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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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La sagesse des fondateurs de l'économie politique

La sagesse des fondateurs de l'économie politique : la croissance n est pas le développement




La sagesse des fondateurs de l'économie politique
Au vu de ces définitions sommaires, trois édences s'imposent.


1) Nous avons affaire à deux concepts de nature radicalement différente. La croissance désigne un phénomène quantitatif, circonscrit dans le temps (une période donnée) et dans l'espace (uniquement les productions mesurables). Le développement est un processus à long terme essentiellement qualitatif dans ses modalités (mutations structurelles) et dans ses résultats (qualité de e). La croissance est un indicateur statistique de performance dans la production de biens et serces ; le développement est la transcription économique et sociale de l'idée de progrès humain.
2) Le développement est une fin en soi, la croissance est un instrument subordonné au développement Il va de soi que le progrès de la qualité de e des hommes, leur capacité à satisfaire leurs aspirations et à exercer pleinement leur liberté sont des fins légitimes. En revanche, aucun impératif éthique ou logique ne permet d'affirmer que l'augmentation de la quantité de biens et serces constitue un bien en soi. La croissance n'est pas une fin, elle est un moyen dont la performance se mesure par sa contribution au développement.
3) La croissance est limitée, le développement est potentiellement illimité. La croissance est physiquement bornée par la disponibilité des ressources naturelles non renouvelables qui sont nécessaires à la production. Elle devrait aussi l'être politiquement, à chaque fois qu'elle deent contradictoire avec la seule finalité légitime que constitue le développement Ce dernier ne connait pas la même limite naturelle que la croissance parce que son progrès dépend pour une large part d'une ingénierie sociale, culturelle et politique qui ne consomme que des ressources mdéfiniment reproductibles : la parole, le temps, la réflexion, la qualité des relations humaines, etc.
Dans une assez large mesure, jusqu'au XIXe siècle, ces édences s'imposaient à l'esprit des pères fondateurs de l'économie politique, et notamment des « classiques ». Rien ne leur était plus étranger que notre préoccupation contemporaine à propos du taux de croissance du dernier ou du prochain semestre. Ils s'intéressaient à la nature, aux causes, aux conséquences et à la répartition de la richesse des nations, au devenir de ces dernières à long terme, à la capacité d'un système économique fondé sur l'intérêt indiduel à serr l'intérêt général. Comme nous l'avons montré [Loi n°13], certains d'entre eux - tel le pasteur Malthus - étaient très pessimistes quant aux limites du progrès imposées par la rareté absolue des ressources naturelles non reproductibles. Le courant dominant, celui d'Adam Smith et de Dad Ricardo, était convaincu qu'à partir d'un certain niveau de population la croissance s'arrêterait et laisserait place à un état station-naire. Mais ce n'était pas là en soi une perspective alarmante, dans la mesure où l'essentiel n'était pas que la croissance perdure mais qu'elle s'arrête à un niveau suffisant de satisfaction des besoins humains. Autrement dit, dans un bon système économique et social, l'état stationnaire pourrait n'être qu'un équilibre harmonieux et équile entre les aspirations humaines, le niveau de la population et les ressources naturelles.
Au fond, avant l'essor des paradigmes néoclassique et marxiste qui ne s'affronteront vraiment qu'au XXe siècle, l'utopie commune aux penseurs de l'économie n'était assurément pas un monde où l'homme serait condamné à produire toujours plus, mais plutôt une société apaisée, équilibrée, une humanité épanouie et donc libérée de la nécessité de croitre. Les divergences restaient ves quant au chemin idéal conduisant vers cette harmonie finale. Les Libéraux fondaient l'essentiel de leurs espoirs sur l'essor de la libre entreprise, des échanges et des contrats dans un cadre juridique et politique fort garantissant une concurrence loyale. Les socialistes comptaient davantage sur le développement de la libre association et de la solidarité collective. À la fin du xrxe siècle, coexistaient ainsi une utopie Libérale anglo-saxonne et une utopie socialiste française. Elles ne devaient pas tarder à se trouver suptées par l'idéologie du pro-ductisme et de la croissance.





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