IPeut - écrits et documents
ManagementMarketingEconomieDroit
ss
Accueil # Contacter IPEUT




la loi des rendements croissants icon

ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


NAVIGATION RAPIDE : » Index » ECONOMIE » ECONOMIE GéNéRALE » La loi des rendements croissants


La magie du progrès technique

La magie du progrès technique : la loi des rendements croissants




VoilA  pour une tentati de justification concrète de l'hypothèse néoclassique initiale. Mais elle ne tient pas la route. Des entreprises rationnelles motivées par la maximisation des profits ne resteront pas passis face A  l'épuisement des rendements croissants. Si les économies d'échelle ne sont plus possibles dans le cadre d'une technique donnée, elles chercheront A  modifier la technique, A  substituer du capital au travail, pour abaisser le coût moyen. Elles (et surtout de nouaux entrepreneurs) innteront de nouaux produits, c'est-A -dire de noulles industries où les premiers arrivés jouiront de rentes de monopoles temporaires et où tous les suivants pourront encore jouir des économies d'échelle engendrées par la taille croissante du marché et des unités de production. Ainsi s'amorce un processus sans fin d'innovation (clairement identifié par Joseph Schumpeter dès 1912) dont l'objet est précisément de toujours repousser les rendements décroissants quand ils finissent par se présenter.


Ce n'est donc pas la réalité qui inspire l'hypothèse des rendements non croissants, mais les seuls besoins de la théorie néoclassique de l'équilibre général. Cette dernière suppose en effet des entreprises atomistiques en concurrence pure et parfaite : elle ne tolère donc pas des rendements croissants susceptibles de porter la taille minimale efficiente des entreprises A  un niau où la taille du marché ne peut supporter la présence de plus de quelques entreprises (oligopole), voire d'une seule (monopole). Elle ne tolère pas davantage un processus d'innovation technique fondé sur la quASte des rentes de monopoles. Et puisque l'équilibre général et l'allocation efficace des ressources sont censés garantis par un système de prix qui transmet aux acteurs toutes les informations utiles, il est incompatible ac des externalités procurant aux firmes des gains qui ne seraient pas reflétés dans les prix, et donc pas intégrés dans leur calcul. En 1951, Arrow et Debreu apporteront la démonstration formelle que l'équilibre général n'est possible que s'il y a concurrence pure et parfaite, pas de coûts fixes, pas d'externahtés, pas de rendements croissants. Par conséquent, intégrer réellement le phénomène de croissance des rendements et les raisons qui l'engendrent supposait de rejeter la théorie de l'équilibre général.
Mais comment saur une théorie qui suppose des rendements non croissants, quand deux siècles d'histoire affichent la croissance continuelle de la productivité? Il suffisait pour cela d'imaginer une théorie de la croissance compatible ac la non-croissance de la productivité du travail et du capital ! Ce fut l'œuvre de Robert Solow en 1956. Dans une fonction de production A  deux facteurs (travail et capital), l'hypothèse des rendements constants est compatible ac la croissance continuelle de la production si l'on introduit un troisième facteur : le progrès technique, facteur magique qui a la propriété d'améliorer l'efficacité globale des deux autres. D'où vient ce miracle permanent de l'économie ? On n'en sait rien. Il vient d'ailleurs, il est exogène. Que cette astuce ne constitue qu'une faA§on de baptiser notre ignorance des sources effectis de la croissance ne dérangea pas le courant néoclassique, dont le but n'était pas tant d'expliquer l'évolution réelle des économies de marché que de saugarder la cohérence logique de l'économie de marché ficti de la théorie de l'équilibre général.





Privacy - Conditions d'utilisation

Copyright © 2011- 2020 : IPeut.com - Tous droits réservés.
Toute reproduction partielle ou complète des documents publiés sur ce site est interdite. Contacter

Au sujet des economie générale

Les services, de quoi s agit-il?
Qualifier et optimiser l offre de services
Organiser la production du service
Moyens et financements pour monter une activité de services
Bien cerner et gérer l aspect humain
Communiquer de façon pertinente
Les regles de l art et l art de se développer
Courants et théories
Marché, économie et société
Nature et destin du capitalisme
Croissance et développement
Emploi
Les mondes de la finance
Commerce international et globalisation
L erreur est rationnelle
Il n est de richesse que d hommes
La croissance n est pas le développement
La loi des rendements croissants
La loi de l avantage politique comparé
Laisser faire ou laisser passer : il faut choisir
La loi du gateau : plus on le partage, plus il y en a
Le salaire n est pas l ennemi de l emploi
Un bon déficit vaut mieux qu un mauvais excédent
Il suffirait d y croire
RÉactions contre la pensÉe classique anglaise
La gÉnÉralisation de la thÉorie gÉnÉrale
L apport des disciplines voisines
La coexistence des idÉologies
Comment distinguer un capital-investisseur d un autre
Le capital-investissement, pour quels entrepreneurs ?
Les due diligence et les personnes qui les conduisent
D où proviennent les fonds des capital-investisseurs ?
L organisation d une équipe de capital-investissement
Les instruments d une prise de participation