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ECONOMIE

L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Le probleme de l'energie



Introduction


De mASme que pour l'eau, les ressources en énergie vont se trouver confrontées A  une demande croissante A  laquelle il sera difficile de répondre. Et comment pourra-t-on la satisfaire, sans risques pour la sécurité ? Si l'on examine les chiffres correspondant A  la production loiale d'énergie dans le monde, on voit que le taux moyen annuel a augmenté de 1,4 % entre 1988 et 1997, c'est-A -dire do 336 A  381 quadrillions BTU (British Thermal Units). Le département américain d'énergie prévoit que la consommation mondiale entre 1996 et 2020 aura augmenté de 65 %,.. Il suffit de comparer ces deux chiffres pour percevoir aisément le problème qui se profile A  l'horizon Le besoin on électricité, lui, risque de dépasser ces projections puisque les équipements en énergie nucléaire deennent petit A  petit trop eux et inefficaces. En effet, c'est plus de 300 sites nucléaires autour du monde qui devront AStre mis hors serce d'ici 2010, ils devront AStre décontaminés et nettoyés pour d'autres usages futurs. Les combustibles fossiles (le pétrole, le gaz naturel) pourraient remplacer cette porte en production électrique, mais A  quel prix ? Bien que l'énergie fondée sur le vent progresse rapidement, les autres sources stagnent trop, actuellement, pour pallier le manque. La demande, en effet, s'amplifie constamment, A  cause des besoins accrus des pays riches et du développement industriel des pays pauvres (A  l'horizon 2050, 60 A  70 % de l'énergie sera consommée par les pays aujourd'hui en développement). Pourrons-nous remplacer, A  terme, ces sources d'énergie défaillantes par d'autres matériaux, moins polluants, plus performants, plus harmonieux ? Bref, de quels moyens disposons-nous, dès aujourd'hui, pour nous préparer A  relever le défi énergétique que constitue le développement de huit A  dix milliards d'habitants sur notre ète au xxi siècle ?


Quelques chiffres

Le passage de l'emploi des combustibles fossiles A  celui de l'énergie solaire ou de l'hydrogène s'accentue nettement depuis le début de ce siècle. La combustion de charbon et de combustibles fossiles, qui fut le fondement de l'ère industrielle, a décliné A  hauteur de 3 % en 2001. La production de pétrole a augmenté de 1 % et celle du gaz naturel, qui correspond A  la combustion la plus saine puisque la moins détériorante pour le climat, s'est accrue de 3 %. L'énergie nucléaire, une fois qu'elle a été perA§ue par tous comme la source d'énergie du futur, a maintenu son expansion avec une augmentation de 0,4 %. Parallèlement, les capacités A  tirer de l'énergie A  partir du vent ont crû de 39 % et celles de l'énergie solaire, de 30 %. C'est une tendance qui semble devoir durer quelques années encore. En passant de l'emploi du charbon A  celui du gaz naturel, des lles entières peuvent commencer A  réduire la pollution de l'air urbain qui a littéralement ravagé des millions de es en Chine, par exemple, ces dernières décennies. Cependant, le risque d'épuisement des ressources reste immense ; un seul chiffre suffit A  le mesurer : en l'espace de 400 ans - ce qui n'est rien en ce domaine ', nous risquons d'avoir totalement épuisé les ressources d'énergies non renouvelables que notre ète aura mis des centaines de millions d'années A  construire.

Les grands risques
Le premier risque, sujet ô combien d'actualité, est celui de la fluctuation climatique (cela fera l'objet du quatrième chapitre de cette partie). Il est dû, essentiellement, A  ce qu'on appelle l'effet de serre. Le second risque, qui nous guette relativement A  court terme, est celui de la raréfaction puis de l'épuisement des différentes énergies fossiles et fissiles. Le troisième risque est afférent A  l'énergie nucléaire. Enfin, le dernier grand risque est celui que va nous faire courir la dégradation des sols, soumis A  une concurrence dangereuse. Ces différents points ont en commun d'AStre interdépendants et do ne pas AStre réellement perA§us par les populations.


L'inéle fermeture de centrales nucléaires

en exercice pose de graves problèmes de production
La raréfaction croissante du potentiel énergétique représente l'un des facteurs les plus inquiétants face A  une demande qui, elle, ne fait que croitre tous les jours davantage. Les chiffres parlent d'eux-mASmes : aux états-Unis, enron 30 Gigawatts de capacité en énergie nucléaire ont été mis hors d'usage, incluant 70 réacteurs commerciaux. En Angleterre, il s'agit de 138 Mégawatts qui ont été fermés. La mise hors de serce de ces matériaux est en elle-mASme un exercice difficile (elle ne peut AStre rapide, compte tenu de la complexité des paramètres A  respecter pour une sécurité élémentaire, ni efficace si l'on n'a pas tout décontaminé). Ajoutons A  cette constatation que la demande énergétique va s'intensifiant, et l'on se trouve devant l'obligation de construire très te d'autres centrales ou de trouver de nouveaux moyens pour produire de l'électricité. Tout délai pour trouver ces solutions de rechange va revenir fort cher, d'autant plus qu'A  l'heure actuelle, aucun réacteur n'est en construction.


Une demande mondiale croissante en électricité

Selon l'IIASA (L'International Institute for Applies Systems Analy-sis), la demande en électricité va s'intensifier - c'est inélucle - d'ici 2020, en particulier dans les pays émergents (Chine, Inde, notamment) et les pays en voie de développement. En effet, leur population, qui augmente régulièrement, va se regrouper dans les lles, et cela de faA§on bien plus rapide que ce qu'ont connu les pays occidentaux lors de leurs transitions industrielles. La croissance démographique s'accomnera donc de changements profonds des modes de consommation, avec, en Chine par exemple, un passage brutal de l'utilisation du charbon A  celle de l'électricité. La croissance démographique s'accomnera d'une croissance économique. L'USA, prenant alors pour hypothèse une baisse de l'intensité énergétique (l'intensité énergétique est le rapport entre la consommation totale d'énergie et le PIB pour une année donnée), conclut que la consommation d'électricité de ces pays pourrait n'augmenter que de 50 % A  100 % d'ici 2020. Mais attention : le gain en efficacité énergétique n'est pas forcément acquis car la pression de la demande pour satisfaire les nouveaux besoins ainsi créés sera considérable. MASme dans les pays industrialisés où les croissances démographique et économique seront de moindre ampleur, les ménages pourraient consommer toujours davantage d'électricité, puisqu'il est probable qu'ils s'équiperont de plus en plus en matériel électronique. Au total, d'ici 2020 :


' La population mondiale comptera deux milliards d'habitants en
plus.
' La part des citadins passera de 44 % de la population mondiale
en 1996 A  65 %.


' Le PIB aura été multiplié par 2 ou 3.

' La production mondiale d'électricité aura augmenté de 35 A  90 %. Or, cette production est déjA  aujourd'hui la première actité émet-
trice de C02 dans le monde, devant les transports et l'industrie. La maitrise de ces émissions constitue donc un enjeu essentiel dans la lutte contre le changement climatique.

Solutions bien hypothétiques - Remplacer les sources d'énergie en déclin par d'autres,
plus économiques, moins polluantes
On a proposé (et expérimenté) des sources alternatives d'énergie qui ne seraient pas dépendantes des combustibles fossiles ou de la fission nucléaire. Parmi elles, citons les cellules photovoltaïques solaires, l'énergie thermale solaire, l'énergie géothermale, l'hydrogène, l'énergie du vent, les biomasses, ou encore l'énergie solaire satellite. Quelques-uns de ces nouveaux systèmes d'énergie sont déjA  utilisés dans le commerce. Bien qu'ils ne contribuent que pour une toute petite marge A  la production d'énergie, ils ont tendance A  croitre depuis quelques années. Les pourcentages concernant l'énergie globale prévus pour l'année 2020 sont de : 38,3 % pour le pétrole, 28,7 % pour le charbon, 25,2 % pour le gaz, 4,4 % pour l'énergie nucléaire, 2,6 % pour l'hydrogène et seulement 0,8 % pour les autres sources d'énergie toiles que les énergies géothermale, solaire, éolienne, etc.

Cette dernière, l'énergie du vent, contribue actuellement A  1 % de la production électrique mondiale et sa capacité génératrice croit de 33 % annuellement (l'Allemagne utilise déjA  cette énergie pour 8 % de ses besoins). Les ventes de photovoltaïques augmentent de 17 % annuellement et leur prix de reent par watt décroit. On peut aussi réduire sensiblement le coût de l'énergie solaire en utilisant des technologies robo-tiques avancées, mais comme cette question n'a été abordée qu'en 2000, le retard pour mettre en route cette source d'énergie est déjA  considérable.
En matière d'enronnement, les solutions pour éter les émissions indésirables sont en fait do deux ordres : d'une part améliorer l'efficacité énergétique, d'autre part développer toutes les formes d'énergie possibles en fonction des usages prévus.
On peut ler sur le développement des autres sources d'énergie : en effet, l'intérASt du public pour l'enronnement s'accroit indéniablement ; de plus, le coût du pétrole et celui du gaz naturel vont devenir prohibitifs, alors que la recherche et le développement tendront A  faire baisser celui des autres sources d'énergie
Les énergies conventionnelles reA§oivent maintes subventions. Si l'on considère le coût total, on s'aperA§oit très te que les sources d'énergie renouvelable sont compétitives par rapport aux sources conventionnelles, surtout si l'on inclut les dépenses entrainées par les dommages causés A  l'enronnement.
Les Comnies d'électricité possèdent bien des filiales chargées de trouver d'autres sources d'énergie, mais cela reste encore très marginal par rapport aux besoins actuels et futurs. En fait, l'énergie renouvelable n'apparait pas comme un secteur A  prilégier pour notre monde en évolution. On continue et on continuera A  développer le charbon et le gaz, qui sont encore abondants et, pour le moment, bien moins chers.,.
Si l'on se projette 100 ans en avant, on peut prévoir que le nucléaire sera la source d'énergie la plus développée. Ce que nous avons connu jusqu'A  aujourd'hui, ce sont des centrales de la lre génération. Les conceptions nouvelles pour les 2e et 3e générations protègent passivement les réacteurs, ce qui signifie qu'on n'aura plus A  gérer l'intervention humaine et l'on sait mettre au point des réacteurs A  fission ; mais il y a peu de moyens - parce que peu de volonté - pour les développer. Pour que ces nouveaux concepts puissent AStre couramment utilisés, il serait nécessaire de faire connaitre la réalité de ces techniques, donc de partir de l'enseignement et de l'éducation pour montrer comment peut fonctionner le futur nucléaire. La technologie du réacteur nucléaire a en effet souffert d'une mauvaise réputation, car les centrales actuelles sont primaires.
Avec les centrales futures, l'efficacité et la sécurité seront mieux assurées. Les systèmes alternatifs, dont nous avons parlé plus haut, relèvent encore de la spéculation, aucun d'entre eux ne pourra fournir toute l'énergie nécessaire au siècle qui commence.
L'économie du monde a besoin d'une énergie plus souple que celle que nous connaissons. Elle a besoin d'énergie - mobile - pour alimenter les voitures et les camions (et peut-AStre les buildings de bureaux éloignés, ainsi que les llages). En théorie, l'hydrogène ou les piles pourraient AStre utilisés A  cet effet, mais leurs coûts de reent sont énormes, mASme si l'on le sur de très grands progrès technologiques. Il est crucial, sans aucun doute, d'explorer toute une gamme de nouvelles technologies pour tenter de combler ce de.



Ces nouvelles énergies vont créer des emplois
ativement, l'énergie éolienne crée autant d'emplois que l'électricité nucléaire. Si elle se développe, elle donnera une énergie nettement moins chère : il suffit d'augmenter la dimension des turbines A  vent pour augmenter du mASme coup la productité. Malheureusement, il y a une contrepartie sur le social et humain : le nombre d'emplois investis au départ diminuera d'autant dans les années suivantes.
La production d'énergie solaire, particulièrement sous la forme de photovoltaïques, augmente, elle aussi, rapidement. DéjA , les industries solaires américaines emploient directement 20 000 personnes et génèrent indirectement plus de 150 000 emplois, dans la manufacture du verre et de l'acier, dans l'architecture ou l'équipement électrique.


Maitriser la consommation par les biens technologiques et les choix d'infrastructure
Pour certains secteurs, les progrès technologiques et les choix d'infrastructure auront pour effet une productité bien supérieure A  la croissance présible de l'actité : la consommation d'énergie devrait alors décroitre, Pour d'autres, les gains d'efficacité énergétique devraient simplement compenser la progression de l'actité, d'où une consommation énergétique globale sle. En ce qui concerne les transports, on peut prévoir que les gains technologiques no suffiront pas A  compenser l'augmentation de la consommation d'énergie car il s'agit d'un secteur où la demande sera do plus en plus forte.
Maitriser la consommation peut signifier aussi que nous devrons en arriver A  taxer l'énergie. Mais dans un tel cas do ure, faudra-t-il taxer toutes les énergies ou seulement les énergies les plus polluantes ? Et pourra-t-on mettre en place les mécanismes adéquats si l'on n'agit pas au mondial ?

plutôt qu'escompter des gains sur les technologies de substitution
Les perspectives de progrès, en ce qui concerne les technologies de substitution, restent plus modestes que pour les technologies traditionnelles de l'énergie. Les grandes infrastructures de transport d'énergie (gazoducs, lignes A  haute tension, etc.) A  fort contenu en capital et A  grande durée de e joueront certainement un rôle majeur dans l'évolution des différentes filières. Les ruptures scientifiques et techniques possibles (fusion, satellites solaires, géothermie des roches sèches, etc.), n'apporteront probablement pas, mASme en cas de succès technique et industriel, une contribution significative aux problèmes énergétiques mondiaux avant la fin du xxie siècle. Et mASme si les réserves énergétiques sont très importantes, que ce soit en pétrole, en gaz, en charbon ou en schiste bitumineux, le coût d'extraction de ces matières devrait significativement augmenter. Jusqu'A  présent on a en effet exploité les gisements les plus faciles. On devra se tourner vers des gisements moins accessibles, donc nettement plus coûteux. C'est donc moins la source d'énergie elle-mASme que le coût d'accès A  cette énergie qui posera problème dans l'avenir.

Les caractéristiques techniques des énergies
En matière d'offre, toutes les énergies seront nécessaires, mais leurs caractéristiques techniques doivent nous conduire A  les réserver A  certains usages. Ainsi, le pétrole ne devrait-il pas AStre réservé au carburant ? Le nucléaire n'est-il pas plus légitime que le gaz pour la production d'électricité ? Ce qui doit orienter la demande vers telle ou telle énergie, ce doit AStre autre chose que leurs prix relatifs, qui ne reflètent ni les coûts énergétiques A  long terme ni les coûts enronnementaux (les dommages causés A  l'enronnement). Ce qu'il faudrait, c'est mettre en place une vraie gestion patrimoniale de nos réserves énergétiques. DéjA  les industries énergétiques se recomposent en entreprises multi-éner-gies. De grandes sociétés s'emploient A  réduire les émissions toxiques dans l'atmosphère ; parfois, elles essaient de négocier des - permis de polluer - quand leur production les obligent A  dépasser les normes autorisées. Et ce ne sont pas seulement les grandes sociétés industrielles qui se livrent A  de telles pratiques. Certains pays sont prASts, eux aussi, A  marchander. On l'a vu il n'y a pas si longtemps : A  Kyoto, en 1999, on avait finalement abouti A  une espèce de consensus - mou - : l'ensemble des pays industriels s'étaient engagés A  réduire l'émission de gaz toxiques pour respecter la couche d'ozone, et cela, A  l'initiative de l'Europe, très consciente du problème. C'est alors qu'on a vu les USA, et d'autres pays A  leur suite, ensager de négocier : ils proposaient de racheter A  des pays peu pollueurs leur - pourcentage de pollution - ; en quelque sorte, ils voulaient leur racheter leurs - droits A  polluer -.


Perspectives

Construire la transition en changeant les mentalités
Si l'on veut agir sur les modes de développement et les choix énergétiques, il faut accepter de remettre en cause les arbitrages actuels des marchés d'offre et de demande. Ce ne sont pas des obstacles d'ordre technique qui freinent l'amélioration de l'efficacité en matière d'énergie, mais bien plutôt des obstacles de nature culturelle, institutionnelle ou politique. La dynamique de transition proposée exige pour réussir qu'un engagement politique fort ait entrainé une nouvelle dynamique sociale et institutionnelle. Les défis du long terme justifient l'intervention publique et lui apportent une légitimité renouvelée. Mais cette exigence de gouvernance suppose A  la fois une réévaluation du positionnement de l'état et l'apprentissage de modes d'intervention nouveaux, moins régaliens et plus axés sur la coordination des acteurs et des marchés. En effet, les pays européens préparent actuellement, sans se concerter sur ce point, un dispositif d'écotaxe : chacun sera forcément différent de celui des autres. Par exemple, le modèle franA§ais tend vers une écotaxe focalisée uniquement sur les industriels, ce qui présente un double inconvénient : il laisse croire au consommateur final qu'il n'est pour rien dans l'effet de serre, et, A  terme, il risque de nuire A  la compétitité des industriels franA§ais. De ce point de vue, il parait indispensable qu'une autorité de régulation soit mise en place au continental voire mondial.


La notion de développement durable

Jean-Claude Gayssot, Ministre de l'Equipement, du Transport et du Logement, a présenté, A  l'occasion des Deuxièmes rencontres parlementaires sur l'énergie qui se sont tenues le jeudi 14 octobre 1999, une sion plus globale en matière de politique énergétique. - La notion de développement durable, A  cet égard, ' a-t-il dit - contient deux thèmes qui se complètent mutuellement. Se préoccuper d'enronnement en oubliant le développement n'aurait aucun sens. L'expérience montre qu 'en l'absence de développement, ce sont les inégalités sociales et territoriales qui s'aggravent. C'est pourquoi In gouvernement recherche, en développement et durabilité, des points d'équilibre nouveaux, en se tournant résolument vers l'avenir. Cet équilibre implique aussi la notion de justice et d'équité sociale [] Les transports représentent le quart de notre consommation d'énergie. En 2010. ils devraient représenter près du tiers des émissions polluantes. Mais le domaine des transports est un secteur largement ouvert A  la concurrence européenne et internationale, la France ne peut donc agir qu 'A  pas mesurés. La deuxième difficulté réside dans le fait que la taxation des produits énergétiques ne peut pas permettre une internationalisation de l'ensemble des coûts. Or les coûts sociaux et ceux de la sécurité, notamment en matière de transport routier, doivent absolument AStre pris en compte. C'est pourquoi d'autres leers doivent AStre actionnés pour préserver l'efficacité de nos entreprises tout en avanA§ant sur la voie du développement durable. L'un de ces leers est le progrès scientifique et technologique. De nombreuses études prévoient, malgré la progression continue du trafic, un recul do la pollution due au transport Cette conception franA§aise du développement durable, s'appuyant aussi bien sur la fiscalité que sur l'innovation technique et une politique d'infrastructures ambitieuse, ne peut pas se concevoir sans une vérile démocratisation et la transparence dos choix, dont l'ensemble des élus mais aussi les citoyens et usagers doivent AStre des acteurs essentiels. Les propositions formulées par le gouvernement en matière de diminution de la TVA sur les travaux peut constituer un coup de fouet A  l'innovation et au développement des solutions économes en énergie. Mais cela ne doit pas nous conduire A  relacher nos efforts -.


Les maux sont évoqués, les mots sont lA  pour le dire, les exemples probants, la volonté fermement exposée, mais peut-on raisonnablement attendre un vrai passage A  l'acte lorsque l'on entend un discours aussi théorique, aussi général, qui n'évoque que sommairement les spécificités du domaine énergétique ? En fait les politiques ne peuvent AStre que mondiales et c'est la collaboration qui permettra A  l'ensemble de la ète de répondre A  ses besoins d'énergie (besoins qu'il sera cependant nécessaire de diminuer).
L'emploi des énergies nouvelles est certes encore restreint (cf. les chiffres donnés plus haut), Cependant l'Association européenne d'énergie du vent et Greenpeace estiment que si les taux actuels d'utilisation de cette énergie continuent leur ascension, l'énergie du vent pourrait fournir 10 % de l'électricité mondiale en 2020. Une condition pour cela : l'investissement annuel devrait augmenter de 78 milliards de dollars d'ici 2020, ce qui représente l'équivalent de 40 % des investissements annuels de tous les générateurs d'électricité dans les années 90.
D'autre part, dans les pays en voie de développement, les infrastructures nécessaires représentent un défi immense, car la majeure partie d'entre elles ne sont pas encore construites. La question est alors de savoir si ces pays doivent absolument reproduire notre modèle de développement structurellement très gourmand en énergie, ou s'ils peuvent faire autrement. Cela dépend d'eux, bien entendu, mais également des pays industrialisés. La mondialisation présente en effet l'inconvénient d'encourager des comportements laxistes en matière d'énergie. Do mASme, le recours croissant A  des financements privés plutôt que publics, pour le développement de ces pays, ne va pas dans le bon sens : le financement privé est très mal adapté A  la construction, par exemple, d'un tramway A  Dakar ! La capacité des pays riches A  reconnaitre et A  accueillir la diversité des démarches sera donc essentielle, plutôt que leur inclination, une fois de plus, A  imposer un modèle unique dont les effets pervers apparaissent de plus en plus clairement.


Conclusion

La question essentielle, au terme de ce chapitre, reste bien : - Quelle politique énergétique pour répondre A  quelle demande sociale ? -. La croissance démographique, l'urbanisation, l'ampleur des besoins non satisfaits conduisent inéluclement A  une augmentation de la demande d'énergie, au point que l'on peut craindre un déséquilibre entre l'offre et la demande. Il est absolument nécessaire, pourtant, d'ensager une solution globale pour ce problème dont vont dépendre, pendant près de cinquante ans, nos faA§ons de vre, nos modes de déplacement, nos habitudes de logement, etc., tout ce qui dans nos es quotidiennes est étroitement lié a la dépense énergétique. De la mASme faA§on, on ne peut plus aujourd'hui se désintéresser des - retombées - néfastes de la combustion de certaines énergies : notre enronnement souffre, et c'est nous qui le polluons. Il ne serait pas convenable d'oser léguer A  nos enfants une ète en moins bon état que celle que nous avons reA§ue.
Nous parlerons au chapitre 4 de la variation climatique, un des effets pervers évoqués plus haut, mais nous abordons tout de suite, au chapitre suivant, la pollution particulière des lles, qui finit par rendre intenable la e des citadins.





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