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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Les technologies de l'information et de la communication

Les technologies de l'information et de la communication : Politique économique



Les technologies de l'information et de la communication
Introduction


Le - phénomène - Internet s'est répandu de par le monde plus rapidement qu'aucun autre outil de masse durant toute l'histoire de l'humanité. Les chiffres sont éloquents : on sait qu'environ 2 billions de dollars circulent chaque jour autour de la terre. Le commerce électronique B to B, c'est-A -dire business to business, A  lui seul devrait dépasser 1,3 billions de dollars avant 2004. Et d'ici cinq ou six ans, 1 milliard de personnes pourraient AStre connectées au système nerux étaire émergent, faisant de l'espace cybernétique un entremetteur totalement inédit (il est actuellement impossible de compiliser le nombre précis d'utilisateurs d'Internet). L'éducation denant, comme nous l'avons vu, un enjeu économique mondial, les applications des technologies de l'information dans le domaine de l'éducation pourraient représenter un moyen - sinon LE moyen - de combler petit A  petit le fossé entre pays pauvres ot pays riches. Mais tout système comporte (selon ce que l'homme en fait, bien entendu) sa ou ses failles : bien que les technologies cybernétiques aient théoriquement le pouvoir d'apporter l'éducation, la paix et l'abondance, elles peunt également ' utilisées comme un outil de pouvoir - conduire A  des conflits portant sur l'information, au terrorisme cybernétique, A  l'affaiblissement des marchés financiers, A  la fraude, et mASme A  l'effacement des dirsités culturelles. Si elles sont la propriété exclusi de quelques-uns (groupes ou pays), elles serviront A  accentuer toujours davantage des écarts déjA  flagrants. Or, on ne peut oublier que 60 % des habitants de la ète n'ont pas l'électricité ; compte tenu des problèmes démographiques actuels, on ne peut pas espérer une amélioration significati dans un anir proche.


état des lieux

Nous approchons en 2002 du milliard d'internautes. Les sondages de - Nua Internet - estimaient qu'en juin 1999, 179 millions de personnes utilisaient déjA  Internet. Parmi ces utilisateurs, 97 millions pronaient du Canada ou des états-Unis, 40 millions d'Europe, 27 millions d'Asie/Pacifique, 5,3 millions d'Amérique Latine, 1,2 million d'Afrique et 0,88 du Moyen Orient (les pays en bordure du Pacifique, incluant la Silicon Valley, Hollywood, Seattle, le Japon et les quatre tigres asiatiques dessinent nettement aujourd'hui les contours de l'économie de l'information). Le pourcentage de sites Internet non anglophones n'a cessé depuis d'augmenter et se déloppe de plus en plus.
Le réseau représente l'un des plus puissants mécanismes de changement dans le monde, touchant tous les domaines, de la science et des affaires A  la politique et la culture et jusqu'aux cultes religieux. Pour les pays industrialisés, Internet est riche de promesses : il peut accélérer le déloppement économique, transformer les services hospitaliers par la télé-médecine, permettre un accès bien meilleur et plus rapide au savoir ; il devient un outil indispensable pour qui ut participer A  l'économie mondiale. De plus, ces technologies de l'information détruisent la - désinformation - (qu'elle soit le fait d'un auglement volontaire, ou d'une politique de manipulation) car elle donne l'information brute, telle quelle, immédiatement. Elle facilite l'auto-éducation dans tous les domaines : dans celui de la santé, les sites abondent, transmettant des connaissances dispensées par des spécialistes, ce qui permet A  chacun de mieux connaitre le fonctionnement de son propre corps ou de la maladie, ac cependant un risque : que certains finissent par se croire capables de poser eux-mASmes des diagnostics et de s'auto-soigner ! Il y a mieux : on peut savoir immédiatement ce qui se passe sur la ète Mars (cette connexion représente l'événement Internet le plus important de son histoire). Dans un registre plus pratique, Internet - qui ne nécessite pas de se déplacer - donne aux personnes handicapées les mASmes chances qu'aux autres.
Les médias traditionnels unilatéraux ont tendance A  mettre l'accent sur - ce qui ne va pas - et tiennent leur auditoire en haleine en s'ap-puyant sur les drames et les conflits. Ce nouau média interactif tendrait davantage, lui, rs la coopération ; il retient en ligne ses utilisateurs par le biais d'une connexion au monde et A  l'information. Mais nous n'en sommes encore qu'au tout début d'Internet : les communications du futur impliqueront, elles, non seulement l'ordinateur mais également la télévision cablée, les satellites et des systèmes téléphoniques qui se - synergiseront - et se combineront de telle sorte que la future communication sera pratiquement gratuite. Ac ces noulles connexions, le phénomène Internet ne peut que se délopper et se répandre rapidement. En fait, la seconde génération d'Internet est déjA  en marche.

De plus en plus petits, de plus en plus performants, de plus en plus vite
On arri désormais A  créer des ordinateurs do plus en plus petits possédant sur un mASme disque une étonnante puissance de stockage, de calculs et d'échanges ac une extraordinaire rapidité d'exécution. Les pièces sont tellement petites que l'on est obligé d'utiliser des microscopes puissants pour les voir. La rapidité est proportionnelle A  la miniaturisation : plus c'est petit, plus c'est rapide. Mais les lois de la physique imposent leurs limites. On estime que, malgré les progrès fulgurants, on reste sous la contrainte de la vitesse de la lumière et de la dissipation de chaleur (plus l'activité est rapide et lumineuse, plus la chaleur est importante). Certes, on a trouvé quelques solutions (ou substituts de solutions) pour dissiper la chaleur. Mais l'ordinateur arrira-t-il, A  terme, A  repousser ces limites ? Certains le croient, mais rien ne permet de l'affirmer en l'état actuel des choses. Le déloppement de l'intelligence artificielle et ses fusions ac les technologies do la communication vont aider A  améliorer la pénétration de savoirs qui n'auraient pas de forme sans elles. Des traducteurs multi-langues, par exemple, vont faciliter les échanges entre ressortissants de différentes origines, ce qui pourrait contribuer A  rapprocher les différentes cultures. De mASme, de plus en plus de travaux dangereux ou lourds, ou extrASmement précis, sont réalisés par des robots ultra-performants : dans l'industrie, dans l'espace, en chirurgie et dans les laboratoires, ou encore dans le secteur commercial comme les fast-food.


Les conséquences sociales d'Internet

- Ac Internet, on en prend pour cent ans. Socialement, il favorise l'individu sur le groupe et les petites communautés thématiques sur les grandes institutions. Son impact majeur tient dans son économie. Sa principale conséquence est de remettre en cause les privilèges des experts, A  commencer par les Etats -. Laurent Kott est l'un des directeurs do l'Institut national de la recherche en informatique et automatique (Inria). Il résume ici l'opinion des scientifiques et politologues qui étudient l'influence d'Internet sur les sociétés politiques évoluées. Cet outil distribue la richesse de l'information bien plus démocratiquement qu'aucun des systèmes précédents. A€ tel point d'ailleurs qu'il suscite des résistances chez certains politiques, industriels, scientifiques ou technocrates qui se sentent menacés dans l'exercice de leurs privilèges. Chaque individu a désormais le pouvoir d'AStre informé mieux et plus rapidement qu'il ne l'a jamais été et c'est lui-môme qui choisit la source de cette information. La télévision ou la radio ne réclamaient de lui que passivité : lA , il devient actif, car non seulement il doit effectuer la recherche qu'il souhaite réaliser mais c'est lui qui entre en contact ac les personnes susceptibles de l'aider. Les conséquences sont évidentes : il devient plus vigilant, plus scrupuleux, plus apte A  internir A  propos de n'importe quelle décision, loi ou décret, et donc A  participer A  la vie de son pays ; il peut mASme créer, par cette faculté de prendre immédiatement position, un malaise au sein des institutions politiques, car on commence A  voir des lobbies se délopper exponentiellement par le biais d'Internet.


Internet soulè d'ailleurs do nombreuses questions, parfois paradoxales : Est-ce que la communication en résoau rapproche ou isole les AStres humains ? Probablement les deux A  la fois. Où commence l'espace public et où finit l'espace privé ? Faut-il une surillance centralisée des contenus ou leur autorégulation par les usagers ? Les réseaux multimédias doint-ils AStre contrôlés par le haut (gournements) ou plutôt par le bas, grace A  la mobilisation des usagers, autour d'un certain nombre de valeurs et de contraintes ? Internet conduit-il A  une homogénéisation des langues et cultures ou au contraire A  davantage de dirsité ? La fréquente pratique de l'anglais sur Internet peut inciter l'internaute A  utiliser la langue la plus répandue, mais, en mASme temps, on assiste A  l'émergence d'une étonnante dirsité linguistique. Le réseau électronique va-t-il accroitre ou réduire les déplacements physiques ? Plus les réseaux de communication se densifient, plus les échanges augmentent, et l'on s'aperA§oit que les déplacements suint : on dialogue en effet ac quelqu'un, et bientôt on a envie de le rencontrer ; on nd des marchandises au bout du monde et, un jour ou l'autre, on va les livrer soi-mASme, ou visiter ses lointains clients Peut-AStre s'agit-il lA  d'anciens réflexes hérités du monde de - l'avanl-Internet -

Internet ou le plus incroyable moyen d'AStre connecté au reste du monde sans se déplacer
A€ lui seul, ce nouau mode de communication, qui annihile toute notion d'espace, est en train de tout boulerser, dans la vie privée, ou dans la vie des entreprises, On peut choisir et se faire livrer A  domicile, commander des billets d'avion, avoir accès A  sa banque - on Une -. Au sein des entreprises, il devient possible A  un acheteur et A  un fournisseur de - ne se rencontrer que - virtuellement, par-delA  des frontières géographiques ou des disparités sociales denues dérisoires. Les transactions se font déjA  en direct ac un transfert de l'information quasiment sûr (attention cependant aux hackers). Il est possible d'organiser des séances d'éducation internes, de communiquer de division A  division [(Intranet) : les structures hiérarchiques sont moins astreignantes, et moins concentrées, les employés y gagnent en indépendance], la circulation des informations est plus rapide. Le travail A  la maison, rendu possible par le lien permanent ac l'entreprise pour laquelle on travaille, devient un - luxe - de plus en plus commun. De mASme, l'absence de frontières permet A  des télécitoyens (terme utilisé pour évoquer les citoyens d'Internet), originaires de pays en déloppement mais vivant dans un pays industrialisé, de soutenir le processus de déloppement Internet de leur pays d'origine. L'absence de frontières physiques et la multitude des cultures représentées et impliquées dans le phénomène Internet entrainent un brassage - virtuel - de populations d'internautes, ouvrant les uns et les autres sur le large monde extérieur, ou au contraire, permet d'approfondir son propre monde géographique ou culturel en faisant appel A  des connaissances jusqu'alors indisponibles.

Faire partie du réseau mondial est un - must -
Les technologies de l'information ont constitué, ces dernières années, le principal moteur de la croissance aux Etats-Unis. A€ l'intérieur de ce secteur, Internet joue un rôle de catalyseur et d'amplificateur. Les économistes reconnaissent que la société de l'information a un effet non négligeable sur la plupart des industries d'un pays et sur l'ensemble des économies. Aux états-Unis, la - net economy -, par un effet de levier, a contribué de manière significati aux 4,2 % de la croissance atteints en 2000. Signalons, pour AStre exact, que les chiffres plus récents sont beaucoup moins triomphants ac pour conséquence une chute spectaculaire du NASDAQ. Il n'en reste pas moins que création d'emplois, compétitivité industrielle et commerciale internationale, innovation, circulation accélérée de l'information sont les résultats les plus probants de l'usage ifié des réseaux de communication dans tous les secteurs de la société. Aujourd'hui, ne pas AStre connecté, c'est passer A  côté de cette somptueuse occasion de faire partie de la vie (au sens large) mondiale. Une entrée trop tardi dans la société de l'information représentera une perte certaine de compétitivité pour les industries et les pays qui n'auront pas su s'adapter A  temps Cependant, dans ce domaine aussi, l'angélismc n'est pas de mise : il faut savoir qu'un réseau aussi vaste, qui implique un toi nombre de participants, est propre A  favoriser bien des débordements (Quant aux soubresauts boursiers actuels, s'ils ont pu inquiéter, ils ne doint pas remettre en cause le système lui-mASme. La correction est sévère mais salutaire et répond aux abus qui l'ont précédée).


Les dangers d'une ète interconnectée

Si l'on considère que l'information est une arme A  double tranchant, et qu'elle peut donner lieu A  des guerres - virtuelles - redoules, il faut admettre que plus nous serons de personnes connectées, plus nous deviendrons dépendants des technologies de l'information, et plus le potentiel de dégats sera important, et surtout plus pernicieux que par des armes traditionnelles, Prenons par exemple l'existence de réseaux moralement douteux, ou carrément inacceples : cela ne peut que délopper une hostilité croissante autour du libre déploiement d'Internet. Certains sites pornographiques mettant on scène des enfants, d'autres des violences insupporles constituent des agressions qui nécessitent des formes noulles de contrôle.
- Certains pays, qui se considèrent déjA  comme agressés par Internet, encombrent les serurs de ceux ac lesquels ils sont en conflit par l'envoi de messages constamment répétés pour créer des embouteillages sur les réseaux visés. D'autres émettent des virus qui ralentissent le fonctionnement des ordinateurs traitant des informations stratégiques ; certains de ces virus peunt mASme aller jusqu'A  détruire le disque dur (le virus - I lo You -, d'une puissance jusqu'alors inégalée, a fait d'immenses dégats partout dans le monde). L'espionnage trou lA  aussi de noulles sources de renseignements. Il est relatiment facile de recueillir les données stratégiques qui circulent sur les réseaux. En fait il est évident qu'A  partir du moment où nous utilisons Internet, Big Brother ille. Derrière chaque site visité peut se trour un agent des RG, qui vous fiche immédiatement si vous AStes tenté de surfer sur un thème illégal.


- De plus, certains droits qui paraissent aller de soi pour les Européens, par exemple, ne sont pas reconnus aux USA. Cette distorsion entraine parfois des conflits, en tout cas des litiges d'ordre juridique ou administratif. Le respect de la vie privée, la fiscalité ac les droits de douane, les questions de droits d'auteurs ont pu poser des problèmes : le vieux continent, par exemple, ille depuis vingt ans A  ce qu'aucune utilisation abusi ne soit faite des fichiers de la clientèle des sociétés de nte par correspondance ; aux états-Unis, rien de tel n'existait jusqu'alors. Le président Clinton a dû demander aux entreprises de mettre en place des systèmes d'autorégulation. Il a également assoupli sa position très libre-échangiste ; il n'est plus question de transformer Internet en une zone de libre-échange. On a également supprimé les droits de douane pour les biens transmis via Internet, tout en gardant l'ancienne législation pour les livraisons traditionnelles. Mais on ne sait toujours pas comment ces droits seront perA§us.
- Une information, qui peut AStre lue, regardée, visitée (suivant le média) par un nombre considérable de personnes se doit d'AStre véri-dique et parfaitement fiable. Or, cette authenticité reste encore difficile A  élir de nos jours. Entre les sites officiels concernant un thème recherché et les aficionados du mASme thème qui ont eux-mASmes créé leur site, on peut surfer pendant des heures sans savoir qui détient la vérité : les deux reproches que l'on fait le plus sount A  Internet, c'est la confusion et l'absence d'organisation. Certains internautes, au contraire, trount que cet aspect un peu chaotique rend la recherche très excitante et très propice A  Pauto-organisation, donc laisse une grande marge de liberté. Quoi qu'il on soit, il est certain que dans la prochaine décennie, l'accès A  Internet sera nettement plus rapide et plus simple qu'aujourd'hui.
- Un accès accru A  l'information ut également dire que tous les jours nous recevrons de plus en plus de communications soit demandées par l'utilisateur lui-mASme, soit envoyées directement par des services spécialisés ou par dos amis ou collaborateurs. Conséquence : notre rythme de vie va s'emballer un peu plus, et nous devrons instir de plus en plus de notre temps et de notre énergie. Mais l'accès aux technologies de l'information reste encore très limité, et ce que nous nons de dire ne concerne, pour le moment, que le petit monde des - gens du Net -.

Fossés culturels, fossés de connaissances :


une grande partie de l'humanité reste A  la traine

Les - conservateurs -, c'est-A -dire ceux qui freinent des quatre fers devant tout changement culturel, ou s'effraient d'un engouement subit pour la nouauté, s'inquiètent du déloppement et du pouvoir croissant de la culture cybernétique : ils pensent ' et pas forcément A  tort ' que les connaissances véhiculées par le Net auront tendance A  augmenter la culture des plus favorisés, et que cela creusera encore davantage le fossé entre riches et pauvres. Cependant, si Internet devient de plus en plus accessible, dans toutes les régions du monde, c'est l'accès A  la culture et A  l'information qui se répand, et donc l'égalité qui devient de plus en plus réalisable. Le grand obstacle, c'est le nombre très alarmant de personnes encore illettrées sur la ète ; ne savoir ni lire ni écrire est un handicap qui interdit tout accès A  cet outil international qu'est Internet. Il faut aussi prendre en compte tous les individus, fort nombreux, qui n'ont ni les moyens financiers, ni le temps, ni l'envie (ils ont peur de - ne pas savoir -) de posséder ou d'utiliser un ordinateur. Ces laissés-pour-compte, volontaires ou involontaires, risquent d'AStre de plus en plus décalés. - La fracture numérique - : voici une expression que l'on rencontre fréquemment en ce moment. Le G8 lui a consacré un sommet A  Okinawa, durant l'été 2000. Des mesures semblent y avoir été décidées pour réduire le fossé numérique. Pourtant, une chose reste certaine, Internet reste une affaire de privilégiés : il ne bénéficie qu'aux personnes relatiment aisées et instruites (parlant l'anglais bien entendu). Aujourd'hui, 88 % des internautes vint dans des pays industrialisés qui représentent A  peine 17 % de la population mondiale. Mais ce gouffre technologique existe mASme au sein des états les plus industrialisés. En France, un fossé énorme s'est instauré parmi les catégories socioprofessionnelles : les ouvriers représentent 2,7 % des internautes contre 35,8 % pour les cadres et professions libérales. Dès lors, on mesure A  la fois l'urgence et le chemin qu'il reste A  parcourir pour batir la - société de l'information pour tous -. D'ici 2003, 3 milliards de francs devraient AStre débloqués en France, 4 000 emplois jeunes de formateurs multimédias créés, 7 000 espaces publics d'accès A  Internet ourts, et toutes les écoles primaires raccordées au réseau

Quelques actions envisageables
Et si l'on décidait de faire de l'accès A  Internet un droit du citoyen ? Malheureusement, ce sont les moyens financiers capables de fournir cet accès A  tous qui manquent dans la plus grande partie du monde. Et pourtant, ce serait un merilleux objectif A  se fixer en ce début du xxie siècle ! Les fournisseurs d'accès A  Internet devraient, tout d'abord, augmenter les points géographiques qui permettent A  chacun de se connecter sans avoir besoin d'un ordinateur personnel. Pour cela, il faudrait initier les futurs usagers - certains n'en ont mASme jamais entendu parler - aux étonnantes perspectis offertes par ce mode de communication et bien entendu A  son mode d'emploi ; et donc transmettre ce savoir : on pourrait recruter des volontaires pour aider, dans les régions les plus démunies, ceux qui ulent comprendre le mode de fonctionnement d'Internet et l'appliquer. Le secteur privé pourrait contribuer grandement A  cette initiation et au transfert du réseau dans les pays en voie de déloppement. Localement, et cela mASme dans les pays déloppés, il faudrait organiser dans les bibliothèques et écoles des séances de formation ourtes au plus grand nombre.
Il faudrait également encourager des collaborations internationales (des chercheurs dispersés géographiquement pourraient AStre connectés A  des laboratoires cybernétiques), et innter des programmes favorisant cette éducation pour tous, ne serait-ce qu'en déloppant des mises en es ou des graphiques plus simples qui faciliteraient visuellement le maniement de ce noul outil. On pourrait aussi créer des accès directs A  Internet par satellite, ce qui serait moins coûteux ; utiliser les software existant pour bloquer les offensis de matériel ; enfin, promulguer des lois de comportement général sur les routes de l'information internationales.

Perspectis continent par continent


L'Afrique

Moins de 1 % des Africains ont, h ce jour, utilisé Internet. Pourtant, la grande majorité des Africains souhaitent un partage équile des bénéfices issus do la globalisation et désirent participer A  la révolution des technologies de l'information. Mais l'Afrique actuelle a d'autres priorités, bien plus urgentes, d'ordre humain A  satisfaire. Alors on va au plus pressé Or le court terme n'est pas un bon calcul : la ruée rs les villes est chaque année plus violente sur ce continent. Le seul moyen existant A  ce jour d'éviter le fléau de la surpopulation urbaine (car elle signifie misère et catastrophes), et qui permettrait A  chaque Africain de vivre correctement dans sa communauté d'origine, ce sont les technologies de l'information, comme nous l'avons vu précédemment. En effet, si ces techniques étaient bien imtées, les équipements locaux qui permettraient A  chacun de travailler sur place, dans sa collectivité, pourraient se délopper très vite. Pour profiter du moument général de globalisation, l'Afrique, au besoin ac l'aide des pays plus riches, devrait élargir sa politique d'instissement, promouvoir le commerce et créer sans tarder une classe entrepreneuriale indigène.




L'Asie et l'Océanie

Les gournements de ces pays, dans un passé relatiment récent, ont pu, en maitrisant l'information, contrôler et orienter les populations. Aujourd'hui, c'est Internet qui s'impose, et qui va, de ce fait, entrainer un changement dans - l'art de gourner -.
En Chine, comme dans les autres pays d'Orient en voie de déloppement, les technologies de l'information sont un facteur déterminant du déloppement économique. Elles influent fortement sur les modes de production, le style de vie et les institutions sociales. Cependant, il existe encore aujourd'hui une barrière de langue. Des interfaces de langage doint AStre mises en place, ce qui prend du temps.
De son côté, l'Inde, qui s'est positionnée comme l'un des acteurs majeurs en cette matière, redouble d'efforts pour que le pays dans sa totalité bénéficie d'une technique que les dirigeants jugent capable de lutter efficacement contre les disparités économiques et sociales.
Les Japonais, quant A  eux, sont très A  l'aise dans le maniement de ce noul - outil - qui, de toute évidence, les séduit beaucoup ; sans doute parce que les transactions ac les machines sont pour eux infiniment plus simples et plus rapides que les rapports entre individus, encore codifiés, de nos jours, par les règles d'une bienséance et d'un cérémonial hérités d'autrefois.
Quant A  la Corée du Sud, elle s'est lancée ac passion dans la noulle technologie ; c'est un changement total de paradigme : l'économie coréenne bascule très vite rs une économie du savoir et de l'information.
Singapour semble avoir tout misé, désormais, sur la cybernétique : ses étudiants, poussés en ce sens par le gournement, sont particulièrement rompus aux pratiques des noulles technologies.
L'Europe
Les autorités publiques devraient soutenir davantage ce secteur technologique innovant qui est capable d'offrir A  tous un accès plus facile, en tout cas simplifié, A  l'éducation. Plusieurs pays européens de l'Ouest prennent encore ombrage de l'hégémonie américaine, de son impact culturel et reprochent A  Internet d'AStre un média - irresponsable -, c'est-A -dire sans réels garants. Pour les pays d'Europe de l'Est et Centrale, Internet représente une source d'information indépendante, un moyen de combler le fossé technologique et économique qui les séparent des pays plus avancés en ces matières : jusqu'alors, toute technique de pointe supposait de lourds instissements financiers : dans l'ère industrielle, c'était patent. Aujourd'hui, la technique de pointe que représente le - Net - est très accessible financièrement, et n'est pas réservée aux plus riches. L'Europe de l'Est, pauvre d'argent mais riche en ceraux, a bien compris que la voie du déloppement se trouvait lA ,
L'Amérique Latine
Les nations d'Amérique Latine les plus performantes sur les s scientifique et technologique ont négligé l'apport que pouvaient représenter en ces domaines les contributions potentielles d'autres pays voisins, comme le Brésil Il est en effet indispensable de créer au sein de ce continent un vrai partenariat. Mais un obstacle d'importance persiste : 40 % de la population latino-américaine ne sait ni lire ni écrire.
De plus, il faudrait faire évoluer parallèlement les mentalités : en effet, seule une petite minorité, dans ces pays, considère Internet comme un moyen d'accès A  l'éducation ou A  la culture. La plupart des gens le perA§oint soit comme un moyen de passer des commandes ou de réaliser des affaires, soit le plus sount, comme un outil de dirtissement.


L'Amérique du Nord

Osons une métaphore audacieuse, mais finalement assez juste : Internet, pour les Américains du Nord, c'est le cerau de l'humanité, ac ses connexions internationales. Les vieux clivages, les anciens groupes, vont s'effacer petit A  petit : A  côté des communautés d'Amérique du Nord - ou parfois A  leur place - (communautés qui s'étaient formées A  partir d'une origine ethnique commune, ou A  la faur d'un regroupement géographique), vont apparaitre d'autres groupes humains, fondés essentiellement sur une communauté d'intérASts, révélée et cultivée par le réseau Internet. Ce phénomène, s'il se déloppe, pourrait faire éclater les structures sociales précédentes et constituer une fracture d'un type tout A  fait nouau.

Conclusion
Le déloppement des réseaux de télécommunication va changer bien des choses : la multiplication des connexions sera rendue possible par la mise en œuvre de plates-formes multimodales. Cela donnera libre cours aux vidéos interactis plein écran, aux graphismes professionnels en trois dimensions et au son de qualité stéréo. L'un des changements les plus marquants de la société de l'information résultera de la fusion entre la télévision numérique et Internet. Il s'agira alors d'un noul espace-temps de communication dans lequel la commande vocale va se généraliser et apporter un nouau confort d'utilisation. Chacun va donc pouvoir AStre relié au reste du monde tout en restant chez soi ; en mASme temps, et ce n'est pas contradictoire, le désir d'évasion et de voyages A  l'autre bout de la ète devient de plus en plus vif. Jusqu'A  l'été 2001, la dynamique semblait lancée en ce sens ; le prix des billets d'avion baissait, les voyages lointains tentaient de plus en plus de gens. Les événements tragiques du 11 septembre 2001 ont évidemment donné un sérieux coup de frein A  tout cela. La lame de fond a bel et bien était stoppée, et ce serait faire preu d'un optimisme béat de penser que tout va très vite rentrer dans l'ordre
Cependant, si l'on arri A  juguler la crise internationale actuelle, le moument profond repartira, bien entendu.





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