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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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La réaction sociologique : auguste comte

La réaction sociologique : auguste comte : rÉactions contre la pensÉe classique anglaise




Auguste Comte est l'une des plus étranges, mais aussi bien l'une des plus imposantes ures d'un siècle dont la pensée ne fut peut-AStre pas des plus profondes, mais inconteslement des plus riches. C'est un polytechnicien, de formation mathématique. Après un début de carrière philosophique non moins brillant que précoce aux côtés de Saint-Simon, il épouse une prostituée ; puis il devient fou (1826), reste enfermé dans une maison de santé pendant plus d'un an. Renu A  plus d'équilibre mental, il rédige en douze ans (1830-l842) son Cours de philosophie positi, œuvre ambitieuse et démesurée, qui prétend résumer et refondre l'ensemble du savoir humain, édicter pour l'anir l'orientation de tous les travaux de l'esprit. Comte a le goût du sublime. 11 a le don de l'enseignement. Il est doué d'une mémoire pathologique : après une seule lecture, il peut réciter une e A  l'enrs, en inrsant l'ordre de tous les mots. A partir de 1838 il ne lit plus du tout, mais écha-faude ac ses sounirs de volumineuses constructions, qu'il rédige et public en des temps records. Il est constamment harcelé par la préoccupation du pain quotidien, plusieurs fois menacé de perdre le modeste emploi d'examinateur qu'il occupe A  l'Ecole polytechnique ; A  plusieurs reprises il a recours A  la générosité d'amis qui organisent A  son profit des souscriptions ; enfin, A  quarante-sept ans passés, il devient possédé d'une passion platonique pour une jeune u, Clotilde de Vaux, qui meurt peu après. Comte ne vivra plus désormais que de cette mémoire. - Habitant une tombe anticipée -, il se livre aux pratiques d'un culte étrange, et fonde la - religion positiviste -. Il se dit persuadé qu'avant 1860 (ses prédictions ne pèchent jamais par défaut de précision chronologique) il prASchera dans la chaire de Notre-Dame comme Grand PrAStre de l'Humanité, et que le Général des lésuites rejettera l'autorité romaine pour associer son Ordre et l'ensemble du monde catholique A  l'église positiviste. Il meurt malheureusement trois ans avant la date fixée, en 1857.


Auguste Comte est de neuf ans l'ainé de Dupont-White, qui lui a survécu vingt années (9). Mais sa critique de l'économie politique classique résume et relie toutes les réactions de la pensée économique continentale durant la première moitié du XIXe siècle. Elle annonce directement l'école historique allemande. D'où cette place qu'au mépris des dates nous lui assignons ici.
A vrai dire, beaucoup d'historiens des doctrines économiques n'en consentent aucune A  Auguste Comte. Le fondateur du positivisme n'est aux yeux de beaucoup qu'un philosophe, indigne de urer parmi les économistes. Pourtant c'est A  l'école des libéraux du Censeur et de Saint-Simon que s'est éillée sa pensée. Et c'est par la - physique sociale - ' où l'économie politique est incluse ' que s'achè cette grandiose construction encyclopédique qu'il s'est proposé d'édifier sous le nom de - philosophie positi -. Non plus que l'on ne saurait peindre l'évolution des doctrines économiques en oubliant le philosophe Auguste Comte, la philosophie d'Auguste Comte ne saurait AStre entendue de qui négligerait la - sociologie - qui l'éclairé et la couronne.
Le jeune polytechnicien Auguste Comte avait tout au plus dix-sept ans, au début de la Restauration, quand il s'est agrégé A  l'équipe du Censeur, ac son homonyme Charles Comte, et Charles Dunoyer pour lequel il conserra toujours une admira-lion fidèle, et qui sera mis A  l'honneur dans le - calendrier positiviste -. Auguste Comte est A  cette époque politiquement libéral ; de la liberté politique, la liberté économique ne lui parait point séparable. C'est ac enthousiasme qu'il lit alors Jean-Baptiste Say, Destutt de Tracy, probablement Adam Smith (10).
Au Censeur cependant, il fait la connaissance de Saint-Simon, que son amour de la - science générale - et son désir d'un - sacerdoce - organisé de savants éloignent de plus en plus des idées libérales. Le jeune Comte devient son secrétaire, peu de mois avant que Saint-Simon se sépare d'Augustin Thierry. Pendant plusieurs années, Saint-Simon et Auguste Comte vont maintenant former une sorte de couple littéraire indissoluble. Les écrits de l'un et de l'autre se mASleront dans les périodiques que lance Saint-Simon, sans qu'il soit aisé de les distinguer. La différence d'age sans doute ne les oppose point seule. Doué comme son maitre d'une étonnante puissance d'imagination, Auguste Comte est aussi d'une persévérance extraordinaire (11). Il voit grand comme Saint-Simon ; mais c'est en outre un homme qui aboutit. Il est méthodique, ordonné, laborieux : moindres rtus de Saint-Simon.
D'autre part, Auguste Comte est beaucoup plus intellectualiste que son maitre (12) ; moins jaloux de construire un monde nouau que d'édifier la science. Il sépare la connaissance de l'action, et la connaissance est pour lui la meilleure part. Saint-Simon aspire A  l'avènement de l'état industriel de la société ; Auguste Comte annonce l'accession de l'esprit humain A  l'age positif. Mais l'un et l'autre, A  partir des idées du Censeur, suint ensemble une mASme ligne d'évolution, sans que l'on puisse aisément démASler qui, du patron ou du jeune secrétaire, mène le pas. Saint-Simon et Auguste Comte lisent en 1819 le livre Du Pape de Joseph de Maistre, qui devait aussi frapper profondément Dupont-White. On ne saurait exagérer l'influence de la pensée des - théocrates - sur l'ensemble du moument de réaction qui s'est produit en France contre les idées anglaises au xix' siècle. - Il n'y a pas de liberté de conscience en astronomie -, s'écrie Auguste Comte au sortir de la lecture de de Maistre. La liberté n'est pas l'idéal, mais seulement le régime nécessaire des périodes de transition, des périodes critiques : qui n'ont plus ' et pas encore ' de principes absolus pour y asseoir la science et la société. A le relativiser ainsi, Saint-Simon et Auguste Comte se libèrent progressiment du libéralisme. Et tous les leitmoti de la pensée de Saint-Simon appartiennent aussi bien A  son jeune secrétaire : l'aspiration A  l'unité de la connaissance, le culte de la certitude scientifique, l'exaltation de la capacité, la propriété conA§ue comme une fonction économique et sociale et non plus comme un droit individuel. Les deux messies positivistes, comme les appelle le psychologue Dumas, ont suivi la mASme trajectoire, qui va du libéralisme A  l'industrialisme, de l'industrialisme A  l'exaltation de la science, et de l'exaltation de la science A  la fondation d'une religion noulle, appuyée sur une noulle hiérarchie sacerdotale. Pour les dernières étapes, l'évolution de Comte a été plus tardi, plus lente que celle du gentilhomme socialiste. A cela près, tous les thèmes de Comte font écho A  ceux de Saint-Simon ; et les es que M. Charles Maurras voue A  l'évocation de Comte dans L'Anir de l'intelligence, A  celles de Barrés sur Saint-Simon dans L'Ennemi des lois. Si Comte s'est brouillé ac Saint-Simon en avril 1824, c'est surtout que celui-ci avait mauvais caractère, et ne voulait pas. tandis qu'il garnissait des écrits de Comte les colonnes de ses périodiques, rendre A  César ce qui était A  César. C'est aussi que Comte reprochait A  Saint-Simon de placer les réformes de la production avant celles des mœurs et des idées morales. Menue question de préséances ! Saint-Simon, quelques années plus tard, disait en mourant A  son disciple Rodrigues : - Sounez-vous que, pour faire de grandes choses, il faut AStre passionné ! -


C'est A  l'imitation de l'- Exposition de la philosophie positi - d'Auguste Comte, on s'en souvient, que les saint-simoniens ont entrepris en 1828 les séances de la rue Taranne (13). Auguste Comte n'y assista pas. A l'égard des adeptes de la secte, il ne se montre rien moins que bienillant. Mais quand il les accuse de détruire la famille et la propriété en supprimant l'héritage, ne se fail-il pas l'interprète d'un reproche que Saint-Simon lui-mASme leur adresse peut-AStre par-delA  la tombe ? Le second messie du positivisme est ici plus fidèle A  Saint-Simon que les deux papes du saint-simonisme. M. Henri Gouhier n'entend sans doute point dire autre chose, quand il écrit : - Le positivisme n'est pas un schisme saint-simonien ; c'est le saint-simonisme qui est une hérésie positiviste -. A vrai dire, s'il y a quelque hérésie en l'espèce, il faudrait des yeux d'inquisiteur singulièrement exercés pour la déceler. Il y avait dans Saint-Simon ces deux idées, qui chez lui n'en faisaient qu'une : organisation de la science, organisation de la société. Comte insiste surtout sur la première, Enfantin et Bazard sur la seconde. Et Comte est un solitaire (comme Saint-Simon du reste) ; toute promiscuité lui déplait ; il n'est pas fait pour aller vivre A  Ménilmontant. Mais si les rapports d'Auguste Comte et des saint-simoniens n'ont pas toujours été des plus amènes, eux comme lui sortent de Polytechnique, lui plus qu'eux sort de Saint-Simon. Il leur reproche de s'AStre constitués en Eglise. Quelques années plus tard, c'est lui-mASme qui instituera le culte du Grand Etre, du Grand Fétiche, et du Grand Milieu ; deviendra Grand PrAStre de l'Humanité ; et se livrera, devant le fauteuil où s'est assise Clotilde avant son entrée dans - l'immortalité subjecti -, A  de touchants exercices spirituels dont la liturgie curieusement rappelle la succession des actes de la messe catholique (14). L'année 1845 ' - l'année sans pareille -, l'année de Clotilde ' coupe en deux la vie d'Auguste Comte. Alors A  sa - carrière objecti - succède sa - carrière subjecti - et la - philosophie positi - fait place A  la - religion positiviste -. Or, rs le milieu de sa - carrière subjecti -, Auguste Comte réalise un ancien projet qui date du temps où il était secrétaire de Saint-Simon en 1822, et publie un Système de politique positi qui porte en sous-titre Traité de sociologie instituant la religion de l'humanité. Et certes, le - régime sociocratique - dont Comte y propose l'instauration n'est point quelque chose qu'il soit bien aisé de se représenter. Mais nous pouvons reconnaitre au passage plus d'un trait de facture toute saint-simonienne. Par exemple ce - triumvirat de banquiers - dont Comte rAS d'instaurer le règne. Et cette idée encore qu'il faudrait créer des - riches artificiels - qui seraient dotés de capitaux par la puissance centrale en raison de leurs capacités. Nul doute que le Système d'industrie positi, ou Traité de l'action totale de l'humanité sur la ète ' dont Comte annonA§ait la publication pour 1861 et que sa mort (1857) ne lui laissa pas le temps de mener A  bien ' eût été lui aussi un ramassis d'idées saint-simoniennes, mises A  la sauce indigeste du jargon positiviste. Ne le regrettons pas A  l'excès
Plus nous intéresse ici l'œuvre essentielle de la - carrière objecti - d'Auguste Comte, son Cours de philosophie positi publié entre 1830 et 1842, et la critique qu'il contient de l'économie politique classique. Toute la pensée de Comte repose sur sa loi des trois états et sur sa classification des sciences. Aux yeux de Comte, toute l'histoire de l'humanité se résume en la succession des trois - ages - de l'esprit humain : l'age théologique, l'age métaphysique, et l'age positif. Au stade théologique, l'homme explique les phénomènes par la volonté (personnelle) de Dieu. Au stade métaphysique, il les explique par des abstractions telles que la Nature, la Vie, etc. Au stade positif, il les explique les uns par les autres, ou mieux renonce tout A  fait A  les expliquer, et se borne A  constater seulement leurs régularités, leurs lois (15). Cette célèbre loi des trois états, qui domine toute la philosophie de l'histoire au XIXe siècle c'est d'abord l'affirmation d'un denir : la pensée d'Auguste Comte, comme celle de Saint-Simon, possède la dimension du temps. Mais la loi des trois états signifie encore autre chose, qui peut-AStre est moins nettement saint-simonien : une explication intellectualiste de l'histoire. Les trois états d'Auguste Comte ne sont pas trois états de la technique producti, ni du régime politique, ni de la constitution sociale. Ce sont trois ages de l'esprit humain. L'histoire du monde pour Auguste Comte se ramène A  celle des mentalités, A  celle des formes de la connaissance. C'est dans l'esprit des hommes que se trou le principe du moument qui mène le monde. Auguste Comte distingue six sciences : quand la sixième science sera parnue au troisième état (l'état positif), l'histoire de l'humanité sera révolue. Les six sciences sont de mASme nature, mais elles se distinguent selon leurs degrés inégaux de généralité et de complexité. Voici la liste des six sciences selon Auguste Comte, comme il les énumère dans un ordre de généralité décroissante et de croissante complexité : mathématiques, astronomie, physique, chimie, biologie, physique sociale (ou sociologie).
C'est A  partir de ces dogmes fondamentaux de la philosophie positi que s'édifie la critique de l'économie politique classique par Auguste Comte. Les économistes classiques, A  vrai dire, Comte ne les connait pas très bien. L'abstinence systématique de lectures qu'il se vantait de pratiquer ' ce qu'il appelait son - hygiène cérébrale - ' l'a tôt sevré de leur commerce. Au temps du Censeur, il a lu Smith et Jean-Baptiste Say. Il est en relations ac Stuart Mill (16) ac lequel il entretient une correspondance suivie. Mais il ignore ces économistes métaphysiciens par excellence que sont les physiocrates. Et le nom mASme de Ricardo lui parait inconnu, que sa critique épistémologique de l'économie classique atteint peut-AStre pourtant plus qu'aucun autre.


Auguste Comte reprochera d'abord aux classiques leur perpé-tualisme. Prétendre élir des lois qui soient valables pour tous les temps, c'est méconnaitre que tout devient sans cesse. Et les classiques prAStent aux lois qu'ils élissent une valeur absolue. Or, - tout est relatif' dit Auguste Comte ' c'est le seul principe absolu -. Le méconnaitre, c'est le péché mASme de l'ère métaphysique. Les classiques sont des métaphysiciens, ce ne sont pas des savants. Cela se voit encore A  leur méthode conceptuelle et abstraite. Et c'est méconnaitre la complexité de la science sociale que de la prétendre traiter par la déduction, qui convient seulement aux mathématiques et A  l'astronomie. Ce faisant, les classiques boulersent la classification des sciences ! Les liaisons des phénomènes sociaux sont trop compliquées pour qu'on puisse les connaitre par le raisonnement. Seule l'expérience convient A  un tel domaine de connaissance.
Ce domaine de connaissance, les classiques l'ont d'ailleurs mal délimité. Ils l'ont défini trop étroitement. Ils ont eu l'ambition de construire une science économique autonome. Or, pour Comte, la science sociale est une, elle s'appelle physique sociale ou sociologie. C'est se fourvoyer fatalement qu'en prétendre artificiellement isoler un timent particulier. Ce passionné de l'unification des connaissances qu'est Auguste Comte A  la suite de Saint-Simon s'élè contre la tendance qu'il baptise - spécialité dispersi - : tendance A  découper plus de morceaux qu'il n'est possible dans le grand filet de la science.
S'ils ont A  l'excès restreint le domaine de leurs instigations en isolant les phénomènes économiques des autres phénomènes sociaux, les classiques en revanche n'ont pas su limiter leur point de vue. Ils ont confondu la science et l'art. Ils ont mASlé la connaissance et l'action. L'économie politique des classiques prétend démontrer l'excellence du régime libéral, elle prASche l'abstention de l'Etat. Cela n'est pas le métier de la science.
Et d'ailleurs le libéralisme des classiques traduit bien cette - tendance négati -, cet anarchisme intellectuel qui caractérisent la philosophie franA§aise du xvin" siècle, la période critique révolutionnaire, l'ère métaphysique. Devant la concurrence meurtrière que les machines font A  la main-d'œuvre, devant les entreprises constantes auxquelles se livrent les capitalistes contre les travailleurs économiquement désarmés, devant le retour périodique des crises de surproduction qu'implique nécessairement le régime (17), l'abstention de l'Etat serait de sa part une - démission solennelle -, scandaleuse aux yeux de ce fernt de l'ordre et de l'autorité qu'est Auguste Comte (18). Et le libéralisme des classiques ne reflète-t-il pas leur volonté de séparer ces deux inséparables aspects de la physique sociale : l'économique et le politique ? Ne relè-t-il pas lui aussi de la - spécialité dispersi - ?
On le voit : Auguste Comte reproche A  l'économie classique son perpétualisme, son ambition de poser des lois de valeur absolue, sa méthode déducti, sa prétention A  l'autonomie, et de poser des conclusions d'art ; enfin ces conclusions mASmes : son libéralisme. Autour de l'idée positiviste, de la loi des trois états et de la classification des sciences, la réaction de Comte résume ainsi toutes celles que l'enseignement des classiques a provoquées chez les saint-simoniens, chez Sismondi, chez Dupont-White.
Ac lui toutefois, nous n'avons pas seulement la relativisation ou la réfutation de telle et telle pièce de la construction classique, mais une condamnation portée sur l'idée mASme d'une science économique autonome. Auguste Comte ne s'attaque pas aux classiques sur leur propre terrain ; il nie la légitimité de leur entreprise. Il entend distinguer la science de l'art, mais non du tout séparer l'économie politique de la morale, du droit, de la politique considérés comme phénomènes sociaux. Aux yeux de Comte, les phénomènes économiques ne constituent pas mASme une branche distincte de phénomènes sociaux. Ils n'ont point de spécificité propre. Dunoyer déjA  avait voulu substituer - l'économie de la société - A  la chrématistique. C'est une tendance franA§aise sinon générale, du moins constante. En posant l'unité de la science sociale, et que l'économie politique ne se laisse pas isoler de la sociologie, Auguste Comte affirme A  la fois le caractère humain et le caractère collectif des faits économiques. Il ne les soustrait pas pour autant au déterminisme. Mais ils constituent A  ses yeux le royaume d'un déterminisme tout particulièrement complexe, le plus complexe qui soit : celui de la psychologie collecti. Le raisonnement n'en saurait a priori reconstituer la trame. Seule l'observation peut en découvrir progressiment les régularités.
Ainsi, sur la base de sa critique des économistes classiques, Auguste Comte a jeté les fondements d'une science sociologique positi et sans fissure : celle A  peu près que Durkheim et son école ont entrepris d'édifier, et qui régnait hier encore A  la Sorbonne.





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