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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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Gains de l'échange et coûts du protectionnisme

Gains de l'échange et coûts du protectionnisme : laisser faire ou laisser passer : il faut choisir




Les théories classique (Smith, Ricardo) et néoclassique (Heckscher, Ohlin, Samuelson) du commerce international montrent comment l'ourture aux échanges entraine une spécialisation internationale qui permet à chaque pays de se concentrer sur les activités où il est le plus efficient et d'acquérir des biens importés à un coût plus faible : les ressources mondiales sont mieux employées et le bien-être des individus augmente (ils accèdent à davantage de biens à un prix moins élevé). Si les noulles approches du commerce international mettent à mal l'explication traditionnelle des échanges et de la division internationale du travail [Loi n° 16], elles semblent plutôt conforter la prescription du libre-échange. Rappelons en effet que ces noulles théories introduisent les principales dimensions longtemps ignorées par le modèle néoclassique : innovation technique, rendements croissants et différenciation des produits. Or la prise en compte de ces dimensions inciterait plutôt à libéraliser les échanges internationaux. La libre circulation des biens devrait à la fois favoriser la diffusion mondiale des innovations et renforcer l'incitation à la recherche, en élargissant les marchés sur lesquels les innovateurs peunt amortir leurs instissements. Un marché élargi permet aussi aux firmes de mieux exploiter des rendements d'échelle croissants et d'atteindre leur taille minimale efficiente. Enfin, le libre-échange favorise la différenciation des produits en multipliant les offres dirsifiées auxquelles peunt accéder les consommateurs : si ces derniers aiment la variété, le bien-être collectif se trou donc amélioré35.


Les gains de l'échange ont pour corollaire le coût social du protectionnisme (droits de douane, obstacles non tarifaires, subntions à l'exportation). La protection vis-à-vis de la concurrence étrangère peut améliorer les profits des producteurs protégés et les recettes fiscales de l'État, mais la théorie démontre que ces gains sont en général plus que compensés par les pertes de bien-être des ménages qui accèdent à des quantités de biens plus faibles, moins variées et plus chères qu'en situation de libre-échange. On peut certes objecter que le bilan social du protectionnisme doit tenir compte des emplois sauvés et des salaires protégés, en particulier dans les industries employant des travailleurs peu qualifiés et soumises à la concurrence de pays à bas coûts de main-d'œuvre.
Cette question reste controrsée. Il n'y a pas d'évidence parfaitement convaincante sur le lien entre chômage et montée des inégalités salariales, d'une part, et ourture commerciale extérieure, d'autre part36. Disons qu'une majorité d'économistes semble plutôt croire que les innovations technologiques ont jusqu'ici joué un rôle plus important dans le recul de la demande (et des salaires relatifs) de la main-d'œuvre peu qualifiée. Et les interntionnistes pensent aussi que, quitte à internir pour compenser la perte de compétitivité du travail non qualifié, des politiques actis de l'emploi et de la formation valent mieux que le protectionnisme. Ne perdons pas de vue en effet les conséquences d'un protectionnisme efficace des pays riches à rencontre des pays pauvres : moins de débouchés et moins d'emplois pour ces derniers.
Un seul argument favorable au protectionnisme a su trour grace aux yeux de la théorie économique : la protection des industries naissantes. L'argument formalisé par Frédéric List (1851) soutient que l'existence même d'une activité industrielle dans un pays entrant dans la compétition après les autres, ou dans des conditions initiales plus difficiles, nécessite une protection temporaire, le temps de conduire cette activité rs la maturité avant de l'ouvrir progressiment à la concurrence. Et c'est d'ailleurs ainsi que se sont initialement déloppées les activités industrielles dans la plupart des pays. Toutefois, il ne s'agit pas là vraiment d'un argument en faur du protectionnisme. Il s'agit plutôt de promouvoir une saine concurrence, à armes égales : en internant, l'État favorise en fait la libre entrée sur le marché mondial et stimule à terme la concurrence en évitant que des positions acquises fassent obstacle aux nouaux nus.





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