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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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La politique économique depuis quarante ans : une nette évolution

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La politique économique depuis quarante ans : une nette évolution
On va d'abord dégager quelques enseignements de l'expérience des quarante dernières années, puis insister sur dirs aspects du moument de flux et de reflux de l'interntion publique.



A / QUARANTE ANS DE POLITIQUE éCONOMIQUE

La politique économique a connu depuis quarante ans, d'importantes transformations dont le repérage peut aider A  dessiner l'évolution possible des prochaines années. La fresque A  grands traits qui va AStre dressée ne prétend pas s'appliquer dans tous ses aspects A  chaque pays, mais constitue néanmoins une vision approximatiment représentati de l'évolution dans l'ensemble des pays de I'ocde. Cette période peut AStre scindée en trois sous-périodes, ac des fractures autour de 1970 et autour de 1980.

1. 1955-l970. Une période globalement satisfaisante
Au cours de cette première période, qui couvre la fin des années 50 et la décennie 60, les objectifs annoncés dans la plupart des pays comprennent les quatre éléments du quadrilatère magique, et ac des poids analogues.
Les instruments utilisés pour la politique économique comprennent la monnaie, le budget et la politique des renus. Par contre, le maniement du taux de change est exclu, au moins sous forme d'un recours fréquent : en effet, le système de Bretton Woods, accepté par tous, impose la pratique des changes fixes, dont la modification n'est acceple que pour corriger des - déséquilibres fondamentaux -. La correction des déséquilibres extérieurs doit se faire par d'autres moyens ; ainsi un rapport aux ministres du groupe des 10 éli par leurs représentants énumérait en 1964 - des politiques budgétaires et fiscales, des politiques des renus, des politiques monétaires, d'autres mesures concernant les mouments internationaux de capitaux, des politiques commerciales et des politiques sélectis appliquées A  des secteurs particuliers de l'économie - (cité par Polak dans FMI 1988).
Cette période est également caractérisée par une politique économique acti (certains diront mASme activiste). Les gournements annoncent clairement leurs objectifs et les instruments qu'ils entendent mettre en œuvre pour les atteindre. Ils sont disposés A  modifier fréquemment l'ampleur de leurs instruments de politique économique, pour s'adapter A  l'évolution de la situation économique.
Ce comportement s'obser aussi bien dans un pays comme la France, sount qualifiée rs 1960 de pays dirigiste, que dans un pays comme la RFA. Certes, dans ce pays, la Sozialmarktwntschaft a conduit A  des interntions gournementales modérées au début des années 60, mais la détérioration conjoncturelle (modique) en milieu de décennie conduit A  l'adoption de la loi de silisation de 1967 (Silisationsgesetz) qui prescrit qu'une politique budgétaire A  tous les niaux (Bund et LA n-der) devra AStre mise en œuvre pour atteindre les quatre grands objectifs.
La réalité satisfait les attentes : pendant une quinzaine d'années, la plupart des pays européens (et plus largement de l'oCDB) connaissent une croissance élevée (doublement du pouvoir d'achat des ménages en dix-huit ans en France et en RFA), le maintien (ou l'obtention) du plein emploi (taux de chômage de l'ordre de 1,5 A°?o, ac mASme une certaine pénurie de main-d'œuvre), une approximati silité des prix (une inflation ne dépassant guère 3 %), l'absence de déséquilibres extérieurs gras. Seul le Royaume-Uni fait exception.
A quoi est dû ce succès ? Les opinions sont partagées. Pour certains ' et c'était une opinion largement répandue au cours de la décennie ', A  une gestion pertinente de l'économie, en d'autres termes A  la mise en œuvre d'une politique économique adaptée : les progrès de la théorie (compréhension des mécanismes économiques) et de l'information (compilité nationale et autres statistiques) permettaient de repérer et d'analyser correctement la situation et de mettre en œuvre, en temps voulu, les mesures nécessaires.
D'autres mettent plus l'accent sur le déloppement d'une économie de marché, la diminution des interntions spécifiques sur l'économie, et la libéralisation des échanges, le tout A  l'intérieur de règles internationales acceptées par tous (Bretton Woods en 1944, Genè en 1947) et dont l'application est surillée par le FMI et le gatt, et ils vont jusqu'A  dire que si les choses ont bien évolué, c'est en dépit d'une politique économique activiste qui n'était pas nécessaire.
D'autres encore insistent sur la flexibilité des économies, facilitant les ajustements, ac en quelque sorte un cercle rtueux : la croissance rend plus acceple socialement les restructurations de toutes natures, qui contribuent de leur côté A  la croissance.
On peut penser que ces dirs éléments ont joué inégalement suivant les pays, d'où les différences de points de vue entre experts12. Mais quoi qu'il en soit des analyses, le caractère satisfaisant de la situation explique qu'il n'ait pas été nécessaire de recourir A  une "coordination" des politiques nationales, qui, dans l'ensemble, étaient spontanément compatibles.
Tout baigne dans l'huile, au moins apparemment.

2. 1970-l980 : chocs, turbulences et désordres
C'est de l'- huile - que viennent, au moins en apparence, les problèmes.
En fait, la fin de la période précédente a vu s'accumuler les indicateurs et les sources de fragilisation et de déséquilibre.
Vers 1968, le chômage augmente et passe au-dessus du niau fric-tionnel ou incompressible. Dans plusieurs pays, le niau des prix connait une certaine hausse. En 1969, le ff est dévalué et le dm réévalué. Trois indices précurseurs dont toutefois on ne se préoccupe guère, mais qui auraient dû attirer plus fortement l'attention.
En mASme temps, les formes de la croissance sont A  repenser : la satisfaction des besoins de masse, par une production standardisée de grandes séries, qui a été la grande réussite de la période précédente, doit faire face A  une demande plus nuancée, où les aspects de qualité et de différenciation deviennent importants13. En mASme temps, les possibilités de progrès techniques s'amplifient (en conséquence de l'intense effort de recherche des années antérieures) et les activités de technologie avancée pénètrent profondément le tissu économique. Un rythme de restructuration plus intense devient ainsi nécessaire.
Mais en mASme temps, face A  une croissance forte et régulière dont on a pris l'habitude de considérer qu'elle va de soi et n'a pas de raisons de s'arrASter, on accorde une importance accrue aux préoccupations de sécurité et de - protection sociale - qu'on pense pouvoir satisfaire par des réglementations accrues, qui ont pour effets perrs d'introduire de multiples rigidités dans l'économie.
Nous avons donc autour de 1970 des économies ayant un fort potentiel de croissance, mais moins fluides, moins aptes A  pratiquer l'adaptation permanente et, de ce fait, fragilisées.
Deux chocs viennent alors grament perturber leur fonctionnement :
' la disparition du système monétaire international, en conséquence des décisions Nixon du 15 août 1971, qui complique sérieusement le fonctionnement des marchés des changes et le jeu du commerce international ;
' la hausse brutale du prix du pétrole brut A  la fin de 1973, qui oblige A  une réorganisation de l'emploi du pib en volume, face au relèment du coût réel des importations d'énergie.
On n'est préparé, ni psychologiquement, ni intellectuellement, A  faire face correctement A  ces chocs. Les populations, qui ont bénéficié pendant quinze ans d'une croissance ininterrompue de leur pouvoir d'achat, ont pris l'habitude de considérer qu'il s'agit lA  d'un phénomène normal ; les responsables, qui ont géré ' efficacement ' des économies en évolution assez régulière, sont désarA§onnés devant des ruptures aussi brutales. Le résultat en est double : l'accent est mis pendant quelques temps de faA§on prioritaire sur un aménagement de l'emploi du pib qui se fasse en douceur pour le consommateur, et donc au détriment de l'instissement ; le dosage entre les préoccupations de court et de long terme, qui avait été équilibré dans la période précédente, bascule nettement en faur des premières.
L'effet de ces comportements ne tarde pas A  se faire sentir : nationalement, inflation marquée, qui atteint et dépasse le niau A  2 chiffres dans de nombreux pays, ralentissement de la croissance, gra réduction de l'effort d'instissement et, ac un certain décalage, augmentation du chômage ; internationalement, réduction de l'élasticité du commerce international par rapport A  la production et, surtout, désordre marqué sur les marchés des changes.
Ce dernier point devrait mener normalement A  s'interroger sérieusement sur l'utilité d'une coordination des politiques économiques. En fait, au niau de la zone ocde, la réponse provisoire ' et qui dure encore ' passe par l'adoption du système des changes flottants entre les monnaies européennes d'une part, le dollar et le yen d'autre part, tandis que, en Europe, des efforts se manifestent pour essayer de respecter le principe de changes fixes ' ou A  peu près fixes. C'est d'abord la création du serpent, qui ne réussit pas puisque le serpent se rétrécit progressiment A  la dimension d'une zone mark (DM + FB + florin + une ou deux monnaies Scandinas). C'est ensuite, en 1979, la mise en place du système monétaire européen, ac la reconnaissance explicite que celui-ci ne peut fonctionner que s'il y a une suffisante conrgence des évolutions économiques des pays membres, qui ne pourra AStre obtenue que par une certaine dose de coordination des politiques économiques.


On doit toutefois mentionner aussi, au niau international, le sommet de Bonn (juillet 1978) parce que c'est le premier où ont été pris d'importants engagements nationaux, qui ont été, au moins partiellement appliqués : la RFA doit augmenter ses dépenses publiques d'un montant égal A  1 % du pib, les Etats-Unis prendre des mesures anti-inflationnistes et introduire un programme de réduction des importations de pétrole. Mais le second choc pétrolier en 1979 vient boulerser les sectiunes, notamment en créant des tensions inflationnistes qui amènent le gournement allemand A  réviser sa stratégie.

3. Depuis 1980 : reclassement des objectifs et modification des instruments
A la fin de la décennie 70, les problèmes aigus sont ainsi denus l'inflation et le chômage ; il s'y ajoute un ralentissement de la croissance et d'appréciables déséquilibres commerciaux.
On pourrait penser a priori que, comme vingt ans avant, les quatre objectifs du quadrilatère sont visés par les gournements et que ceux-ci s'efforcent de mettre en œuvre des politiques économiques vigoureuses. 11 n'en est rien.
La priorité affichée concerne la lutte contre l'inflation. Mention est certes faite de la lutte contre le chômage, mais ac des formulations qui laissent percevoir un certain désenchantement et un certain scepticisme sur la capacité des pouvoirs publics de pouvoir agir efficacement, au-delA  de mesures se limitant A  un - traitement social - du problème. Quant A  l'objectif de croissance, si proné dans les années 60, il passe lui aussi A  un rang modeste : on n'annonce plus d'objectifs de pib en volume, mais on se limite A  des objectifs en valeur, ac des indications ' mais qui ne sont que des hypothèses de travail ' sur le partage de cette hausse entre les deux composantes prix et volume.
MASme tournant en ce qui concerne les instruments : l'idée d'une politique des renus ne ure plus dans les textes gournementaux, mASme dans les pays comme les Pays-Bas et la Suède qui avaient le plus utilisé cet instrument. Par contre, la place de premier prise par la politique de l'offre est très frappante. Alors que, dans les années 60, les politiques structurelles étaient, dans de nombreux pays, des politiques positis d'interntions sectorielles ou de stimulation de l'instissement, la politique structurelle des années 80 vise beaucoup plus A  favoriser le fonctionnement des marchés, par une politique de concurrence et par des mesures de déréglementation, de privatisation, de libéralisation.
Restent les aspects de l'équilibre extérieur. C'est peut-AStre lA  que se manifestent les points de vue les plus dirgents. 11 y a une quinzaine d'années, le rôle du marché comme élément rééquilibrateur dans un système de changes flottants était regardé favorablement par de nombreux économistes. Si la disparition du système des changes fixes en 1971-l972 a été considéré comme un gra recul par nombre d'observateurs, ceux-ci, pour majoritaires qu'ils fussent, trouvaient en face d'eux de chauds partisans du flottement des changes et les arguments purement théoriques paraissent insuffisants A  départager les deux camps. Mais la réalité a montré que, du moins comme il a été géré, c'est-A -dire sous la forme d'un - flottement impur -, le système des changes flottants s'est traduit par d'énormes fluctuations du dollar en de courtes périodes, injustifiées par l'évolution ati tant des économies réelles que du niau général des prix. L'idée d'une coordination des politiques économiques est réapparu alors ac force : depuis plusieurs années, il n'est pas un communiqué final d'une réunion internationale A  haut niau (groupe des 7, assemblée du fmi, etc.) qui ne s'y réfère en très bonne place. Vœux pieux ou débuts de réalisation ? C'est ce que nous examinerons au chapitre 9.

4. Les enseignements de plusieurs décennies de politique économique
Le quart de siècle qui a suivi la fin de la seconde guerre mondiale a été la période de gloire de la politique économique : une croissance A  un rythme sans précédent, une approximati silité des prix, la quasi absence de chômage ont conduit A  penser qu'on disposait enfin des connaissances et des instruments nécessaires pour maitriser l'évolution économique et qu'une politique habile, menée ac finesse, devait permettre d'atteindre les principaux objectifs. Les deux décennies suivantes ont conduit A  déchanter et A  s'interroger.
A déchanter : ralentissement de la croissance (la croissance du PIB de la cee A  12 est passée de 4,8 % par an entre 1961 et 1970 A  3 % entre 1971 et 1980 et A  2,3 % entre 1981 et 1990), inflation atteignant des niaux A  deux chiffres, apparition d'un chômage qui n'a cessé de croitre depuis 1969 ; nous ne maitrisons pas l'évolution économique, mASme si nous sommes parnus A  éviter des reculs de la production globale et du niau de vie moyen. La stagnation des renus, alors qu'on croyait pouvoir obtenir durablement une croissance forte, a été un réil amer. Et surtout le cancer social du chômage s'est répandu sans que nous soyons capables de le juguler.
A s'interroger : pourquoi l'échec succédant au succès ? Et, au fond, étions-nous vraiment pour quelque chose dans ce succès ? Et n'avons-nous pas, par nos interntions, été A  l'origine mASme de la dégradation ? Aux partisans d'interntions accrues se sont alors opposés les tenants d'une attitude très prudente et très réservée ; la possibilité d'un réglage fin (fine tuning), qui avait été considérée comme le nec plus ultra, a été largement mise en doute. Les difficultés de la politique économique ont été soulignées, et notamment en liaison ac deux phénomènes nouaux : d'une part, la volatilité accrue des comportements des opérateurs, qui rend plus difficile de prévoir ce que seront leurs réactions A  la mise en œuvre des instruments de la politique économique, d'autre part l'apparition toujours plus ample et plus rapide d'innovations : innovations de produits, qui boulersent la structure de la demande, innovations de procédés techniques, qui périment économiquement des installations récentes et physiquement parfaitement valables, innovations dans le fonctionnement des marchés, qui provoquent des changements plus ou moins brutaux de comportements.
S'il est sûrement excessif d'attribuer A  la politique économique les succès du quart de siècle d'or, ce serait, A  l'encontre, une attitude masochiste et non fondée que de penser qu'elle n'y est pour rien. Mais les succès mASme sont partiellement A  l'origine des difficultés ultérieures, par un enchainement dont on n'a pas pris conscience en temps voulu et qu'on n'a donc pas su rompre A  temps.
Aux années de reconstruction ont succédé des années de forte croissance. A la fois satisfaits de la croissance de leur pouvoir d'achat et soucieux de ménager l'anir, les ménages ont fortement épargné.
Disposant de connaissances techniques qu'un effort sans précédent de R. et D. continuait A  accroitre A  vi allure, les entreprises ont innové, et ce, d'autant plus facilement que cette évolution technique se situait dans le prolongement de l'évolution antérieure, A  base d'industrie et de production taylorisée et fordisée de grande série. Enfin, la libéralisation des échanges internationaux ouvrait des marchés, en mASme temps qu'elle stimulait la concurrence. Le point crucial parait AStre une certaine silité des comportements, une certaine permanence du type d'évolution, tant interne qu'externe. La politique économique savait l'accomner ; elle n'avait pas besoin de prémunir contre de grandes cassures, ou tout au moins de faire prendre en douceur de grands tournants, il lui suffisait de procéder aux petits réglages indispensables.
Mais A  force de rouler sur autoroute, on s'est assoupi : après la surprise de la croissance (rs 1960 ou 1965, les prévisions A  moyen terme laient toutes sur un ralentissement de celle-ci), on s'y est habitué, de mASme qu'A  la forte et régulière croissance annuelle des renus qui lui était associée, d'où le refus d'un ralentissement après la crise pétrolière ; prenant la croissance comme allant de soi, on a insuffisamment cherché A  en comprendre les ressorts, et notamment compris qu'elle exige d'incessantes restructurations de l'appareil productif, et donc aussi d'incessants changements de la nature ' et éntuellement de la localisation ' des emplois. A une croissance, ressentie comme normale, du niau de vie, on a voulu associer une sécurité de la vie : protection sociale, légitime dans son aspiration, discule dans ses moyens, mais aussi un certain refus du risque : insuffisamment de capitaux A  risque, réticence devant les adaptations dans les entreprises, conviction que le diplôme doit mener automatiquement A  un emploi rémunérateur, etc.
D'où, après les deux grands chocs externes (disparition du Système monétaire international en 1971, premier choc pétrolier en 1973), des politiques de conservation et non d'adaptation, favorisant notamment la consommation au détriment de l'instissement (d'où une insuffisante création de postes de travail) et acceptant l'inflation comme le moyen le plus simple (et simpliste) d'ajustement macro-économique quand on a refusé d'opérer A  l'avance les choix cohérents entre les grands objectifs.


La responsabilité de ces énormes maladresses est A  chercher au moins autant ' et probablement plus ' du côté des politiques que des économistes. Si la politique économique, ce sont des connaissances au service d'une volonté, la seconde a fait plus défaut que les premières.
Mais on est entré alors dans une ère de turbulences, nant casser la permanence des comportements essentiels qu'on avait connue jusque lA  et qui avait fourni de solides fondations aux raisonnements préparatoires A  la définition de la politique économique.

B / FLUX ET REFLUX DE L'INTERVENTION PUBLIQUE : PLUS OU MOINS D'éTAT ?

Plus peut-AStre que d'une aspiration A  moins d'Etat, il s'agit d'une aspiration A  un rôle différent de la puissance publique.

1. Une évolution séculaire pendulaire
Si on jette un coup d'œil sur une évolution séculaire ' ce qui peut aider A  relativiser la portée de certaines modifications en cours et de certaines théories A  la mode ' on peut noter les transformations suivantes, qui ne se font pas toutes dans le mASme sens.
Sur longue période, on obser d'abord, tout au long du xixe siècle, le déloppement d'une économie profondément libérale, contrastant ac l'économie fortement encadrée par des réglementations des siècles antérieurs ; le phénomène est peut-AStre plus marqué en France (sauf pour l'agriculture), où cette libéralisation économique s'est amorcée plus tard qu'en Grande-Bretagne, qui l'avait connue dès le xvin siècle, et où le déloppement d'une législation sociale s'est manifesté plus tard qu'en Allemagne (où il a été intense dès la fin du xixc siècle).
Puis, notamment A  la suite de la crise de 1929, se généralise la mise en oeuvre d'une politique de régulation macro-économique, qui contraste ac le jeu des mécanismes autorégulateurs (et régulant plus ou moins bien) de la fin du xix et du début du XXe siècle ; on parle classiquement de l'apparition de politiques keynésiennes. Les rôles respectifs du marché et de l'Etat se sont donc modifiés sur deux siècles et demi, sans d'ailleurs qu'ils aient trouvé un point d'équilibre : nous rrons mASme que la définition de ce partage est une des questions cruciales non résolues de notre époque.
Si on s'intéresse A  un indicateur plus spécifique, mais très décisif, A  savoir le poids des finances publiques, et qu'on le repère par le rapport au pib des prélèments obligatoires ou des dépenses publiques au sens large, y compris les transferts sociaux, l'évolution est nette et toujours dans le mASme sens pendant un siècle et demi, mais semble s'interrompre récemment (cf. chap. 2).
Si on s'attache maintenant A  la période strictement actuelle, un phénomène vient nettement sur le devant de la scène, c'est l'aspiration générale A  - moins d'Etat - et, dans plusieurs pays, A  moins d'Etat central.


2. Les interrogations sur l'emploi du PIB

La croissance économique intense de la décennie 60, A  un rythme supérieur A  tout ce qu'on avait connu jusque lA  (4 A  5 % de pib par an), a amené d'abord A  s'interroger vigoureusement sur l'emploi des fruits de la croissance ; macro-économiquement, deux questions dominaient : le partage de la consommation totale entre consommation privée et consommation publique (c'est le thème des instissements et des services collectifs, abondamment discutés en France lors des 4e et 5e Plans), l'ampleur de la protection sociale assurée collectiment. Le sentiment général prédominait que cette croissance était durable et donc qu'on pouvait simultanément faire croitre fortement les services collectifs et la protection sociale collecti, tout en maintenant un rythme assez élevé de progression de la consommation privée, d'où l'acceptation de cette modification du partage du pib.
Cette vision des choses était certes nuancée selon les pays européens, mais y présentait néanmoins une analogie profonde qui différenciait profondément ces pays des autres membres de l'OCDE, Etats-Unis et Japon : le rapport des prélèments obligatoires au pib montre clairement cette disparité, puisqu'il se situe entre 37 % et 58 A°/o dans la plupart des pays de l'Europe (A  l'exception des moins déloppés), contre moins de 30 % aux Etats-Unis et au Japon.
Le ralentissement ' quelquefois mASme l'arrASt temporaire de la croissance ' force A  repenser la question, et ceci sur deux points : l'affectation de la demande finale par type de produit (plus ou moins d'autoroutes, d'équipements culturels, etc.), le mode de financement des services collectifs, par l'impôt ou par le péage, et la répartition entre le non-marchand et le marchand (services hospitaliers, enseignement, etc.).

3. Réglementation et déréglementation
D'autre part, et en conséquence de la croissance, l'évolution de la société s'est faite A  un rythme lui aussi inconnu jusque-lA . Il a fallu ' ou on a voulu ' l'organiser et pour cela on a légiféré et réglementé A  une cadence exceptionnelle. Mais la population a eu du mal A  suivre, aussi bien l'évolution économique elle-mASme que la prolifération des textes législatifs, d'où un certain sentiment de ras-le-bol et un désir de moins de règlements, et de règlements changeant moins sount.
A côté de cette aspiration A  une atténuation des règlements concernant les individus et leur vie de tous les jours, il faut mentionner le moument de déréglementation qui concerne la vie économique et le fonctionnement de certains marchés. Dans certains secteurs, revAStant A  certains égards un caractère de service public ou risquant de mener A  des monopoles, tels que les télécommunications ou les transports (notamment aériens), s'était progressiment mise en place une réglementation et une surillance publiques concernant l'activité des entreprises et les tarifs. Peu après 1970 s'est amorcé aux Etats-Unis un ample moument de déréglementation, qui a ensuite commencé A  franchir l'Atlantique et, A  la lumière des résultats, dirsement appréciés, de l'expérience américaine, les pays européens s'interrogent : jusqu'A  quel point et sous quelles formes faut-il s'embarquer dans la mASme transformation ? Mais, mASme s'il demeure une incertitude sur son rythme et ses modalités, le sens de l'évolution actuelle parait clair.

4. Organisation générale de l'activité économique
Ici, deux tendances se sont exprimées, sount définies par référence aux cas allemand et franA§ais.
La République fédérale d'Allemagne, par réaction contre l'histoire antérieure, a adopté la philosophie de la Sozialmarktwirtschaft (l'économie sociale de marché) : le marché est l'élément de base et la source de l'efficacité économique, mais il ne s'agit pas de la formule du laissez-faire, laissez-passer ; l'Etat doit internir, d'une part pour faire fonctionner correctement les marchés (notamment par une politique de concurrence), d'autre part pour introduire et faire respecter une ample législation sociale, enfin pour mener une politique macro-économique assurant la silité des prix et l'évolution régulière de l'économie.
En France, par contre, la volonté, après la fin de la guerre, d'une reconstruction rapide et ordonnée, a conduit A  la création, en 1946, du Commissariat général du Plan, organisme léger et ne visant donc, en aucune manière, A  ifier l'évolution de l'économie dans tous ses détails, mais destiné A  mobiliser toutes les forces vis de la nation au service d'une stratégie d'ensemble définie en commun : cette notion de dialogue - la ification par la sali - en vue d'infléchir tous les efforts et toutes les décisions économiques dans le cadre d'une mASme perspecti de croissance est la caractéristique essentielle de cette - ification A  la franA§aise - qui se situe aux antipodes d'une ification centralisée, autoritaire, voire mASme dictatoriale, que connaissent depuis plusieurs décennies les pays de l'Est et dont plusieurs ont fini par se débarrasser après en avoir constaté la prodigieuse inefficacité. Mais, se situant dans le prolongement d'une longue tradition d'interntions gournementales (le colbertisme), la gestion économique de la France fait , après la fin de la guerre, une large place A  l'action de l'administration et A  la réglementation.
Il est alors denu courant d'opposer les schémas allemand et franA§ais ; cette opposition procède d'une indiscule réalité dans la décennie 50 et au début des années 60, mais elle est sount exagérée du fait du discours officiel ; de fait, la rfa intervient plus qu'elle ne le prétend, la France moins qu'elle ne le proclame, et depuis vingt ans, les deux conceptions (et les deux réalités) se rapprochent beaucoup.

5. Moument rs la décentralisation
Ce moument est un fait général observable un peu partout en Europe sous des formes variées. Depuis sa création institutionnelle en 1949 l'Allemagne est un état fédéral, et la Loi fondamentale énumère de faA§on limitati les compétences du Bund (l'Etat fédéral), ce qui est une démarche inrse de celle pratiquée en France où le législateur concède aux démembrements territoriaux des compétences bien définies ; en Esne, où la réalité psychologique de la région est beaucoup plus marquée qu'en France, une évolution est en cours rs la mise en place de - généralités - ayant de très substantiels pouvoirs. La Belgique a éclaté en deux (+ une) parties fortement autonomes. En dehors de la Communauté actuelle, on voit également, dans certains pays d'Europe centrale, des clivages entre ethnies, qui prolongent un long passé historique et ne pourront guère trour une issue pacifique que dans une suffisante décentralisation. Le fait régional sera une dominante fondamentale des prochaines années.




C / L'éVOLUTION DES CONNAISSANCES éCONOMIQUES


La théorie et la connaissance économiques se sont prodigieusement enrichies depuis quarante ans et continuent A  le faire.
L'apport keynésien avait été spectaculaire et source de toute une panoplie de justifications de l'interntion publique : en fait, il est ' et demeurera largement ' A  la base des interntions macroéconomiques, car, notamment par l'impulsion donnée A  la compilité nationale, il avait conduit A  privilégier les analyses macro-économiques. Le déloppement de l'économétrie a poussé dans le mASme sens et on a connu, il y a une vingtaine d'années, la vogue des modèles macroéconomiques, devant permettre A  la fois la prévision et la simulation des effets de politiques alternatis.
Le balancier est reparti ensuite dans l'autre sens, et ce furent la floraison d'études sur le fonctionnement des marchés et des recherches sur les fondements micro-économiques de la macro-économie, menant notamment aux théories du déséquilibre, qui insistent entre autres sur le fait que les ajustements peunt se faire autant par les quantités que par les prix et, s'ils se font mal, mener A  des rationnements.
D'autre part, le besoin accru de prévisions dans un environnement de plus en plus mouvant a amené A  s'interroger sur la faA§on dont les opérateurs économiques procèdent en fait, et A  souligner que les décisions s'élaborent A  partir de valeurs anticipées des variables économiques, d'où le besoin de comprendre la formation de ces anticipations ; la théorie la plus célèbre, celle des anticipations rationnelles, n'est que l'une des réponses A  ces questions, mais par son caractère profondément négateur de la possibilité de mettre en œuvre une politique économique, elle a connu son heure de gloire et suscité des doutes.
Cette évolution de la théorie n'est pas sans influence ' quoique ac un décalage ' sur les concepts de la politique économique.
La démarche proprement macro-économique, qui a longtemps dominé la pensée des - conseillers du prince - et s'appuyait sur les grands modèles macro-économétriques est apparue progressiment comme insuffisante ; la silité des paramètres de ces modèles a été mise en doute et a suscité une interrogation théorique approfondie sur - les fondements micro de la macro -, mais aussi des réflexions sur la compatibilité des actions macro-économiques et micro-économiques (orientations sectorielles, fiscalité détaillée, mesures protectionnistes) qu'on menait simultanément ; mais on éprou des difficultés sérieuses A  concilier les enseignements de la macro-économie d'un côté, des théories du bien-AStre de l'autre.
Après une période d'euphorie (relati) de la pensée économique et de la possibilité de s'appuyer sur elle pour gérer au mieux l'économie, on est alors denu plus prudent : tant l'expérience (évoquée ci-dessus) que le foisonnement d'enrichissements de l'analyse économique (dans des directions variées, sount non reliées entre elles) ont mené au sentiment que la maitrise intellectuelle des phénomènes économiques était moins avancée qu'on ne le croyait, que le soubassement scientifique des politiques économiques était moins assuré qu'on ne l'avait pensé et qu'il y avait donc lieu d'AStre plus modeste dans les actions A  mener.
Modestie, mais en mASme temps prise en compte simultanée des aspects micro et macro sont ainsi les deux traits essentiels d'aujourd'hui.

En quelques mots ' et évidemment sans nuances ', on peut résumer tout ce qui précède autour de la relation de base : Y = AX + BZ :
' politiquement, il devient plus délicat de choisir une panoplie d'objectifs Y qui soit pleinement cohérente et réalisable ;
' socialement, après une période de multiplication des règles (se traduisant dans A), on commence A  en refuser certaines ainsi que l'emploi de certains instruments X (tels que la politique des renus) ;
' techniquement (au sens large du mot), la déformation de A s'accélère et surtout prend une forme moins facilement prévisible ;
' psychologiquement, la silité des comportements s'est atténuée ;
' enfin, l'ourture accrue sur l'extérieur amplifie, pour chaque espace économique (pays ou CEE) le rôle des variables exogènes Z, qu'il devient en mASme temps plus difficile de prévoir ac certitude.
Les espoirs placés dans les années 60 dans la politique économique se sont ainsi atténués, mais le besoin d'une certaine politique économique n'est pas sérieusement remis en cause. Simplement, on est de plus en plus conscient qu'il faut AStre moins ambitieux dans les interntions publiques et surtout qu'il faut sérieusement adapter les instruments pour tenir compte de la modification profonde de l'environnement économique.
Tout aussi nécessaire, la politique économique est denue plus difficile et, de ce fait, plus modeste.

RéSUMé
1. - En économique, tout se tient - (Divisia). Cette spécificité de la discipline économique se retrou dans la politique économique : les multiples objectifs et les nombreux instruments d'action sont profondément interdépendants : toute action exercée sur un point du tissu économique entraine des répercussions en des endroits variés, les unes jugées heureuses et d'autres néfastes. La politique économique doit donc constituer un tout dont la cohérence est sans cesse A  vérifier.
2. Sans AStre complètement contradictoires, les dirs objectifs sont rarement complètement compatibles, et notamment peunt l'AStre plus ou moins suivant l'horizon considéré. Une hiérarchisation des objectifs visés par la politique économique est donc nécessaire, qui ne peut AStre que le fait du pouvoir politique (dûment éclairé par l'économiste sur les conséquences de ses choix). On doit donc s'attendre A  ce que cette hiérarchie d'objectifs puisse différer d'un pays A  l'autre, voire dans le mASme pays d'un gournement A  l'autre suivant sa coloration politique et suivant l'état de la conjoncture.
3. L'impact de chaque instrument dépend de la structure de l'économie : structure sectorielle, structure sociologique, structure institutionnelle. Il va donc différer d'un pays A  l'autre, et pour un pays, peut varier d'une période A  l'autre, notamment en fonction de la conjoncture.
4. L'attitude face A  l'ampleur des interntions publiques dans la vie économique connait des fluctuations. Après une forte augmentation de celle-ci, concrétisée notamment par la croissance du taux de prélèments obligatoires et la multiplication des réglementations, la tendance actuelle est A  - moins d'Etat - ainsi qu'A  - un autre Etat - : réduction et réorientation des interntions.
En mASme temps qu'elles se sont enrichies, les connaissances économiques se sont nuancées ; l'opposition des théories pousse A  une certaine modestie dans la définition des politiques économiques.
L'expérience des dernières décennies pousse dans le mASme sens : après les brillants succès des années 60, les gras carences des décennies suivantes amènent A  s'interroger sur le degré de notre maitrise des phénomènes économiques et sur notre possibilité réelle A  les influencer.
5. L'évolution des trente dernières années s'est faite sans relache rs une ourture accrue des économies nationales sur l'extérieur et le moument va continuer. La situation économique d'un pays est donc inéluclement influencée par ce qui se passe dans le reste du monde et sa gestion doit en tenir compte, A  l'intérieur d'une marge de manoeuvre qui se contracte. Le processus d'intégration européenne rend le phénomène particulièrement aigu et sensible pour les pays qui y participent (les 12 de la CEE) ainsi d'ailleurs que pour plusieurs pays qui leur sont profondément liés (les 6 de l*AELE) ou vont l'AStre de plus en plus (les pays d'Europe centrale), ainsi que pour certains pays du Tiers Monde.
6. La construction européenne tourne autour de plusieurs expressions clés : pour les objectifs, efficacité économique, solidarité et silité politique du continent, influence extérieure au service de la paix et du déloppement, pour les moyens, exploitation de la dimension, meilleure spécialisation, plus de cohérence dans les déloppements, coordination des politiques (A  la limite politiques communes), mais respect de la subsidiarité, ourture sur l'extérieur, ac suffisante réciprocité et ac un souci de modulation selon les partenaires.
Les conséquences pour la politique économique vont AStre, d'une part une certaine limitation des compétences et des marges de jeu nationales, d'autre part le lancement et la mise en oeuvre d'actions communes, impliquant une certaine réorganisation des centres de décision publics.
7. Sous l'influence des transformations techniques de plus en plus rapides, de la profonde modification de la demande (tant interne qu'internationale), de l'évolution incessante du contexte géopolitique, de l'insilité croissante des comportements, de l'ourture accrue sur l'extérieur, l'environnement futur de chaque économie nationale devient de plus en plus incertain ; Il en résulte plus de risques A  maitriser. La politique économique demeure donc toujours aussi nécessaire, mais est denue plus difficile qu'il y a un quart de siècle.





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