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MARKETING

Le marketing, parfois traduit en mercatique, est une discipline de la gestion qui cherche à déterminer les offres de biens, de services ou d'idées en fonction des attitudes et de la motivation des consommateurs, du public ou de la société en général. Il favorise leur commercialisation (ou leur diffusion pour des activités non lucratives). Il comporte un ensemble de méthodes et de moyens dont dispose une organisation pour s'adapter aux publics auxquels elle s'intéresse, leur offrir des satisfactions si possible répétitives et durables. Il suscite donc par son aspect créatif des innovations sources de croissance d'activité. Ainsi l'ensemble des actions menées par l'organisation peut prévoir, influencer et satisfaire les besoins du consommateur et adapter ses produits ainsi que sa politique commerciale aux besoins cernés.


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Les sorties et visites



En aison des autres secteurs du champ culturel, tous caractérisés par une évolution positive au cours des quinze dernières années, les sorties et sites ' qui englobent aussi bien le cinéma, le spectacle vant, que les musées, les monuments historiques et les expositions ' ont traversé la période sans subir de transformations majeures. Quelques évolutions marginales sont cependant noles : le théatre semble engagé dans un processus de eillissement, alors que les concerts ' suis, dans une moindre mesure, par les sites d'expositions ' connaissent un certain essor.


Les publics touchés comme les modalités de fréquentation évoluent peu, renforA§ant ainsi le caractère élitiste et fortement dis-tinctif de ces pratiques. Cette tendance se vérifie d'autant plus que l'analyse se limite aux actités les plus culturellement conno-tées (opéra, spectacle de danse, concert de jazz et de musique classique). Cette relative stagnation tendrait A  prouver que les sorties et sites culturelles n'ont pas su profiter de la propension croissante des FranA§ais A  sortir.


Une hiérarchie des sorties peu modifiée

Les leaux des es suivantes montrent que la hiérarchie des sorties en 1988 est similaire A  ce qu'elle était en 73 et 81 :
» Le restaurant constitue la sortie la plus répandue : 72 % des FranA§ais l'ont fréquenté au cours des douze derniers mois.
Une première - ligne de fracture - se dessine alors. En effet, le restaurant est immédiatement sui par le cinéma avec un taux de 49 %, soit un écart de 23 %.
Une seconde ligne de clivage apparait avec les sites de musées et d'expositions qui touchent enron un FranA§ais sur trois ou quatre. Viennent ensuite les spectacles vants avec des taux inférieurs A  14 %.
» Certaines sorties subissent un recul accomné d'un fléchissement de la régularité des fréquentations, comme le cinéma, le théatre, le music-hall, marquant sans doute un eillissement du genre face A  d'autres formes plus contemporaines.
» Les concerts de rock, jazz, pop multiplient par deux leur audience ' passant de 6 % en 73 A  13 % en 88, et s'appuient sur un public régulier.
» Les concerts classiques et l'opéra connaissent aussi une hausse sensible, mais dans une moindre proportion.
» La fréquentation des expositions augmente de faA§on modérée mais régulière au cours de la période, parallèlement A  une fidélisation plus grande des publics.


Des pratiques encore peu répandues

Les sorties culturelles restent encore l'apanage d'une minorité, ce qu'attestent aussi bien les taux de fréquentation que les publics touchés :
» Plus de la moitié des FranA§ais continue d'ignorer totalement quatre des six actités constituant le noyau dur des pratiques culturelles classiques (théatre, concert de musique classique, spectacle de danse, sites d'expositions, de musée ou de monuments historiques) : 76 % n'ont jamais assisté A  un spectacle de danse, 55 % A  une représentation théatrale et 51 % n'ont jamais sité une exposition temporaire.
» Le public de chacune de ces pratiques n'a pas connu de hausse sensible puisque la plus forte progression enregistrée entre 73 et 88 ne dépasse pas 3 %.
Le taux de pratiquants réguliers n'a pas non plus évolué de manière significative au cours de la période, mises A  part les sites d'expositions et de monuments historiques.
Ces pratiques revAStent généralement un caractère d'exception : pour une large fraction, les publics fréquentent ces manifestations une ou deux fois dans l'année.
» Enfin, la structure des publics n'évolue que faiblement, avec cependant une accentuation des disparités.


Une accentuation des disparités

» Pour les six pratiques - classiques -, la part des cadres moyens, et surtout des cadres supérieurs et professions libérales augmente par rapport A  73, soulignant l'accentuation de leur propension pour ces sorties culturelles. Dans le mASme temps, la part des ouvriers tend A  diminuer.
» A l'exception de la danse où les 15/19 ans représentent 25 % des spectateurs, la tendance est A  un eillissement du public.
» D'une manière générale, non seulement les parisiens et les cadres et professions intellectuelles supérieures se distinguent des autres FranA§ais en pratiquant les actités les moins répandues, mais ils affichent aussi une plus grande intensité dans les plus courantes.
En conclusion, remarquons que l'élévation du niveau scolaire moyen, et notamment le quasi doublement de la proportion de bacheliers entre 73 et 88, ne semble avoir eu aucun effet mécanique sur les sorties et sites culturelles classiques.





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