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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Les forces en faveur de la privatisation

Les forces en faveur de la privatisation : la croissance du gouvernement



Le moument en faur de la privatisation recouvre plusieurs forces ou tendances - pragmatiques, idéologiques, affairistes et populistes. Les pragmatistes ont pour but un gournement meilleur, au sens d'économiquement plus productif. Ceux qui considèrent la question sous l'angle idéologique ont pour but l'amenuisement du gournement, destiné à jouer un moindre rôle vis-à-vis des institutions privées. Les affairistes ont pour but d'accroitre leurs activités grace à une certaine réorientation des dépenses publiques dans leur direction. Et les populistes ont pour but de parnir à une société meilleure en donnant aux individus plus de pouvoir dans la satisfaction de leurs besoins communs, tout en diminuant celui des grandes administrations publiques et privées.



LA TENDANCE PRAGMATIQUE
Lorsque les gournements subissent de gras tensions fiscales, c'est-à-dire lorsque le coût de leurs activités augmente mais que l'hostilité du public à la hausse des impôts en fait autant, les responsables publics recherchent une solution susceptible de les sortir de l'impasse. Classiquement, un premier moyen consiste à faire preu d'imagination comple pour masquer l'ampleur de la disparité entre les recettes et les dépenses. Un second moyen consiste à emprunter pour faire la soudure. Mais les prêteurs rechignent à soutenir les initiatis dispendieuses des gournants, particulièrement dans les pays en voie de déloppement. Dans les pays industrialisés, l'hostilité de l'opinion enrs l'augmentation des dépenses publiques entraine l'échec des référendums obligataires, et l'application à la compilité publique des principes comples généralement admis tend à interdire le recours discret aux jeux d'écritures trop habiles. Pour les responsables publics le choix se limite alors à une alternati simple : réduire l'activité ou augmenter la productivité.
Naturellement, l'élimination ou la réduction des activités publiques provoque l'hostilité de ceux qui en bénéficient, et l'augmentation de la productivité semble donc politiquement plus attrayante. Pourtant, cette option soulè elle-même des oppositions, car elle mécontente sount les fonctionnaires concernés et elle est, en toute hypothèse, difficile à mettre en œuvre. L'histoire des gournements contemporains regorge de tentatis d'amélioration par la centralisation, la décentralisation, la réorganisation, les budgets analytiques, le SPPB (système de ification-programmation-budgétisation), le BBZ (budget base zéro), la DPO (direction par objectifs), la formation au management, les études de sensibilité, le déloppement des organisations, l'intéressement des travailleurs, les mesures d'économie concertées, les comités mixtes direction-salariés, les cercles de productivité, l'informatisation, la science du management, la recherche opérationnelle et nombre d'autres techniques. Tout cela n'a cependant produit que des effets modestes, pour des raisons que cet ouvrage éclaircira. Une méthode plus fondamentale, stratégique, est indispensable.
La privatisation est une méthode stratégique qui a pour but d'améliorer la productivité des organismes gournementaux et, par suite, d'en donner plus aux gens pour leur argent. Une privatisation réussie entraine généralement de grandes augmentations d'efficacité en même temps qu'une amélioration, ou tout au moins un maintien, du niau et de la qualité des services publics : les chapitres 6 et 7 en fourniront des preus solides. C'est pourquoi les responsables publics, soucieux d'efficacité, sous la pression des partisans d'un bon gournement et autres groupes favorables à la privatisation, s'intéressent à celle-ci, en laquelle ils voient un outil d'amélioration du management public et la clé d'un gournement plus productif.


LA TENDANCE IDEOLOGIQUE

Le rôle du gournement varie d'une société à l'autre, et, même au sein d'une société donnée, il change au fil du temps, croissant et décroissant suivant les décennies et les siècles. La ure 1.1 est une représentation visuelle de cette idée. Les biens et services (au sens large, comme indiqué ci-dessus) dont bénéficie une société sont représentés par des points ; la responsabilité de leur fourniture se répartit entre le secteur gournemental et le secteur non gournemental (c'est-à-dire privé). La ligne de démarcation prend des formes différentes d'un pays à l'autre ; en Union soviétique, par exemple, le secteur gournemental occupera presque toute la surface.
Cette frontière se transforme et se déplace aussi ac le temps. Aux États-Unis, par exemple, une part croissante du courrier est distribuée par le secteur privé, et le rôle du service postal gournemental diminue en proportion. En revanche, le rôle du gournement en matière de santé s'est énormément accru au cours des dernières décennies. Autrement dit, différentes sections de la ligne de démarcation peunt simultanément évoluer dans des sens opposés.
Malgré ces évolutions contraires, les États-Unis ont connu globalement une croissance importante et peu de diminution du rôle du gournement. Le chapitre 2 résumera les données concernant la taille et la croissance du gournement, et tentera d'en expliquer les raisons. Beaucoup s'inquiètent de cette tendance et y voient un danger pour la démocratie. Leur cri de ralliement est : « Que le gournement nous laisse tranquilles et cesse de vider nos poches. »


Le raisonnement des tenants de cette opinion se fonde sur une philosophie politique et économique. L'augmentation de la fraction des renus prélevée par la collectivité, le caractère de plus en plus distant et indifférent des organes administratifs qui décident de l'emploi de cet argent et l'interntion du gournement dans un nombre croissant d'activités humaines sont autant d'atteintes à la liberté. En rédigeant la Constitution et la Déclaration des droits, les Pères fondateurs de l'Amérique ont fait de leur mieux pour protéger les citoyens contre leur gournement. L'histoire de la civilisation leur avait enseigné que l'État pouvait grament menacer les droits de la personne, auxquels ils attachaient tant d'importance. Même dans une société démocratique, ses institutions pouvaient denir des instruments de tyrannie ; les représentants de la majorité pouvaient se servir de ses moyens coercitifs pour opprimer une minorité. Les rédacteurs de la Constitution avaient donc imaginé un système qui imposait le minimum de contrainte collecti nécessaire pour jouir des bienfaits de la liberté. Le pouvoir du gournement était en toutes occasions circonscrit par des systèmes de contrôle et d'équilibrage des pouvoirs.
La liberté individuelle n'est pas la seule valeur menacée par la puissance du gournement. On attache aussi beaucoup de prix à la justice, dont l'égalité est une composante importante. Des gens également raisonnables et bienillants dirgeront quant au degré d'inégalité ou à l'étendue de la redistribution qui peut être acceptée et considérée comme juste, mais il est clair que le gournement détermine en grande partie le niau de la justice, pour le meilleur ou pour le pire, en prenant à certains pour donner à d'autres.
Dans un monde où les ressources ne sont pas extensibles, l'efficience est aussi un objectif important de la société. On doit profiter au maximum de chaque tonne de matière première et de chaque heure de travail. L'efficience est bonne parce qu'elle confère un meilleur niau de vie. Comme la liberté et la justice, elle est menacée par la toute-puissance du gournement.
Liberté, justice et efficience sont également essentielles, et elles se combinent entre elles. Ce sont des objectifs différents et parfois contradictoires, et l'on doit leur fixer un point d'équilibre, par exemple en échangeant un peu de liberté individuelle ou d'efficience économique contre davantage de justice. Le gournement est un moyen que la société utilise pour parnir à ces objectifs et pour définir leur équilibre, mais s'il prend trop d'importance, il les met tous trois en péril.
Une autre facette des préoccupations idéologiques relatis à l'omniprésence du gournement tient au dommage qui peut résulter d'une défiance à son égard. La civilisation moderne oblige les individus à accepter que des institutions impersonnelles aient la haute main sur des aspects vitaux de leur existence. L'autonomie personnelle s'est réduite, et il appartient maintenant à des institutions collectis - et principalement au gournement - de iller au bien-être de chacun. Mais le gournement est trop lointain ou trop irresponsable et s'il s'anime d'une vie propre, les gens ont l'impression qu'il sort du rôle que lui avait assigné un consensus implicite : faire ce que seul un gournement est supposé capable de faire. Ils perdent confiance en lui. Cette attitude est clairement apparue à l'occasion d'un sondage réalisé en 1980 aux États-Unis. Seuls 21 % de la population estimaient que le gournement fonctionnait essentiellement au profit de tous ; ce chiffre progressa quelque peu en 1982, en passant à 29 %2. Dans certains pays, les gens considèrent le gournement comme un mal inévile, comme une horde d'élus et de fonctionnaires qui grossit proprio motu.
Le sentiment antigournemental s'est répandu plus rapidement que le sentiment anti-entreprise entre 1958 et 1980 aux États-Unis3. Ce courant a reflué quelque peu depuis 1980, cependant que de nouaux dirigeants commençaient à transformer le rôle du gournement fédéral ; il pourrait y avoir un rapport entre les deux phénomènes.
S'agissant de l'aptitude à réaliser une tache, le grand public considère le secteur privé comme meilleur que les institutions politiques4. Quant à la qualité du service, les gournements locaux et les transports publics sont classés bons derniers, au même niau que les agents immobiliers et plus bas que les garages de réparation automobile eux-mêmes5.


L'élection du président Jimmy sectiuner (candidat étranger au sérail de Washington) et la double élection du président Reagan (candidat ourtement anti-Washington et anti-étatiste) reflètent en partie la réaction populaire contre le rôle croissant assumé par le gournement. Les indispensables réformes sociales et économiques opérées au cours de ce siècle ont à leur tour besoin d'être réformées, tant abondent les erreurs, les excès et les gaspillages, et tant s'aggra l'inévile sclérose des institutions.
C'est sous l'angle de la philosophie politique que nous avons jusqu'ici examiné les arguments des idéologues contre la toute-puissance du gournement. Un autre volet de leur argumentation se fonde sur une philosophie économique. Le bien-être à long terme de la société sera maximisé si on laisse le marché faire l'essentiel des choix économiques (le gournement garantissant que personne ne manque du minimum vital). Mais le gournement, par définition, pèse d'un grand poids sur l'économie, ce qui signifie inévilement que des décisions affectant l'économie seront prises pour des raisons plus politiques qu'économiques. Ainsi, un gournement tout-puissant, au contraire d'un gournement restreint, rendra progressiment la société plus pauvre qu'elle ne l'aurait été sans son interntion.
Pour des raisons de philosophie économique et politique, ceux qui défendent ces points de vue ulent donc repousser la ligne de démarcation de la ure 1.1 beaucoup plus à gauche, réduisant le rôle du gournement en étendant celui du secteur privé. Il s'agit de privatisation, et c'est pourquoi celle-ci a trouvé dans cette école ses plus chauds partisans. Paradoxalement, les idéologues qui refusent d'améliorer le fonctionnement du gournement (parce que cela inciterait au maintien de son rôle actuel) se retrount dans le même camp que les pragmatistes qui réclament la privatisation précisément dans un but d'amélioration. Ceux qui proposent la privatisation pour des raisons idéologiques ulent un gournement amoindri ; ceux qui la proposent pour des raisons pragmatiques ulent seulement un gournement allégé, comprenez par là plus efficace.

LA TENDANCE AFFAIRISTE
D'autres partisans de la privatisation viennent des milieux économiques. Leur raisonnement est simple. Le gournement dépense beaucoup d'argent, notamment pour payer ses employés. Une grande partie du travail des fonctionnaires concerne des activités économiques banales qui ne sont nullement l'apanage du gournement, telles qu'entretien d'immeubles, de sols, de véhicules, de bateaux ou d'avions, dactylographie et traitement de l'information, traitement de demandes d'indemnisation et facturation, ramassage des ordures et réparation des chaussées. Les milieux d'affaires sont partisans d'une plus grande privatisation de ces activités directement assurées par le gournement et réclament une législation qui interdirait de faire appel à du personnel gournemental pour effectuer un travail que pourraient accomplir des entreprises privées assujetties à l'impôt.
Un autre pan du secteur privé voit dans les grands projets d'instissement du gournement de substantielles occasions de faire des affaires. Tel est le cas pour les prisons, les usines de traitement des eaux, les usines d'incinération des ordures. Les entreprises privées sont capables de financer, construire ou faire fonctionner tous ces types d'installations. L'élément nouau est ici le financement de l'installation ; dans bien des circonstances, cette possibilité aura de quoi tenter un gournement débordé, incapable de ler en temps utile les capitaux dont il a besoin pour construire une prison qui remédiera à la surpopulation carcérale ou une usine de traitement des ordures qui ésectiunera un risque de pollution.
Dans les pays où existent des secteurs d'activité ou des moyens de production nationalisés (or aucun pays n'en est totalement dépourvu), les tendances affairistes sont le fait de responsables économiques qui voient dans un environnement abrité de la concurrence une source de mauvaise gestion, de sous-utilisation des actifs et de faible productivité de la main-d'œuvre. Ils poussent à la dénationalisation, laquelle est une forme particulière de privatisation, car ils considèrent que les perspectis des activités ou moyens de production qui seraient ndus et transférés au secteur privé en seraient améliorées ; ils entrevoient de innovations mais prédisent qu'une entreprise qui resterait tranquillement au sein du secteur public serait vouée à une stagnation durable et à une inefficacité croissante. Ce raisonnement s'applique à toute la gamme des entreprises détenues par le gournement, y compris sites industriels, mines, champs pétrolifères, moyens de transport, systèmes de communication, banques, exploitations forestières et vaines patures.


Pour ces dirses raisons, les forces affairistes poussent actiment à la privatisation, quoique leurs intérêts soient très différents de ceux des pragmatistes ou des partisans de la privatisation animés par des raisons de philosophie politique ou économique.

LA TENDANCE POPULISTE
La dernière tendance poussant à la privatisation pourrait être dite populiste. Les populistes sont hostiles à la fois au gournement tout-puissant et aux entreprises toutes-puissantes, et favorables à ce qui s'en éloigne, à davantage d'institutions locales et d'autonomie des individus. On a pu présenter cette opinion dans les termes suivants :
Les systèmes « publics » de ce pays, qu'ils soient gournementaux ou privés, sont désormais trop institutionnels, trop fonctionnarisés, trop spécialisés, trop soucieux de leurs propres intérêts () Ces grands systèmes doint au contraire être mis au service de la population () Il est possible de remodeler les formules institutionnelles () pour rendre les systèmes de satisfaction des besoins élémentaires d'une communauté à la fois justes et compétitifs () Le choix devrait être plus ourt () Aucun acheteur privé ou public ne devrait dépendre d'un fournisseur unique6.
Les deux axes de la position populiste sont que les gens devraient avoir plus de choix qu'actuellement en matière de services publics, et qu'ils devraient être libres de définir leurs besoins collectifs et de les satisfaire sans dépendre inutilement d'administrations lointaines. Ils pourraient en revanche s'appuyer davantage sur leur famille, leur quartier, leur Église et leurs associations ethniques ou bénévoles. Le processus de définition des besoins collectifs et la satisfaction de ceux-ci grace à des institutions locales traditionnelles renforceraient un sens communautaire bien nécessaire aujourd'hui.
Ces institutions sont pourtant menacées. Un gournement omniprésent et surpuissant peut s'y substituer et les paralyser. La famille s'efface devant les ministères de la Santé, de l'Éducation, de la Qualité de la vie, du Logement et des Affaires sociales. Le prêtre est remplacé par un service local d'hygiène sociale. Le bénévolat est supté par les groupes de pression spécialisés qui cherchent à utiliser la puissance et la souraineté du gournement pour imposer leurs valeurs à autrui.
Ces institutions sont source de sécurité pour la société grace à leur redondance même ; elles l'aident à trour un équilibre naturel entre ses objectifs contradictoires de liberté, de justice et d'efficience. Dans la mesure où une institution comme le gournement se renforce beaucoup aux dépens des autres, elle restreint leur contribution à ces objectifs et s'oppose à leur dirsité potentielle, ce qui ne fait qu'accroitre la dépendance de la société enrs l'État quant au degré de liberté, de justice et d'efficience que celui-ci décide de lui imposer.
Ceux qui adhèrent à cette vision du monde embrassent la cause de la privatisation parce qu'elle augmente les possibilités de choix et offre des occasions de renforcer les institutions traditionnelles et le sentiment communautaire local. Dans leur recherche d'une société meilleure, les populistes poussent eux aussi à la privatisation, joignant leurs forces aux courants favorables pour des raisons idéologiques à l'amoindrissement du rôle du gournement, aux pragmatistes qui ulent un gournement meilleur et aux affairistes qui voudraient faire une part plus grande du travail gournemental.






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