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DROIT

Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce qui doit être fait dans un cas donné, édictées ou reconnues par un organe officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations sociales et dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte organisés par l'État.


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Définition de la loi

Définition de la loi : l origine de la loi


La loi, scientifique ou pratique, possède certaines propriétés constantes. Les domaines qui ont recours à la notion de loi choisissent tel trait préférablement à tel autre. Ainsi les sciences s'attatdent-elles sur l'unirsalité de la description légale, quand la politique insiste sur la question de l'obligation légale.


Le terme « loi » existe parfois sans le concept ou le concept sans le terme. Par exemple, les lois de la nature des stoïciens ne présentent qu'un sens très vague et non opératoire : une raison unirselle est censée ordonner l'unirs, mais rien n'est indiqué sur les modalités précises de cette mise en otdre. Il ne s'agit donc pas encore de loi scientifique au sens propre. Inrsement, la naissance de la loi politique est incertaine et l'existence de la notion précède peut-être le mot : la loi politique est-elle dégagée au moment où elle se sépare en Grèce de thesmis, « ce qui est posé », et devient nomos, « mesure réglée des actions » ? Ou bien quand Suarez, rompant ac le thomisme (cf. Thomas d'Aquin, textes nos 14 et 23), refuse le nom de loi aux lois de la nature qui ne sont pas dictées à des êtres libres susceptibles d'obéissance (De legibus, I, I, § 2) ? Dans le deuxième cas, c'est l'inrse qui se produit : le nom existait depuis longtemps, mais le geste philosophique de Suarez contribue à en fixer plus strictement le sens.
L'étymologie peut fournir une première indication sur la loi. Elle ouvre trois pistes principales. Le terme « loi » provient du latin lex qui vient du rbe légère : recueillir, écouter et lire. La loi est lue. Elle est une parole importante, dite et écrite de façon solennelle par les hommes, ou gravée en nous par Dieu. La loi est toujours consignée d'une façon ou d'une autre.
Ce qu'elle dit est par ailleurs en rapport étroit ac la taison. La loi relè du logos, synonyme de raison, et Platon tenvoie le nomos (loi) au nous, l'intelligence supérieure. La loi a une portée unirselle qui la rend accueillante à l'activité rationnelle.
Enfin, une étymologie fantaisiste de saint Thomas fait pronir « loi » de ligare, lier, unir, qui a donné obligare : attacher, engager, bref, obliger (Somme théologique, q. 90, art. 1).
Voilà donc la loi tout ensemble discours, raison et commandement. C'est une parole capable à la fois de rationalité et de prescription, ce qui demande d'examiner le rapport de la raison et de la volonté. Ces deux facultés à première vue si distinctes s'uniraient dans l'activité législatrice. La volonté qui commande n'est pas nécessairement ration-nelle, mais l'idée contenue dans la loi est la suivante : la meilleure façon de prescrire serait de prescrire rationnellement, c'est-à-dire d'une façon compatible pour tous et ac une visée unirselle. La loi n'est pas simplement prescription et raison, elle est la façon la plus éminente de prescrire et de raisonner. Elle n'est ni un simple ordre ni un simple discours. La loi désigne en effet un commandement important dans le domaine pratique et une vérité fondamentale dans le domaine scientifique. La radicalité dans le commandement en fait une parole qui oblige absolument. La tadicalité dans l'usage de la raison associe la loi à l'unirsel. La loi porte toujours sur un objet unirsel et nécesà un commandement alors qu'on serait libre de ne pas le faire. Quelles raisons a-t-on donc d'obéir à la loi alors qu'on pourrair ne pas le faire ? Qu'est-ce qui oblige dans la loi ? Il faut comprendre d'où la loi tient son autorité, et ce qui fait qu'elle oblige. « La loi oblige » signifie qu'elle donne à l'individu des raisons d'obéir, qu'il la reconnait comme un commandement légitime, alors même qu'il peut ne pas avoir envie d'y obéir, et ne pas lui obéir.
Le domaine scientifique et le domaine pratique doint donc désormais être traités séparément. En effet, si l'unirsalité et la nécessité sont présentes dans la loi physique et dans la loi morale, il est à craindre que la notion d'obligation ne soit qu'une métaphore dans le domaine scientifique. Il faut se pencher sur la loi politique pour comprendre l'origine et le contenu de l'obligation.





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