournisseurs et au besoin de financement des stocks. Us doivent AStre financés par des ressources sles. BFR = Actif circulant - Passif circulant
Dans l'actif circulant, on trouve le niveau des stocks et en-cours ainsi que les créances clients ; dans le passif circulant, on trouve les dettes fournisseurs.
La différence entre le FRN et le BFR constitue la trésorerie de l'entreprise.
Si le FRN est supérieur au BFR, l'entreprise dispose d'une trésorerie positive et donc d'un excédent A  placer; dans le cas contraire, elle accuse une trésorerie négative et doit donc emprunter pour financer son déficit. Elle peut recourir A  des crédits A  long terme si son déficit est structurel, A  court terme si son déficit est riable.
Pour gérer sa trésorerie, l'entreprise peut choisir entre deux options : la trésorerie nulle ou la trésorerie positive. Dans le premier cas, l'entreprise ajuste ses besoins de trésorerie en recourant A  des crédits ou A  des placements A  court terme, mais elle encourt un risque en cas d'erreur; dans le second cas, l'entreprise a une trésorerie dormante : elle subit une perte car cette trésorerie n'est pas rémunérée.
En fait, la détention d'actifs de trésorerie peut répondre A  d'autres mobiles que le seul objectif de solbilité :
' un mobile de transaction (assurer la continuité des opérations de production et de commercialisation),
' un mobile de précaution (pouvoir faire face A  un événement imprévu),
' un mobile de spéculation (pouvoir profiter des opportunités que le marché financier est susceptible d'offrir A  court terme).


» Les ratios de structure financière

Découlant de l'analyse du fonds de roulement, plusieurs ratios rendent compte de la capacité de la firme A  rembourser ses dettes A  court terme :


» La liquidité

La mesure de la liquidité de l'entreprise est donnée par le ratio de liquidité générale, ou ratio de fonds de roulement net :


Actif circulant/Dettes A  court terme

» La solbilité
Ce ratio détermine la capacité de l'entreprise A  rembourser toutes ses dettes
exigibles :


Actif réel/Dettes exigibles.

» L'indépendance financière
Ce ratio concerne l'équilibre entre les capitaux propres et les différentes ressources empruntées A  plus d'un an :
Capitaux propres Dettes A  plus d'un an On estime que ce ratio doit AStre au moins égal A  1 pour que les banques accordent un prASt A  l'entreprise. économiquement, les propriétaires, avec les fonds propres, doivent assurer la plus grande partie du risque.

aT¦ L'effet de levier financier
L'effet de levier permet de mesurer l'impact d'une stratégie d'endettement sur la renilité financière de l'entreprise ; il représente le gain résultant de l'endettement. Quand l'entreprise finance son actif économique (la somme de l'investissement immobilisé, de l'investissement dans le cycle d'exploitation et des disponibilités) en recourant A  un emprunt dont le coût est inférieur aux taux de renilité de l'actif économique, la différence, qui revient aux actionnaires, permet d'accroitre la renilité des capitaux propres. Toutefois, l'effet de levier a ses limites, qui résident dans la contrainte de solbilité : l'entreprise ne peut pas recourir A  un trop fort endettement sans risquer de se trouver insolble et de passer sous le contrôle de ses créanciers.



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