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MARKETING

Le marketing, parfois traduit en mercatique, est une discipline de la gestion qui cherche à déterminer les offres de biens, de services ou d'idées en fonction des attitudes et de la motivation des consommateurs, du public ou de la société en général. Il favorise leur commercialisation (ou leur diffusion pour des activités non lucratives). Il comporte un ensemble de méthodes et de moyens dont dispose une organisation pour s'adapter aux publics auxquels elle s'intéresse, leur offrir des satisfactions si possible répétitives et durables. Il suscite donc par son aspect créatif des innovations sources de croissance d'activité. Ainsi l'ensemble des actions menées par l'organisation peut prévoir, influencer et satisfaire les besoins du consommateur et adapter ses produits ainsi que sa politique commerciale aux besoins cernés.


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Les médias n'émettent plus de point de vue

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Le phénomène d'indifférence est accentué par le système médiatique qui, véhiculant tous les points de es, finit par n'en privilégier aucun. Système médiatique au sens large : télévision, presse, radio, cinéma, internet et mASme publicité et marketing ; bref, tout ce qui construit les nouveaux imaginaires.



La télévision proe peu de points de e et ne donne pas non plus vraiment les moyens de s'en forger un. Elle organise ses programmes en fonction d'impératifs d'audience, qui exigent un traité toujours plus orienté vers le spectacle. Le journal télévisé devient un enchainement d'images, dont la rapidité ne permet plus le développement et l'argumentation d'analyses. Il n'est qu'une succession de photographies d'événements sans rapport les uns avec les autres.
Les traditionnels univers véhiculant la culture jeune ne donnent plus d'échelles de valeurs. Ainsi le rock engagé et contestataire des années soixante-dix fait place A  la techno égocentrique et désimpliquée, ou au R & B aux paillettes bien superficielles. Seul le rap continue A  AStre engagé, A  raconter l'univers du ghetto, des cités, de la rue (cf. Paris sous les bombes, premier album de NTM). Les rappeurs se vivent avant tout en acteurs de ce qu'ils chantent. Autrement, la musique n'a plus de point de e idéologique. En conséquence, le rôle qu'elle joue dans la vie des gens va en diminuant. Si le punk pouvait représenter un mode de vie et de pensée, on utilisera plutôt les nouveaux groupes phares en simples fonds sonores.
Le cinéma ne se risque plus A  prendre de parti pris. Elles ne sont pourtant pas loin les années quatre-vingt où, derrière la dimension de divertissement des films, existait une facette moralisatrice. Wall Street, après nous avoir fait vibrer pour le succès du raider Michael Douglas, mettait en scène sa chute, nous rappelant qu'il ne faut pas chercher A  s'enrichir artificiellement au détriment de ceux qui travaillent dans - l'économie réelle -. Ou Liaison fatale, qui incitait au repli sur les valeurs familiales et la fidélité. Le leau que le film dressait de l'adultère était si noir qu'il a influencé le comportement sexuel d'une génération d'Américains.
Les films cultes des jeunes ne donnent pas de direction, ne proposent pas d'échelle de valeurs. Trainspotting, le célèbre film tiré du roman d'Irvine Welsh, a déjA  quelques années mais reste une référence pour les jeunes. Il est intéressant de constater que toutes les issues proposées sont des choix par défaut, et non pas le résultat d'une démarche positive. Le film commence par le héros qui décrit l'ennui de la société que lui proposent ses parents, qu'il résume A  - choisir de s'affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser aux jeux TV en se bourrant de Me Do -.
Il choisit donc - autre chose -, la drogue. Devant les dégats que provoque ce choix sur sa vie et celle de ses amis, il décide de se réintégrer dans la société. Le film se termine par sa vision, énoncée d'un ton monocorde :
- Je choisis la vie. J'en jubile d'avance. Je vais devenir comme vous. Le boulot. La famille, la super téloche, la machine A  laver. La bagnole. La platine laser et l'ouvre-boites électrique. La santé. Le cholestérol. Une bonne mutuelle. Les traites. La baraque. Le survASt, les valises. Les costards trois pièces. Le bricolage. Les jeux télé. Le Me Do. Les mômes. Les balades en forASt. Le golf. Laver la voiture. Tout un choix de pulls. Les noA«ls en famille. Les s d'épargne. Les abattements fiscaux. Déboucher l'évier. S'en sortir. Voir venir le jour de sa mort. -
Une conclusion édifiante ! En l'absence de valeurs morales, la société se résume pour lui A  une consommation démythifiée et aux petits - emmerdements - du quotidien. Plutôt que d'indiquer une direction, de terminer sur un message d'espoir, le film rappelle que nous ne pourrons pas échapper A  çA. Au mode de vie de nos parents, orienté sur la construction et la préservation d'un petit confort personnel et bourgeois. Quel constat d'échec face aux idéaux de mai 68 !
Il choisit clairement la société par défaut parce que la drogue n'était pas une alternative viable. Mais cette résolution n'a pas été facile, tant la société lui semble grise et sans espoir. Pour lui, tout est équivalent ; il n'y a pas de hiérarchie des valeurs. - Déboucher l'évier - est au mASme que - NoA«l en famille -. S'il s'oriente dans cette direction, c'est simplement parce que la drogue, première solution testée pour faire face A  l'ennui, s'est révélée un désastre.
Internet est un média postmoderne par essence, au sens où il reflète cette vision des choses. Sa réalité est un enchevAStrement de flux d'informations qui naviguent les uns en parallèle des autres et se croisent rarement.
Il n'y a pas de centre émetteur qui diffuserait une faA§on de penser officielle A  des périphéries. Il n'y a pas d'organisation dominante, d'instance de régulation. Ce qui ne va pas sans poser de problèmes au législateur : souvenons-nous des difficultés éprouvées pour faire interdire de vente sur Yahoo les objets A  caractère nazi. Tout est placé au mASme . De nombreux exemples illustrent cet éclatement lié A  l'absence de centre émetteur, tel celui de Nike. On trouve sur le net des sites pro-NlKE, non émis par Nike, le site officiel de Nike et des sites anti-NiKE, comme - The officiai Internet Anti-NiKE site -. Le site dénonce les abus de la politique sociale du géant de Portland en ExtrASme-Orient, comme son aspect Big Brother, badge obligatoire d'une génération. On peut y commander pour 12 dollars des - No Nike T-Shirts -, arborant fièrement - Just don't buy it -.
L'absence de contrôle du contenu implique la disponibilité des informations les plus disparates. On n'y trouve pas de hiérarchie ou d'échelle des valeurs. Au système traditionnel des médias classiques, que les Américains appellent le ont to many (un émetteur, de nombreux récepteurs), succède avec le web le principe du many to many. Chacun peut exprimer son point de e A  tout moment. C'est notamment le cas dans les forums ou chat rooms qui permettent d'échanger avec d'autres internautes des informations ou des tuyaux sur une quantité de sujets. Et mASme de se noyer dans le flux, d'oublier quelques instants sa propre identité pour s'exprimer anonyme ou masqué. Lessence mASme de l'internet favorise le pluralisme, la diversité des opinions.
Le web est un immense supermarché d'idées, d'informations et d'images où tous les prix seraient identiques. On pourra en fonction de ses besoins ou envies consulter des sites universitaires pour rédiger un mémoire de fin d'études, ou se faire frissonner sur un site sadomasochiste ; s'informer d'une promotion sur le site d'une multinationale ou participer A  une action humanitaire. On a mASme assisté récemment au premier accouchement en direct sur internet. On n'arrASte pas la marche de l'histoire, mASme si cela en a choqué certains, au nom de la préservation de l'intimité et du sacré.
Bref, le web devient une institution, mais un nouveau type d'institution : elle n'offre pas un regard officiel sur le monde qui l'entoure, elle favorise la fragmentation des points de e, elle ne hiérarchise pas l'information qu'elle diffuse.





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