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ECONOMIE

L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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E.c.a.f.e. ' i970

La Commission économique pour l'Asie et l'ExtrASme-Orient, aujourd'hui nommée Asie et Pacifique, avait commencé A  travailler sur la coopération régionale, pour une zone immense allant de l'Iran A  la Noulle Zélande. Elle n'a pas hésité A  faire appel A  des experts extérieurs. La France comme la Communauté avait le sentiment de n'avoir pas fait grand chose pour l'Asie, et c'est A  qui financerait cette mission. Robert Trifiin et moi assurions conjointement la direction : nous nous sommes retrouvés au départ A  Téhéran, puis au siège de l'E.C.A.F.E. A  Bangkok, enfin A  Tokyo ; nous nous sommes partagé les autres pays. Pour moi, j'ai fait cinquante mille kilomètres en cinquante jours, non sans un sous-produit touristique sur lequel j'avais insisté A  chaque fois. J'avais la responsabilité de la coopération commerciale, Triffïn des affaires monétmres. Je ne public donc que notre introduction conjointe, où nous soulignons la valeur des données qui avaient été rassemblées pour nous et la coopération que nous avons obtenue partout, et par ailleurs toute la partie - échanges -, y compris dans les groupements sous-régionaux, qui a été mon ouvre. Mais chacun avait approuvé les idées et la présentation de l'autre. Cependant que nous avions fait visite aux gournements, premiers ministres en tASte, nous sommes retournés A  Bangkok pour une ultime réunion ac des fonctionnaires de toute la zone, et les difficultés ont été surmontées. On notera comme ce rapport se distingue de celui que j'avais consacré A  l'Amérique Latine. Mes interlocuteurs étaient un peu effrayés par la formule mathématique : je les ai rassurés sur sa simplicité, elle permettait d'éviter de longues négociations en cas d'élargissement, il suffisait de modifier le chiffre d'un paramètre. Notre ambition était de contribuer A  pacifier la région ; l'Inde et le Pakistan ont fait partie d'un groupe de coopération économique alors mASme que les tensions n 'étaient pas relachées. Mon espoir est peut-AStre en train de s'accomplir aujourd'hui.

Propositions pour une coopération régionale commerciale et monétaire


Rapport par Pierre Uri et Robert Triffïn



Introduction générale


Le déloppement de la coopération commerciale et monétaire dans la région de la Commission économique pour l'Asie et l'ExtrASme-Orient a été discuté depuis plus d'une décennie. Maintenant certaines circonstances apparaissent qui pourraient faciliter l'adoption d'un programme. Cette chance ne doit pas AStre man-quée. Voici le temps de l'action.
Après que des documents préliminaires étaient distribués aux gournements concernés en juillet 1970, une mission a été envoyée visiter les dirs pays. La mission n'aurait pu accomplir sa tache dans un si court intervalle si elle n'avait bénéficié des études très étendues conduites dans l'E.C.A.F.E. sur la situation dans la zone, les difficultés A  surmonter, les techniques A - mettre en ouvre.
Nous tenons A  reconnaitre l'accueil très chaleureux que nous avons reA§u partout. Partout nous avons été impressionnés par la compétence, le courage, le dévouement des dirigeants au niau des membres des gournements ou des hauts fonctionnaires. Il n'y a pas eu une des capitales que nous avons visitées où nous n'ayons eu la chance de délopper davantage ou de nuancer les idées que nous présentions.
Ainsi la mission a pu répondre A  son objectif, qui n'était pas d'offrir un tout fait mais d'explorer les problèmes, de dégager des idées, d'éprour leur caractère acceple, au cours des discussions tenues dans les différents pays.
Sur la base de ces discussions, deux rapports sont présentés, l'un sur les échanges et l'autre sur les sujets financiers. Chacun d'eux se divise en deux parties, de telle sorte que quatre projets en ressortent :
' un pour le déloppement des échanges entre tous les pays en déloppement de la zone ;


' un pour des groupements sous-régionaux ;

' un pour une chambre de compensation ;


' un pour un fonds de résers.

Chacune de ces propositions peut AStre considérée en elle-mASme, et, serait-elle mise en ouvre isolément, apporterait une contribution au bien-AStre et A  l'indépendance. Notre espoir est qu'elles puissent AStre toutes mises en ouvre ensemble. De la sorte serait constitué un projet intégré, destiné A  une croissance plus rapide, une silité accrue et un rôle plus actif pour la zone dans les affaires du monde.
Il pourrait aussi fournir un modèle A  proposer aux autres continents et, moyennant le soutien des pays industrialisés, offrir une stratégie pour la décennie du déloppememnt A  nir.


I. UNE PROPOSITION POUR LE DéVELOPPEMENT DES éCHANGES



Introduction

L'objectif du programme n'est pas le commerce pour lui-mASme, mais pour la croissance et le déloppement. Si des pays relatiment grands et avancés comme ceux de l'Europe ont éprouvé le besoin de l'intégration, cette exigence est encore plus évidente pour les pays en déloppement. Un accroissement des échanges entre eux éviterait une industrialisation autarcique qui réduit la capacité d'exportation et bloque une élévation des renus réels. Un emploi productif ne peut AStre assuré que par l'industrialisation, mais elle ne peut AStre mise en ouvre dans les limites de marchés nationaux qui, mASme ac une vaste population, restent petits en termes de pouvoir d'achat global.
Le fait dramatique est que le commerce entre les pays en déloppement de la zone E.C.A.F.E., si l'on exclut le pétrole, est retombé de 16 % A  7 % de leur commerce total de 1960 A  1968. Ce fait reflète largement l'effort rs l'autosuffisance en agriculture qui est mené par les pays déficitaires en alimentation. Aussi longtemps qu'ils rassemblent une large partie de la population acti A  la camne, cet effort peut AStre considéré comme une amélioration dans l'utilisation de leurs ressources. Mais le facteur clé est que les échanges de produits manufacturés entre les pays en déloppement de la région sont pratiquement négligeables.
C'est le signe d'une tendance dangereuse A  une industrialisation et un déloppement autarciques. Une telle tendance, comme il ressort trop clairement du précédent d'autres continents en déloppement, est chargée de périls : la substitution A  l'importation pour des marchés étroits, A  l'abri d'une protection élevée et sount ac l'aide de subntions courtes par des taxes sur l'alimentation, empASche un accroissement des salaires réels et mène A  une situation explosi : c'est très largement l'explication de mouments extrémistes, ou de dictatures militaires pour les écraser.
La tache urgente en Asie est d'inrser cette tendance et, par un commerce accru entre ces pays en déloppement, d'ouvrir la voie A  une industrialisation et un déloppement en commun.
Le programme applicable aux pays en déloppement de la région de l'E.C.A.F.E. doit prendre pleinement en considération trois réalités fondamentales :
1. Des pays dont beaucoup sont écrasés de difficultés de balance des paiements ne peunt AStre requis d'accepter le mASme type d'engagement de libération des importations que les pays européens. Ceux-ci pouvaient s'en remettre A  la dirsité et au dynamisme de leurs exportations pour équilibrer des importations libéralisées. Les engagements des pays en déloppement doint dépendre de la disponibilité de moyens effectifs de les remplir.
2. Les méthodes par lesquelles les pays de la zone contrôlent leurs échanges varient énormément, depuis les tarifs douaniers, certains mASme assez bas, A  des restrictions quantitatis et au commerce d'état. On ne peut s'attendre A  une harmonisation de ces méthodes dans un anir proche, encore qu'elle puisse se produire spontanément, non comme une condition mais comme un effet d'un plus haut niau d'échanges. Un programme connu doit AStre tel que chaque pays puisse le mettre en ouvre par ses propres méthodes, qui A  cette fin devraient AStre considérées comme équivalentes.
3. Ces pays diffèrent par leur dimension plus encore que par leurs stades de déloppement qui, si on avait recours A  un jeu différent de prix, ne laisseraient pas apparaitre, A  part quelques exceptions, les écarts énormes habituellement signalés dans les niaux de renu par tASte. Les différences de dimension créent des problèmes politiques et psychologiques plus encore qu'économiques. Les très grands pays peunt n'AStre pas intéressés aux marchés des plus petits, ou seulement pour les dominer, les petits pays peunt avoir peur des plus grands. En outre, ce qui est en jeu en Asie est moins la mise en communication d'industries existantes que la création d'industries noulles et modernes sur des marchés plus larges que purement nationaux. Il y a des limites aux zones auxquelles peunt s'étendre de tels projets en commun sans que les coûts de transport deviennent prohibitifs. Ainsi il est nécessaire que les pays les moins grands se groupent de manière A  créer des marchés plus larges aussi bien qu'A  traiter d'égal A  égal ac les très grands pays, qui par eux-mASmes constituent un sous-continent.


A. La proposition de base : un processus

Sur ces bases, un projet original peut AStre imaginé : l'engagement souscrit par les pays en déloppement de la zone devrait AStre d'accroitre leurs importations en pronance des autres pays en déloppement de la zone par les méthodes dont ils disposent, si et quand leurs propres exportations se sont accrues rs quelque marché que ce soit dans le monde, que ce soit A  l'intérieur ou A  l'extérieur de la zone.
Un tel engagement offre un élément de réciprocité et mASme d'uniformité, mais il est conditionnel ; les pays asiatiques dont la position s'améliore contribueront A  améliorer la situation du groupe pris ensemble.
Cela suffit A  mettre un processus en moument. Tout pays qui a bénéficié d'un accroissement de ses exportations recevra des importations accrues d'un autre ou de plusieurs autres pays en déloppement de la zone, ceux-ci A  leur tour en tireront des moyens d'accroitre leurs propres importations en pronance des autres, ce qui A  son tour signifiera un accroissement d'exportations et ainsi de suite. Ni buts fixés A  l'avance, ni dates fatidiques n'ont A  AStre déterminés, mais les choses peunt aller beaucoup plus vite qu'on ne l'imaginerait au départ. Et le modèle d'industrialisation sera très rapidement orienté dans la direction de marchés plus larges, et par lA  d'une capacité concurrentielle plus élevée fondée sur les économies d'échelle.
Aucune tentati ne devrait AStre menée pour équilibrer en détail les exportations et les importations de chaque pays. Le système repose sur des déséquilibres successifs qui le tiennent en moument. Les déséquilibres temporaires tendront A  s'inrser, mais doint néanmoins AStre courts ; d'où le lien ac les propositions financières présentées A  la deuxième partie.
Comme ce d'action a un effet cumulatif, il peut partir d'une base modeste ' le point crucial est que le moument ne s'arrASte pas.


Ce principe débouche, sur une considération importante.

Il serait naturel de la part de certains des pays de la zone de tenir leur engagement en important en pronance d'autres pays en déloppement, non pas en Asie mais en Afrique ou mASme en Amérique Latine. Cependant, comme les pays africains ou latino-américains n'auraient souscrit aucun engagement réciproque, ce fait créerait une fuite dans le système. L'Afrique devrait donc AStre encouragée A  lancer un d'action able. L'Amérique Latine peut aussi y trour un moyen de donner un noul élan A  sa tentati d'élissement d'une zone générale de libre-échange. Ainsi tous ces s pourraient AStre reliés entre eux, aucune frontière artificielle ne serait créée, et les pays déloppés pourraient traiter sur les mASmes bases ac toutes les zones en déloppement.
La formule suggérée est plus étendue que la notion acceptée de préférences spéciales que les pays en déloppement sont autorisés A  instaurer entre eux sans les étendre aux pays déloppés : les techniques sont nombreuses, y compris un effort de commercialisation. Jusqu'A  présent cette facilité n'a pas été utilisée. La raison est qu'aucun des pays en déloppement n'a un intérASt A  le faire : les préférences pourraient conduire A  la substitution de sources d'approvisionnement moins économiques A  de plus économiques. Dans le d'action présenté ici, les facilités données aux importations par les pays en déloppement en pronance d'autres pays en déloppement apporteraient un avantage manifeste sous la forme d'exportations accrues. De la sorte, c'est de la vie qui serait injectée dans les résolutions de la C.N.U.C.E.D.


B. Les démarreurs

Le processus décrit est un moument perpétuel, mais il est nécessaire de le démarrer. Dans une certaine mesure on peut se reposer sur l'action des pays concernés ; mais certaines circonstances externes, qui ont des chances de se présenter dans un anir proche, apporteraient aussi une importante contribution.
1. Les pays en déloppement de la zone devraient annoncer les postes sur lesquels ils ont des capacités d'exportation et ceux sur lesquels ils souhaiteraient importer s'ils en avaient les moyens. Ce qui est envisagé n'est pas une négociation étendue et prolongée produit par produit, qui durerait trop longtemps et pourrait n'avoir pas de suite. Mais la notion usuelle de concessions réciproques devrait AStre écartée ; ce n'est pas une concession, de la part de pays qui ont tant de besoins insatisfaits, que d'importer davantage, si en rtu d'un accord général ils reA§oint les moyens de le faire.
Ainsi ce qui devrait AStre lancé serait une simple liste d'un nombre limité de postes significatifs, sur lesquels les capacités d'exportation et les souhaits d'importation pourraient AStre partiellement couplés. Une centaine de postes pour la zone tout entière, quelque deux A  six par pays, suffiraient A  lancer le moument.
Cette procédure pourrait faire l'objet d'une notification au secrétariat de l'E.C.A.F.E. qui agirait comme une sorte de chambre de compensation, informerait les pays, et convoquerait une réunion pour obserr les résultats de cet exercice.
2. Les pays qui appliquent sous une forme quelconque des interdictions radicales d'importation devraient AStre requis de les remplacer par des contingents minima, représentant 1 ou 2 % de la production domestique correspondante. Si l'un d'eux le faisait isolément, il pourrait en résulter une perte de devises étrangères. Si cependant c'est mené en commun, les pays s'y retrouront et recevront le bénéfice d'une concurrence A  la marge qui, sans affecter leur production, en améliorerait la qualité.
3. Les pays qui ont des résers supérieures A  la moyenne en aison au groupe et en relation A  leur commerce extérieur devraient immédiatement accroitre leurs importations en pronance d'autres pays en déloppement de la zone. Leur forte position de résers suggère qu'ils seront les premiers bénéficiaires du programme de déloppement des échanges. Mais ils ne peunt en profiter A  moins qu'il soit déclenché. Et il est dans leur intérASt de contribuer A  ce démarrage. Une évaluation de leur position de résers relati peut aisément AStre menée en calculant le rapport des résers dans le groupe A  son commerce total, réciproque aussi bien qu'ac le reste du monde, et en le ant au mASme ratio pour chaque pays individuel.
4. Le pays économiquement le plus fort de la zone E.C.A.F.E., le Japon, dégage de très grands excédents de balance de paiements qui ne paraissent pas compatibles ac le maintien d'aucune restriction d'importation. S'il libéralise toutes ses importations, au moins certains pays en déloppement du groupe E.C.A.F.E. auront le bénéfice d'exportations accrues.
5. Les pays déloppés pris ensemble sont sur le point de décider de préférences générales unilatérales. Quelle que soit l'efficacité de ces préférences, elles ne peunt manquer d'apporter certains avantages, au moins A  certains pays en déloppement de la zone. Les pays déloppés doint comprendre que les préférences apporteront une plus grande contribution au déloppement et auront un effet multiplicateur si les exportations accrues qu'elles rendent possibles conduisent A  des importations accrues des pays en déloppement en pronance de pays en déloppement. C'est aussi dans l'intérASt A  long terme des pays avancés, puisque des marchés vigoureux et en croissance peunt AStre la récompense, s'ils permettent A  leurs échanges de créer un lien plus fort entre les pays en déloppement. Ce qu'on attend d'eux n'est rien d'autre que la largeur de vue et le sens politique qu'ont montrés les états-Unis A  l'époque du Plan Marshall. Cette générosité a été payante : l'Europe n'est pas seulement pour les états-Unis le marché A  la croissance la plus rapide, mais elle a acquis une position assez forte pour aider l'Amérique A  financer ses déficits extérieurs.
Si ce principe est accepté et si l'Afrique s'embarque dans une action similaire, entre pays industrialisés et pays moins avancés se dégagerait pour la prochaine décennie une stratégie d'ensemble du déloppement.

C. La mise en ouvre
1. Les méthodes qui peunt AStre utilisées pour accroitre les importations ont été largement décrites dans un mémorandum de l'E.C.A.F.E'. Mais un point essentiel doit AStre souligné. Le but d'un programme de déloppement est de changer le style d'industrialisation, et par suite l'orientation de l'instissement. L'instissement est une affaire A  long terme, il doit reposer sur une base bien assurée, il requiert des engagements durables.
' Dans le cas du commerce d'état, l'engagement d'accroitre les achats doit s'étendre A  un minimum de trois A  cinq ans.
' Dans le cas de restrictions quantitatis, les contingents, qui auront été progressiment élargis, ne devraient pas AStre réduits par la suite.
' Si l'on recourt A  des tarifs douaniers, ils doint AStre abaissés jusqu'A  ce qu'ils permettent le volume requis d'importation, et les contingents tarifaires doint ou bien AStre élargis ou bien comporter une baisse du taux des droits ou les deux A  la fois ; étant donné qu'on peut admettre que le volume des échanges continuera de s'accroitre, il n'y a aucune raison de renir en arrière et de passer A  d'autres produits ; de la sorte une consolidation de fait devrait constituer la norme.
2. Une méthode flexible pour lier l'accroissement des importations en pronance d'autres pays de la zone A  l'accroissement des exportations globales n'est pas de fixer des montants définis d'importations additionnelles, mais de prévoir une part accrue d'importations en pronance des autres membres dans les importations globales du pays en cause. Cette formulation a plusieurs avantages. Elle laisse assez de marge pour maintenir les importations essentielles en pronance d'autres sources ; elle permet un accroissement des résers en cas de nécessité puisque seule la répartition des importations, non leur montant, serait définie.
Toutefois, il est clair que plus cette part est faible A  un moment quelconque, plus rapidement elle devrait AStre accrue. Il est clair aussi que ce processus doit tendre rs une limite sans se poursuivre indéfiniment. En outre, puisque les différents pays peunt bien appliquer des méthodes différentes, un étalon commun de mesure doit AStre imaginé pour estimer si les effets sont équivalents dans la mise en ouvre de leurs engagements. Sinon il serait impossible de er par exemple un abaissement des tarifs et un accroissement des achats d'état.
De telles exigences peunt AStre satisfaites par une formule relatiment simple. ,Le principe doit AStre d'élir un lien entre le pourcentage dont les exportations globales s'accroissent et le pourcentage dont la part des importations qui devront pronir d'autres pays participants doit AStre accrue. Mais il faut introduire un coefficient qui assure A  la fois que plus la part est faible plus rapidement elle s'accroit, et en outre que ce processus tend rs une limite prédéterminée.
Ce double objectif peut AStre atteint en appliquant au taux de croissance des exportations globales un coefficient défini comme suit :
' soit p le pourcentage dont la part des importations en pronance d'autres pays en déloppement de la zone dans les importations totales d'un pays doit AStre accrue A  un moment donné ;
' soit P cette part au mASme moment ;
' soit e le pourcentage dont les exportations globales sont accrues. La formule se lirait ainsi : p = e (a-naP).
La valeur de n détermine A  quel point l'obligation d'accroitre la part des importations en pronance d'autres pays participants arri A  son terme. Si n = 2, elle s'arrASte A  un demi ; si n = 3, elle s'arrASte A  un tiers, et ainsi de suite.
On voit en effet immédiatement que le terme entre parenthèses s'annule quand la part d'importation atteinte est égale A  1/n puisqu'il reste seulement a-a, = zéro.
Si tous les pays de la zone participent A  ce d'action, la valeur du coefficient a pourrait A  titre d'exemple AStre fixée A  1,5, et celle du coefficient n A  2. De la sorte p cesse d'AStre plus élevé que e quand la part des importations en pronance des autres pays est 1/6, et décline rs zéro quand cette part atteint 1/2.
Si tous les pays de la zone ne se joignent pas A  ce au départ, le coefficient a ne doit pas AStre réduit pour autant : la part initiale d'importations en pronance d'autres membres serait évidemment plus basse et il n'y a aucune difficulté pour un pays participant A  l'accroitre relatiment vite quand ses exportations toutes zones confondues s'accroissent. D'un autre côté, plus faible est le nombre de participants, plus faible est la part normale d'importations qui en proviennent qui devrait AStre posée comme le but final. C'est ce qu'on peut réaliser en accroissant la valeur du coefficient n. De la sorte une procédure très commode peut AStre mise en place pour le cas où le démarrerait ac un petit nombre de participants et où d'autres suivraient A  un stade ultérieur. A chaque fois que le nombre de pays participants s'accroit la valeur du coefficient n pourrait AStre graduellement abaissée.
3. Une base doit AStre élie pour évaluer les accroissements d'importations et d'exportations.
La solution la plus équile parait AStre de partir, comme base pour chaque pays, de l'année parmi les cinq dernières (ou plus si nécessaire) au cours de laquelle les exportations totales ont été les plus élevées, et aussi de l'année, qui n'est pas nécessairement la mASme, dans laquelle la part des importations en pronance des autres pays participants a été la plus élevée. De la sorte il y aurait une marge pour rejoindre ces deux niaux les plus élevés avant que la part d'importations de la zone ait A  AStre A  nouau accrue.
Pour les accroissements ultérieurs, il faut fixer une période. L'accroissement des exportations devrait AStre calculé A  partir de l'année la plus récente pour laquelle on dispose de statistiques. L'accroissement d'importation en pronance d'autres pays en déloppement devrait prendre place au cours de l'année qui suit la date A  laquelle cet accroissement d'exportations a été calculée.
Si des importations en pronance d'autres pays participants s'accroissent au cours d'une période plus qu'il n'est requis, on doit déclarer clairement que ce chiffre plus élevé ne forme pas la base des accroissements ultérieurs. Au contraire, des importations supérieures A  l'engagement pris au cours d'une période devraient AStre portées au crédit de la période suivante.
Une application particulière de cette règle est que les pays qui ont démarré le processus en dépensant une fraction de leurs résers A  des importations accrues en pronance des pays participants s'y retrouront immédiatement : leurs importations seront portées A  leur crédit comme une part de l'exécution de leur engagement général.
4. Une question A  régler est de savoir si l'accroissement des importations et des exportations doit se référer seulement aux produits, ou aux produits et services pris ensemble. La solution la plus simple serait de donner A  chaque pays une option, A  la condition qu'elle soit cohérente. On doit éviter qu'un pays mesure son propre accroissement d'exportations sur les marchandises seulement et prétende satisfaire ses engagements d'importations en amalgamant biens et services, ou plus généralement se croie libre de choisir du côté de l'exportation le paquet qui s'accroit au taux le plus lent, du côté de l'importation celui qui spontanément s'élè au taux le plus rapide. D'où la proposition que chaque pays ait le choix entre les biens seulement ou les biens et services A  la fois, pourvu que le mASme choix s'applique des deux côtés de la balance.
5. Dans les s ordinaires de libéralisation des échanges, et A  défaut d'une pleine union douanière, il y a la préoccupation de limiter le privilège aux produits originaires des pays A  privilégier, et d'exclure du coup les produits qui ont un fort contenu d'importation en pronance de pays tiers. Des règles compliquées pour ce que l'on appelle le contrôle de l'origine doint alors AStre imaginées. Dans les conditions de l'Asie ce serait presque inapplicable. Heureusement le présent d'action rend cet effort totalement inutile. Puisque tout pays accroissant ses exportations a l'obligation d'accroitre ses importations en pronance des autres membres du groupe, ceux-ci trount un avantage dans tout ce qui accroitra la valeur brute des exportations de ceux-lA . Toutefois un pays devrait AStre libre de limiter l'accès élargi A  son marché aux produits qui tirent une large valeur ajoutée des autres pays participants. Certains pays qui appliquent de stricts contrôles d'importation sont en mesure d'imposer de telles règles d'origine. Il est toutefois essentiel qu'ils n'obligent pas les autres A  en faire autant, ce qui pourrait A  la fois AStre impraticable et ralentir tout le processus. Le vrai problème est peut-AStre le contraire de celui qui est habituellement discuté. Certains pays dans la zone font le commerce de biens importés en vue de la réexportation. Ils peunt importer en pronance de pays déloppés et réexporter rs d'autres membres, et par suite accroitre leurs importations en pronance de ceux-ci, mais ils ont A  consacrer une partie de leurs recettes d'exportation accrue A  des approvisionnements en pronance de leurs sources habituelles. Puisque cependant c'est seulement la part des importations en pronance des autres pays participants qui doit AStre accrue quand les exportations s'accroissent, et qu'au surplus ce processus tend rs une limite, il est difficile de concevoir un cas où les pays en cause se trouraient en difficulté pour exécuter leur engagement.
6. On ne peut ignorer la nécessité pour certains pays qui ont de faibles niaux de résers, ou qui souffrent d'un très lourd endettement, de sorte que leurs résers nettes peunt mASme AStre négatis, de se servir d'un accroissement de leurs exportations pour rembourser leurs dettes ou pour reconstituer un niau minimum de résers. Si le lien entre l'accroissement des importations en pronance d'autres pays en déloppement et l'accroissement des exportations globales avait été posé en termes absolus, il aurait pu AStre nécessaire d'envisager une dérogation particulière. Toutefois cela aurait pu bloquer le processus, de sorte qu'il aurait été nécessaire de retarder l'application de la dérogation jusqu'au moment où le commerce global entre les pays en déloppement de la région serait substantiellement accru. Mais du fait que la seule obligation est d'accroitre une part des importations et non un chiffre total, les pays participants au programme consernt un choix : ils peunt accroitre leurs importations globales moins que leurs exportations globales, et de la sorte garder une marge pour le service de la dette ou pour la reconstitution de résers tout en étant fidèles A  leur engagement.


D. Commentaires et compléments


1. Relations aux pays déloppés et achats de biens d'équipement
Il doit AStre clair maintenant que les pays déloppés, A  l'intérieur ou A  l'extérieur de la zone E.C.A.F.E., ne sont pas directement parties A  ce d'action, qui doit AStre fondé sur l'initiati et des obligations réciproques des seuls pays en déloppement. Mais par leur propre politique d'importation, les pays déloppés sont cependant appelés A  fournir des éléments de la mise en route.
Une préoccupation mérite d'AStre soigneusement examinée. La plupart des pays en déloppement s'efforcent de réserr leurs rares ressources de devises étrangères A  l'achat de biens d'équipement nécessaires au déloppement. Au surplus, ils les trount normalement de la qualité et du prix le plus justes dans les pays les plus industrialisés du monde. Ainsi ils peunt craindre que l'accent mis sur des importations accrues en pronance les uns des autres puisse conduire A  un détournement de trafic et A  un ralentissement de l'équipement.
On ne doit pas ignorer le fait que les achats d'équipement pour un marché trop étroit peunt ne pas AStre utilisés A  leur pleine capacité, de sorte que les sacrifices encourus pour cet objectif d'instissement sont partiellement gaspillés. Ainsi l'effort pour instaurer des marchés plus étendus entrainera une économie très substantielle dans le coût du déloppement.
Au surplus la situation présente, malgré tous ses défauts, va fort loin dans l'apaisement de ces craintes. Le fait est que la plupart des pays en déloppement de la zone ne financent pas leurs importations de biens d'équipement A  partir de leurs recettes courantes mais grace A  l'aide ou A  des emprunts. La plupart de ces facilités financières sont liées, de telle sorte que ces importations resteront manifestement ce qu'elles sont, et ne tomberont pas sous le programme connu pour la promotion des échanges. Il s'agit lA  toutefois d'une situation qui n'est pas satisfaisante. On peut espérer que le jour viendra où un tel financement sera accordé sans ces conditions draconiennes. Mais puisque seulement la part des importations en pronance d'autres pays en déloppement doit AStre accrue, et seulement dans certaines limites, rien ne rendra jamais impossibles les importations d'autres sources. Il faut espérer que, ac la création de marchés plus larges et l'amélioration de la spécialisation en Asie, la production de biens capitaux pourrait se délopper économiquement et sur une base concurrentielle.
E faut en outre remarquer qu'A  présent certaines distorsions agissent en faur des pays industrialisés.
1. L'une de ces distorsions est due au reste des systèmes préférentiels tels que la zone du Commonwealth, et aux liens entre les états-Unis et les Philippines. Le trait principal de ces systèmes est une préférence accordée aux pays en déloppement, mais il existe des préférences inrses qui, A  l'évidence, agissent contre la coopération entre les pays en déloppement qui appartiennent A  ces systèmes préférentiels et ceux qui en sont exclus. Cependant les préférences du Commonwealth s'effritent, et elles pourraient AStre affectées de manière décisi par l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun.
2. L'infrastructure, que ce soient des équipements de transport ou des systèmes financiers, a été orientée rs les relations économiques ac les anciennes puissances coloniales. Les instissements aussi bien que de nouaux mécanismes financiers doint corriger cette distorsion.
3. La protection introduite par un pays pour saugarder ses industries naissantes, si elle est appliquée uniformément, aboutit A  éler le mASme obstacle contre les industries des pays avancés et les autres industries naissantes dans les pays en déloppement. Les seuls produits qui ont une chance de surmonter de telles barrières viennent des pays avancés. Toute tentati d'industrialisation menée en commun serait ainsi étranglée par une politique de non-discrimination apparente, qui discriminerait en fait contre ceux ac lesquels un pays aurait intérASt A  s associer.
4. L'avantage des pays industrialisés n'est pas nécessairement la qualité ou le prix, et sur les biens de consommation la vigueur ac laquelle ils se protègent témoigne de la forte compétitivité de certains pays asiatiques en déloppement. Mais les pays avancés sont en position d'offrir du crédit et du financement dans une mesure que ne peunt concurrencer les pays en déloppement. On recommande vigoureusement que la Banque Asiatique de Déloppement élisse pour les pays en déloppement de la zone un de crédit conjoint A  l'exportation qui pourrait au moins partiellement compenser leur désavantage dans ce domaine.

2. Le partage équile des avantages : pays les moins déloppés et pays sans débouchés maritimes
1. Une autre préoccupation s'exprime légitimement. Elle revASt la formule générale d'un partage équile des bénéfices de la promotion des échanges. En d'autres termes chaque pays ut AStre assuré qu'il recevra sa part appropriée. En un sens c'est une conséquence directe du d'action présenté : tout pays a une chance d'accroitre ses exportations aussi bien que de recevoir les moyens de couvrir ses besoins d'importation. Et de toutes manières, si un pays ne réussit pas A  accroitre ses propres exportations, il n'a aucune obligation particulière d'accroitre ses importations, de telle sorte que sa situation n'empirerait en rien. Cela ne peut cependant AStre considéré comme une réponse satisfaisante, et l'objectif commun devrait AStre d'entrainer chaque pays dans la promotion des échanges et l'accélération de la croissance. Les craintes se relient particulièrement aux pays qui se considèrent comme les moins déloppés, et certaines résolutions de la C.N.U.C.E.D. ont autorisé des préférences supplémentaires qui devraient leur AStre accordées par les autres pays en déloppement. En fait on ne peut considérer A  priori que les pays A  bas niau de renu par tASte ou A  faible part de l'industrie dans la production totale ne seront pas en position d'accroitre leurs exportations au mASme rythme que les autres. Il y a des lignes de production, que ce soient les produits primaires ou des produits de l'artisanat, dans lesquels ils bénéficient d'un avantage atif. Mais si en fait ils n'ont pas leur part de l'accroissement global des échanges, ils auraient alors une rendication concrète A  faire valoir pour de telles facilités. Ce qui pourrait AStre difficile A  obtenir en termes généraux et abstraits devrait normalement AStre accordé quand cela apparait A  la fois nécessaire et possible ; nécessaire pour aider les pays qui prennent du retard A  rattraper le progrès général de la zone ; possible puisque d'autres, ayant déloppé leurs exportations, seront en position d'apporter ce concours. C'est ce qu'on pourrait appeler - des préférences en réser -, qui entreraient en vigueur quand la nécessité s'en fait sentir.
2. Un problème va nécessairement se poser, en particulier pour les pays les moins déloppés, dans le passage d'échanges bilatéraux A  des échanges davantage multilatéraux. VoilA  qui s'appliquera particulièrement quand les échanges sont conduits sur la base de contingents pays par pays. Bien que le pays - A - puisse accroitre ses importations globales d'une marchandise donnée, le pays - B - n'est pas assuré d'en exporter autant qu'il le faisait au titre d'un accord bilatéral. D serait raisonnable de stipuler certaines assurances pour une période transitoire, illant A  ce que le fournisseur traditionnel maintienne le volume précédent de ses ntes et obtienne une part des importations dont le total est accru chez son partenaire, pour au moins trois A  cinq ans.
3. Une telle assurance est particulièrement utile dans le cas des pays sans débouchés maritimes qui dépendent de faA§on prédominante de leur commerce ac leurs voisins immédiats. Ce qui est encore plus important pour eux est que les moyens de transport soient disponibles, et encore plus que les droits de transit ne soient pas indûment restreints.
Sur ce point une règle devrait AStre considérée comme essentielle par tous les pays de l'E.C.A.F.E. On ne devrait laisser aucune dispute entre deux pays affecter les intérASts de tiers. VoilA  qui devrait AStre considéré comme un principe intangible, et son potentiel politique est évident. A regarder la sectiune, les implications pratiques paraissent le rendre négociable. Il ne signifierait pas seulement l'accès libre des pays enclavés aux autres marchés ou A  des acheminements de rechange, mais aussi une communication directe pour tous ac les pays situés en dehors de la zone.

E. Les groupements sous-régionaux
1. Le transport apparait encore une fois comme l'un des éléments importants des groupements sous-régionaux. Un des buts des sous-régions est d'élir plus d'égalité dans le pouvoir de négociation entre les différentes parties de la zone E.C.A.F.E. L'expérience européenne aussi bien que latino-américaine montre l'importance pratique de cette égalité relati. Les principaux membres du Marché commun européen sont de taille approximatiment égale. La zone de libre-échange latino-américaine peut maintenant prendre un nouau départ, depuis que les pays relatiment petits du groupe Andin poussent leur propre intégration de manière A  atteindre une position plus égale face au Brésil, A  l'Argentine ou au Mexique. Ainsi, loin de bloquer un d'ensemble, des groupements sous-régionaux doint AStre considérés comme l'une des mesures concrètes dans la direction d'une coopération générale dans une zone aussi vaste que l'Asie.
L'un des objectifs des groupements sous-régionaux serait d'introduire une mesure de ification en commun pour le déloppement des pays en cause. Cela ne devrait pas AStre interprété comme ce qu'on désigne habituellement sous le nom de coordination, qui trop sount prend la forme de s élaborés indépendamment par les pays individuels, suivis de rencontres où ils peunt seulement prendre acte des incompatibilités, et continuent ensuite comme avant. Le point de départ devrait AStre la ification des transports comme un sujet évident d'intérASt commun. Mais ce point a un grand potentiel puisque le transport ne peut AStre ifié sans se faire une certaine idée de la population future, de l'urbanisation et des niaux, formes et localisations de la production.
2. Les groupements sous-régionaux sont aussi un cadre approprié pour des projets industriels menés en commun qui normalement ne peunt AStre réalisés que par des pays voisins et pour une zone qui ne soit pas si vaste que les coûts de transport deviennent prohibitifs. La solution la meilleure serait une libre circulation des produits entre les pays partenaires. Toutefois, l'objection peut AStre exprimée qu'il en résultera une perte substantielle de recettes, en particulier pour les pays où les droits de douane représentent une part très importante des encaissements gournementaux. Une solution serait que les exportations rs d'autres pays partenaires bénéficient d'un remboursement des droits de douane qui ont été payés sur les produits qui y sont incorporés. Toutefois on doit toujours se sounir que la crainte d'une perte de recettes quand les barrières tarifaires sont abaissées ne doit pas constituer un obstacle A  des échanges plus libres, en particulier pour les produits de projets industriels menés en commun. Les droits peunt AStre transformés en taxes indirectes qui portent également sur les importations et les produits domestiques.
On peut débattre si, par-delA  la libre circulation, les entreprises conjointes devraient bénéficier d'une protection conjointe entre pays partenaires contre la concurrence extérieure. Si toutefois une protection élevée et permanente était décidée au départ, il pourrait en résulter une attention insuffisante A  la nécessité de tenir les coûts aussi bas que possible. Une protection peut AStre nécessaire au stade initial, jusqu'A  ce que le point d'équilibre soit atteint dans l'échelle de la production ; une protection dégressi doit AStre recommandée. Normalement les projets miniers devraient AStre pleinement compétitifs, du moins dès qu'ils ont atteint un niau d'exploitation où les économies d'échelle sont pleinement réalisées. Toutefois les pays qui ont insti dans un projet commun peunt légitimement vouloir lui donner des débouchés assurés. Ainsi plutôt qu'une protection A  priori, il serait plus économique de réserr le droit d'instaurer une protection par la suite, si les calculs se révèlent faux et les coûts d'exploitation plus élevés que prévu. C'est ce qu'on pourrait appeler une protection en réser.
Les projets conjoints bénéficiant de marchés plus larges que purement nationaux sont A  l'évidence dans l'intérASt des pays en déloppement. Toutefois certains incitations additionnelles devraient entrer en jeu. La banque asiatique de déloppement, suivant l'exemple de la banque de déloppement inter-américaine, devrait suivre la politique de concentration de la plus grande partie de ses prASts sur des projets conjoints plutôt que des projets purement nationaux.
3. L'émergence de projets conjoints aura l'avantage additionnel d'attirer davantage du capital étranger très nécessaire. Trop sount les pays en déloppement se concurrencent les uns les autres pour attirer le capital étranger par des concessions fiscales, qu'elles peunt difficilement supporter face A  des recettes publiques insuffisantes, et ac le risque de reporter la charge sur ceux qui sont les plus incapables de la supporter. Les pays en déloppement de l'E.C.A.F.E. devraient s'accorder pour renoncer A  cette forme de concurrence, et demander que toutes concessions d'impôt A  des comnies étrangères soient accordées par leur pays d'origine plutôt que par le pays d'accueil.
L'incitation réelle pour la capital étranger réside dans des marchés élargis. Les comnies multinationales s'installent lA  où elles peunt spécialiser leurs usines et les répartir entre plusieurs pays tout en ayant la possibilité d'assembler et de distribuer les produits, sans de hautes barrières ou des obstacles indus, dans une large zone.
Toutefois tous les pays ulent avoir leur part. C'est relatiment simple au cas d'industries divisibles, c'est-A -dire celles dont les produits sont composés de beaucoup d'éléments qui peunt AStre produits en différentes places sans trop de coûts de transport. L'industrie automobile est ici un exemple typique. D'autres industries ne peunt AStre aussi aisément distribuées. Dans ce cas, il n'y a pas d'autres solutions équiles ou négociables que de démarrer plusieurs industries A  la fois. Chaque groupement sous-régional devrait annoncer clairement que le capital étranger serait le biennu si plusieurs industries pouvaient AStre lancées A  la fois : mASme si une répartition négociée n'est peut-AStre pas la solution la plus économique, elle peut AStre la seule praticable, et de toute manière meilleure que des projets nationaux autarciques.
Les groupements sous-régionaux amélioreraient encore leur position s'ils instauraient un conseil de garantie conjointe, qui administrerait une garantie solidaire contre les défaillances, ou l'expropriation sans indemnisation. En combinant les forces de plusieurs pays, un tel conseil serait en position de négocier les termes suivant lesquels la garantie serait accordée, tels que des politiques de main-d'ouvre, de prix ou d'exportation, ou une contribution appropriée A  l'infrastructure ou A  la formation de la main-d'ouvre, qui peunt AStre le complément nécessaire des équipements productifs.
4. Des groupes sous-régionaux accroitraient leur portée et réaliseraient des économies substantielles s'ils mettaient en commun leurs lignes aériennes et leur marine aussi bien qu'en élissant des facilités conjointes pour le voyage et le tourisme.
De plus, alors que l'agriculture s'est révélée l'obstacle dans les efforts d'intégration d'autres parties du monde, au point d'AStre laissée de côté dans les zones de libre-échange européenne ou latino-américaine, et de conduire A  des crises A  répétition dans le Marché commun européen, elle peut AStre un ciment dans le cas des pays asiatiques. Les déficits alimentaires chez certains entre eux et des programmes communs pour une productivité agricole accrue devraient AStre considérés comme une base particulièrement féconde pour la coopération sous-régionale.
5. Les liens entre les s d'action sous-régionaux et globaux pour la région devraient AStre clairement expliqués. L'accroissement d'importation que les groupements sous-régionaux provoqueront doit AStre considéré comme l'une des voies par lesquelles les pays en déloppement de la zone rempliraient leur obligation d'accroitre leurs importations en pronance des pays qui leur sont associés. Puisque ce d'ensemble est d'essence multinationale, cet accroissement du commerce sous-régional aura des retombées, et la capacité accrue d'importation produite par l'accroissement des exportations s'étendra A  la zone tout entière. Des préférences A  l'intérieur des sous-groupes A  l'encontre d'autres membres de la zone E.C.A.F.E. ne sont pas dans tous les cas un dispositif indispensable ; et l'effort en commun de transport, de ification, de progrès industriel est le meilleur moyen d'instaurer des relations plus étroites. Au cas cependant où une marge de préférence serait adoptée, elle ne devrait pas AStre assurée par une protection accrue vis-A -vis des autres pays de la zone, mais par une réduction entre les partenaires eux-mASmes.
6. Certains groupements sous-régionaux sont déjA  en voie de formation. Cependant ils sont encore loin d'avoir atteint les objectifs mentionnés, ou de comprendre tous les partenaires possibles dans la sous-région dans laquelle ils ont été formés. De la sorte ils pourraient apparaitre comme un élément de division plutôt que d'unité. Cependant ils restent ourts. Dans le cas de l'Asie du Sud-Est, les dix pays du groupe des banques centrales plutôt que les cinq actuels pourraient former la base de la participation A  l'A.S.E.A.N. Ainsi serait fourni un cadre dans lequel se couleraient les pays qui ne peunt poursuivre longtemps un déloppement isolé, et aussi un cadre dans lequel des pays déchirés par la guerre pourraient trour leur voie rs un déloppement dans la paix, l'indépendance et la sécurité.



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