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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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économie politique des inégalités

économie politique des inégalités : la loi du gâteau : plus on le partage, plus il y en a



économie politique des inégalités
Au-delA  des facteurs strictement économiques, un partage plus équile du développement a aussi des causes et des conséquences politiques qui semblent déterminantes. La conséquence la plus nole d'une moindre inégalité des revenus est l'atténuation des conflits sociaux pour le partage du revenu. Il s'ensuit une plus grande silité politique et des relations employeurs-employés plus coopératives. Les investisseurs sont attirés et stimulés dans cet environnement pacifié qui ne fait peser aucune menace A  long terme sur la pérennité de leurs droits de propriété. Et pour encourager les travailleurs dans leur attitude coopérative les entrepreneurs et les élites politiques sont incités A  maintenir une répartition équile des fruits de la croissance.



Cette approche théorique en termes de conflit social semble confortée par diverses études internationales. Celle de R. Perotti (1994) montre que l'égalité des revenus exerce un effet important sur un indicateur composite de silité politique. Par ailleurs, une étude de A. Banerji, J.E. Campos et R.H. Sabot (1996), sur la période 1970-l990, classe quinze pays en développement en deux catégories :
1) Les pays ayant une élite altruiste (disposée A  partager les fruits de la croissance) et une main-d'œuvre non revendicative (Chili, Corée du Sud, Hongkong, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande).
2) Les pays ayant une élite accapareuse et une main-d'œuvre revendicative (Argentine, Colombie, Inde, Jamaïque, Kenya, Mexique, Philippines, Zambie).
La aison des performances respectives de ces deux groupes est édifiante. Si l'on excepte le Chili42, dont la situation est sensiblement moins glorieuse que celle de son groupe, l'écart de progression du niveau de vie réel entre les deux groupes est impressionnant : la croissance annuelle du PNB réel par habitant s'échelonne de 4,41 % (Malaisie) A  8,81 % (Corée du Sud) dans le premier groupe, et de -5% (Zambie) A  2,19% (Inde), dans le second.
Il importe de souligner que l'attitude non revendicative des travailleurs dans le premier groupe a le plus souvent été imposée par la répression impitoyable de toute velléité de revendication. Le - pacte - social dans ces pays est une lonté politique imposée par la force. Mais ce pacte forcé est rendu soute-nable A  long terme, parce que la société accepte de troquer des libertés politiques formelles contre un mieux-AStre matériel évident. Et au bout du compte, après deux ou trois décennies d'un tel régime, la démocratisation apparait comme un processus, graduel certes, mais inévile. L'élévation considérable du niveau d'éducation et du niveau de vie matériel rend l'arbitrage social plus farable aux libertés politiques. La Corée du Sud semble offrir un bon exemple d'une telle élution.
Toutes proportions gardées, et la violence de la répression politique mise A  part, un arbitrage du mASme type a sauvé le capitalisme occidental des rélutions communistes. Une dimension bien connue du fordisme et du pacte social des Trente Glorieuses a en effet consisté A  troquer la forte hausse des salaires réels contre l'abandon du pouir de gestion aux managers.
Si donc la limitation des inégalités a des vertus économiques et politiques aussi manifestes, comment expliquer qu'elle ne constitue pas une stratégie universelle de développement? Pourquoi certains pays asiatiques ont-ils fait ce choix quand d'autres, en Afrique et en Amérique latine, optaient pour un développement très inégal ?
Les facteurs géopolitiques semblent jouer ici un rôle déterminant. D'une part, les NPI d'Asie, A  l'instar du Japon au début du siècle, ne disposaient pas de rentes minières ou agricoles susceptibles de fariser un comportement prédateur des élites qui auraient pu trouver lA  un moyen facile de s'enrichir en se passant de la coopération lontaire des classes populaires. Dans une nation où la seule richesse est une main-d'œuvre abondante, pacifique et alphabétisée, mieux vaut inciter cette dernière A  optimiser son éducation et ses efforts.
D'autre part, et surtout, dans l'Asie de l'après-guerre, la réalité d'une menace communiste immédiate et la forte pression des états-Unis pour la contenir ont conduit les élites A  opter pour un mode de développement susceptible de convaincre très vite la classe ouvrière des vertus de l'économie de marché. Aucune pression de ce genre ne s'exerA§ait, en 1950, sur une Amérique latine qui avait de toute faA§on déjA  engagé un processus de développement très inégalitaire. MASme lA , on doit constater que c'est le pays qui avait la structure sociale la moins inégalitaire au départ (le Chili) qui a le mieux réussi43.
Quant A  l'Afrique, elle ne constituait pas un enjeu stratégique majeur de la guerre froide, et les états-Unis s'en désintéressaient. L'influence des anciennes puissances coloniales n'a en rien poussé au développement d'une Afrique égalitaire et pacifiée; elle semble air surtout visé A  maintenir au pouir des leaders politiques - amis - acquis aux intérASts bien compris de leurs anciennes métropoles.





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