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ECONOMIE

L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Approche allocative : les gains d'efficacitÉ

L'analyse économique traditionnelle, de James Meade à Robert Mundell, souligne les gains d'efficience qui peuvent être tirés de la libéralisation des flux de capitaux entre pays structu-rellement importateurs et structurellement exportateurs. Ces flux de capitaux, substituts aux flux de marchandises, sont liés aux avantages atifs et correspondent à des flux commerciaux inter-branches entre pays différents. P. Krugman 2 transpose aux flux de capitaux l'analyse menée au niveau des flux de marchandises. En effet, en matière de flux de biens et de services, l'analyse traditionnelle des avantages atifs privilégie les échanges qualitativement différents entre branches différentes, alors que la nouvelle économie internationale s'intéresse aux échanges intra-branche, aux échanges croisés. De façon analogue, Krugman oppose les flux qui correspondent à des transferts de fonds à long terme, d'un pays vers un autre et les flux croisés. De la même façon que la théorie du commerce international oppose au commerce inter-branches, justifié par des avantages atifs, le commerce intra-branche fondé sur des effets de taille et de concurrence, de la même façon, on peut opposer aux flux de capitaux unilatéraux les flux de capitaux croisés. Pour Krugman, les effets bénéfiques de la libéralisation des marchés de capitaux proviennent moins de ces transferts de fonds à long terme (qui ont des effets bénéfiques pour le pays destinataire comme pour le pays d'origine et qui ont des effets analogues à un flux commercial) qu'à une plus grande efficacité d'un marché de capitaux européen bien intégré. '
Dès lors, se pose la question de l'explication de flux croisés de capitaux entre différents pays et des effets de ces flux ; la question n'est plus « Pourquoi tel pays exporte (importe) des capitaux ? » mais « Pourquoi deux pays sont-ils simultanément exportateurs et importateurs de capitaux ?» La première raison en est la diversification : les agents de deux pays peuvent également chercher une diversification de leurs placements et de leur financement, ce qui se traduit par des flux bilatéraux. La seconde raison est l'argument classique des économies d'échelle dans l'intermédiation (par exemple à Londres) qui suscitent des flux de double sens vers et à partir du centre financier. De même, l'argument de la concurrence transpose aux flux financiers l'analyse sur les marchés de marchandises : de façon analogue à ce qui se passe sur le commercial, les institutions financières peuvent air tendance à mener des stratégies de dumping réciproque. Enfin, l'argument sur l'information est plus subtil : l'idée est qu'en matière financière les réseaux d'information, qui jouent un rôle fondamental, peuvent correspondre aux structures d'une firme multinationale ou aux réseaux de la clientèle d'une institution financière et supter les frontières géographiques : telle société peut être plus proche d'une entreprise étrangère que d'une entreprise située sur le même territoire.
Le grand marché des capitaux et des services financiers, comme le grand marché des produits, est ainsi censé air des effets positifs, en raison de la pression concurrentielle qu'il exerce sur les banques et sur les autres institutions financières, en les poussant à la concentration, à la spécialisation et à la modernisation. Il doit en résulter une baisse des frais financiers - du coût d'intermédiation en particulier - et des taux d'intérêt. Comme les prix des différents services financiers sont extrêmement disparates d'un pays à l'autre, ces prix ont tendance à converger vers le bas, la baisse accomnant l'uniformisation. Le rapport sur « les coûts de la non-Europe » considérait que les prix des services financiers devaient baisser de 10 %, ce qui correspond à 0,7 % du PIB. Les effets macroéconomiques envisagés étaient extrêmement positifs : une croissance supérieure de 1,5% du PIB, une moindre inflation (1,4% de hausse de prix), une amélioration du solde budgétaire (+ 1,1%).
Plus précisément, la concurrence entre intermédiaires, qui porte jusque-là sur les opérations internationales (dépôts en devises de non-résidents, crédits internationaux, placements de titres sur les marchés financiers mondiaux), s'élargit à l'ensemble des opérations domestiques (placement et collecte des produits financiers, collecte de dépôts des résidents, crédit intérieur). Une analyse en termes d'agents aboutit aux conclusions suivantes : à) les entreprises bénéficient d'une diminution des coûts financiers ; toutefois, l'effet est plus net pour les petites entreprises que pour les plus grosses, déjà en mesure de traiter sur les marchés internationaux à des conditions plus avantageuses ; b) les épargnants jouissent de placements plus diversifiés et plus liquides ; c) pour les administrations, le bilan est moins farable : les canaux privilégiés pour drainer les fonds publics devraient se restreindre ; d'où doit résulter une augmentation du coût de la charge de la dette, ce qui restreint les marges de manouvre en matière budgétaire ; l'harmonisation sur la fiscalité de l'épargne entraine aussi des pertes fiscales, pour les pays dont la charge fiscale est la plus lourde, ce qui contribue aussi à exercer des contraintes sur le budget extrêmement fortes (ir infra).



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