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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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La demande politique de protection

La demande politique de protection : laisser faire ou laisser passer : il faut choisir




La demande politique de protection
Si le protectionnisme présente vraiment aussi peu d'intérASt et se trouve, A  de rares exceptions près, si universellement condamné par l'analyse économique, il est troublant de constater A  quel point, dans la réalité et jusqu'aux années 1980, il a été la règle et le libre-échange, l'exception37. Au cours des deux derniers siècles, hormis en Angleterre sur une courte période, aucun pays n'a pratiqué le libre-échange intégral et, A  l'exception d'un intermède libéral dans le dernier quart du xixe siècle, les pratiques protectionnistes ont largement dominé.


Pourquoi une pratique censée réduire le bien-AStre collectif et tant décriée par la théorie a-t-elle connu un tel succès ? Tout simplement parce que ses méfaits supposés sont trop diffus et d'une ampleur trop modeste pour susciter une forte résistance des catégories lésées, tandis qu'elle peut susciter un soutien extrASmement actif de lobbies industriels et remplir les caisses de l'état. U existe donc une demande politique pour la protection. Au fond, jusqu'A  une époque très récente, les états sont restés mercantilistes parce qu'ils ne ulaient ni renoncer aux recettes fiscales des douanes ni affronter des groupes de pression puissants qui, le cas échéant, étaient aussi de généreux donateurs des partis politiques.
Notons au passage qu'en dépit d'une pensée politique officielle désormais très largement farable A  la libéralisation croissante des échanges, les gouvernements des grands pays industriels peuvent toujours opérer une lte-face protectionniste si un intérASt politique vital est en jeu. La faA§on dont l'administration américaine a, en 2001, unilatéralement relevé ses droits de douane sur les produits sidérurgiques et ses subventions agricoles, pour secourir des producteurs en difficulté, en dit long sur la nature réelle du libéralisme d'une grande puissance : ce n'est que la liberté de faire ce qui lui semble bon pour elle-mASme.
La protection des producteurs nationaux et la promotion des exportations sont en fait des politiques de redistribution du revenu national entre les producteurs, les consommateurs et l'état, essentiellement guidées par ce que les décideurs pensent aller dans le sens de leur intérASt politique. La théorie du commerce international condamne cette pratique parce que les bienfaits dispensés aux uns seraient plus que compensés par les pertes de bien-AStre des autres. Toutefois, cette conclusion repose sur une hypothèse implicite et discule : la théorie standard suppose que deux euros perdus par les consommateurs -valent- deux fois plus qu'un euro gagné par des entrepreneurs ou le Trésor public. Ce faisant, elle néglige le fait que les consommateurs sont aussi des citoyens qui, A  ce titre, sont sensibles au fait que les euros prélevés sur leur consommation privée assurent le développement d'activités nationales et la production de biens publics. Un simple bilan monétaire de ce qui est perdu ici et gagné lA  ne permet en rien une évaluation sociale d'une politique commerciale. Combien vaut en effet le fait de maintenir la seule entreprise susceptible d'employer les habitants d'une ville, A  100 km A  la ronde ? Combien vaut le fait d'air deux gendarmes de plus dans sa commune et de leur payer un gilet pare-balles ? Et combien - valent - les atteintes multiples A  l'environnement ou la pression psychologique croissante sur les salariés farisées par une course effrénée A  la compétitivité ? La théorie standard est prolixe sur le coût social du protectionnisme, mais elle est singulièrement muette sur celui du libre-échange.
Ainsi, le protectionnisme comme le libre-échange peuvent engendrer des coûts pour la collectivité, mais sont toujours promus par des catégories qui y trouvent leur avantage et tentent de faire croire que celui-ci coïncide avec le bien commun. A€ défaut de pouir opérer une évaluation vraiment objective des arbitrages en cause, on n'a A  ce jour rien inventé de mieux que le te des citoyens pour légitimer les choix publics. N'en déplaise A  certains économistes, en démocratie la demande politique a toujours raison. On peut éventuellement déplorer que des électeurs mal informés et dotés d'un pouir plus formel que réel ne tolèrent des politiques qui en réalité ne servent pas au mieux leurs intérASts. Mais la réponse adaptée n'est pas la réaffïrmation du dogme du libre-échange : c'est la promotion de l'information et du pouir effectif des citoyens.





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