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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Commerce international : les modèles traditionnels

Commerce international : les modèles traditionnels : commerce international et globalisation




Commerce international : les modèles traditionnels
Les nations ont-elles intérASt A  échanger entre elles ?Et A  quelles conditions ? Telles sont tes questions auxquelles la théorie du commerce international ut apporter des réponses.


Ce n'est pas un hasard si Adam Smith et David Ricardo, les deux fondateurs de la théorie - classique - du commerce international vécurent tous deux en Angleterre. A l'époque, c'est la plus grande puissance marchande et industrielle du monde, le - centre de l'économie-monde - dirait l'historien Fernand Braudel. Pour Adam Smith (1723-l790), la raison pour laquelle les nations ont intérASt A  échanger des produits est simple : - Donnez-moi ce dont j'ai besoin et vous aurez de moi ce dont vous az besoin vous-mASme. » (1) Chaque pays dispose d'atouts spécifiques pour produire un bien A  moindre coût. Dans ce cas, un pays a intérASt A  se spécialiser et A  exporter cette marchandise (qu'il s'agisse de thé ou de chaussures). Les pays étrangers ont intérASt de leur côté A  l'acheter car ils la paieront moins cher que s'ils la produisaient eux-mASmes. Au final, chaque nation tire bénéfice du commerce et -une opulence générale se répand-. Tel est le fondement de la théorie des -avantages absolus-. Mais que se passet-il si un pays a beaucoup d'atouts et un autre aucun? Si, par exemple, l'Angleterre produit A  moindre coût dans la plupart des secteurs par rapport A  un autre pays comme la France? Il semble alors que l'Angleterre n'ait aucun intérASt A  commercer ac la France; celle-ci n'ayant rien A  offrir d'avantageux


Ricardo et la loi de l'avantage atif

C'est contre cette fausse évidence que David Ricardo (1772-l823) a bati sa -loi de l'avantage atif-. Pour lui, mASme lorsqu'il est plus efficace dans la production de beaucoup de biens, un pays a tout de mASme intérASt A  se spécialiser dans la production où il est vraiment le meilleur. Pourquoi ? Paul Samuelson (né en 1915) a donné une illustration intuiti de cette loi. Supposons, dit-il, qu'un brillant avocat soit également un très bon dactylographe, meilleur que toutes les secré-tairesdactylographes de la ville. A-t-il alors intérASt A  taper ses rapports lui-mASme? La réponse est -non-. Le temps passé A  dactylographier lui rapporterait beaucoup moins que s'il le consacrait A  la plaidoirie. MASme s'il est meilleur dans les deux activités, il a intérASt A  sous-traiter la dactylographie. La théorie des avantages atifs est un solide argument en faur du libre-échange de Ricardo. Elle suggère, contre l'évidence, que le commerce international est profile A  tous, mASme si apparemment certains pays sont plus compétitifs et d'autres défavorisés dans presque tous les secteurs.
Cette loi des avantages atifs est-elle irréfule? D. Ricardo - lui-mASme habile banquier et spéculateur heureux -était directement impliqué dans le commerce de son pays. Il s'est empressé de faire valoir un aspect de l'avantage qu'il y a A  délopper les échanges. Sans entrer dans le détail, il faut savoir que pour parnir A  ses conclusions, il ne retient que des hypothèses très restrictis dans son modèle. Il suffit de changer parfois l'une d'entre elles - comme le feront nombre d'économistes par la suite - pour aboutir A  des résultats diamétralement opposés aux siens.


Le modèle H.O.S.

Au début de ce siècle, deux économistes suédois, Eli Hecksher et Bertil Ohlin, vont renouler la théorie du commerce international. Entre 1919 et 1933, ils ont créé un modèle (dit - Hecksher-Ohlin - ou - H.O. ») qui parvient aux mASmes conclusions que Ricardo : - Les nations ont intérASt A  commercer entre elles -, mais A  partir d'hypothèses différentes. Pour eux, ce ne sont pas les rendements du travail qui sont la source de l'avantage d'un pays, mais ses meilleures dotations en -facteurs de production - (terre, capital ou travail). Cette loi de - proportions des facteurs - démontre mathématiquement une idée simple : si un pays comme le Canada a des avantages atifs dans un secteur (par exemple la production de bois), ce n'est pas du fait que ses travailleurs sont plus efficaces que les Américains, mais parce que ce pays est mieux pourvu en ressources forestières par tASte d'habitant. Le modèle - Hecksher-Ohlin - rejoint le sens commun : les fruits exotiques poussent mieux dans les pays exotiques que dans les pays tempérés Encore fallait-il que cela soit démontré pour convaincre les économistes. P. Samuelson enrichira par la suite le modèle en montrant mathématiquement que, sous certaines conditions, le modèle H.O. conduit A  l'égalisation des prix des facteurs de production de nation A  nation. Depuis lors, le modèle H.O. est appelé H.O.S. Des études empiriques réalisées dans les années 50 par W. Leontieff - autre prix Nobel d'économie - ont cependant fortement remis en cause les résultats du théorème H.O.S. Alors que la théorie prévoyait que les Etats-Unis devaient importer du Canada des marchandises riches en travail et plus pauvres en capital, les tests empiriques ont abouti au résultat contraire. C'est ce que l'on a appelé le - paradoxe de Leontieff-.
A partir des années 80, se sont déloppées aux Etats-Unis de noulles théories qui remettent partiellement en cause les principes classiques. Ces théories étudient particulièrement les conditions de la -concurrence imparfaite- au sein des échanges internationaux. Elles analysent notamment les échanges au sein d'une mASme branche (automobile, aéronautique, etc.) entre pays industrialisés et prennent en compte les phénomènes oligopo-listiques, les rendements d'échelle. Ces théories ont donné des arguments en faur de politiques commerciales stratégiques encourageant les Etats A  soutenir leurs industries contre les concurrents étrangers (voir l'article précédent de F. Sachwald).


Hiérarchie et inégalités : regards critiques

A contre-courant de la pensée libre-échangiste du commerce international, s'est déloppée une traduction critique qui a voulu mettre en évidence les inégalités et effets de domination dans les échanges internationaux. Samir Amin et Aghiri Emmanuel, s'inscrivant dans la lignée de Karl Marx et de Rosa Luxembourg, voient dans les échanges internationaux des formes d'exploitation de la périphérie (pays du Sud) par le centre impérialiste. Dans les années 70, Aghiri Emmanuel a soutenu la thèse de - l'échange inégal -. En raison de la plus grande concentration de machines dans les pays déloppés par rapport aux pays du Sud, une heure de travail issu d'un pays industrialisé vaut trois heures de travail d'un pays sous-déloppé. Il en résulte une inégalité des échanges qui contribue A  renforcer les inégalités entre nations. Ce modèle, qui a eu son heure de gloire dans les années 70, a ensuite été fortement critiqué pour son manque de rigueur, y compris par des théoriciens marxistes. L'économiste franA§ais FranA§ois Perroux (1903-l987) a construit une analyse des systèmes économiques qui ne se réduit pas A  un marché libre mais est marqué par des -champs de forces-, une hiérarchie où les Etats, les firmes multinationales et les différences technologiques pèsent de tout leur poids dans les échanges. Tout un courant de pensée s'inscrit dans cette optique (2).





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