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MANAGEMENT

Le management ou la gestion est au premier chef : l'ensemble des techniques d'organisation des ressources mises en œuvre dans le cadre de l'administration d'une entité, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Dans un souci d'optimisation, le périmètre de référence s'est constamment élargi. La problématique du management s'efforce - dans un souci d'optimisation et d'harmonisation- d'intègrer l'impact de dimensions nouvelles sur les prises de décision de gestion.


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L'élaboration de l'idée

L'élaboration de l'idée : la recherche de l idée



Si certaines entreprises naissent d'une illumination soudaine de leur créateur, bien plus souvent la création est l'aboutissement d'une évolution laborieuse. Nous allons parcourir A  notre tour les étapes de cette évolution.




Les fonds de commerce du créateur

Il va de soi que les connaissances scolaires et professionnelles du créateur lui sont en général utiles dans sa nouvelle entreprise, qu'il s'agisse de technique, de marché ou de gestion.
Mais, au-delA , le fonds de commerce de l'entreprise nouvelle peut AStre constitué du savoir-faire acquis par le créateur dans une position de salarié. C'est ainsi que la plupart des entreprises du batiment et de la mécanique sont créées par des chefs de chantier ou des ouvriers qui étaient du métier. De mASme les sociétés nouvelles de conseils en organisation ou de publicité ont pour animateurs des professionnels. Bien que ce mode de création soit celui qui fournit les effectifs les plus importants, il est souvent considéré comme mineur.
' Le premier motif de ce peu d'intérASt est que la création d'entreprise présente dans certains cas un caractère quelque peu fictif: quand un commis reprend le fonds de commerce de charcuterie de son patron, l'immatriculation de la nouvelle entreprise individuelle correspond A  la radiation de l'ancienne. Cette mutation est tout A  fait able A  celle qui se produit quand le dirigeant d'une société se retire en cédant sa participation dans le capital A  son successeur. Il faut donc convenir, qu'en l'espèce, la création est fictive. Mais si le nouveau chef d'entreprise n'a pas eu A  mettre en œuvre tous les ressorts de la création, il a tout de mASme accepté le risque d'entreprendre et fait en cela un choix voisin de celui de tous les créateurs.
' Quand l'entreprise nouvelle ne se substitue pas A  une entreprise ancienne, la création de cette unité économique supplémentaire attire également peu l'attention des spécialistes de la création d'entreprises. Il s'agit pourtant d'un phénomène bien nécessaire dans la mesure où les mouvements de population impliquent des changements dans la répartition géographique d'entreprises vouées A  exercer une activité locale. Par ailleurs, la qualité d'une création de ce type dépend des changements et des innovations que le créateur ajoute A  son modèle.


Les transpositions


Le métier exercé par le futur créateur ne lui fournit pas toujours l'objet d'une entreprise nouvelle. D peut s'agir d'un métier sur le déclin ou d'un métier qui n'est plus A  la dimension d'une entreprise nouvelle. Indépendamment des obstacles réglementaires, l'un de ces deux motifs peut suffire A  empAScher quiconque de quitter les charbonnages de France pour ouvrir une mine de charbon, tout au moins dans notre pays. Dans ce cas la transposition peut consister A  exploiter une carrière.
On peut citer comme exemples de transposition l'introduction dans une activité artisanale d'un mode de production ou de commercialisation utilisé dans une branche industrialisée ainsi que l'application dans notre pays de méthodes ayant déjA  fait leurs preuves A  l'étranger.
Il est sûr que la qualité de l'expérience antérieure du créateur est moins déterminante en cas de transposition que dans le cas de l'imitation directe. Mais c'est tout de mASme dans cette expérience que l'on trouve l'origine de l'idée nouvelle.


La créativité


Nous désignons par créativité l'ensemble des méthodes qui permettent de déceler des activités nouvelles. Ces activités nouvelles peuvent reposer sur un produit ou une technique de fabrication qui sont du domaine de l'invention, ou bien sur un service ou une faA§on de faire qui sont du domaine de l'idée.


Encore que l'on puisse faire de la créativité sans le savoir, en faisant appel A  la logique ou A  l'imagination, il n'est pas inutile de préciser en quoi consistent les techniques de créativité les plus couramment utilisées.
' Le brainstorming consiste A  laisser libre cours A  l'imagination d'un groupe sur un thème donné, en excluant, dans un premier temps, toute critique des idées émises.
' La synectique fait appel A  des analogies entre l'objet de la recherche et d'autres phénomènes.
' Les matrices de découvertes permettent une exploration systématique des possibilités.
Les entreprises consacrent des budgets importants A  l'utilisation de ces techniques, au point que l'on a vu naitre une nouvelle corporation, celle des - chasseurs de tendance -, qui cherchent A  déceler dans les penchants narcissiques des plus en vue de nos contemporains les goûts qui deviendront ceux, quelques budgets publicitaires après, de la masse des conformistes.
Pour celui qui entreprend, la créativité nous parait AStre moins faite pour trouver l'idée qui donnera naissance a l'entreprise que pour en explorer toutes les virtualités. Il est fréquent qu'une technique conA§ue pour un produit, ou un produit conA§u pour un marché, puissent AStre développés ou transposés pour un autre produit ou un autre marché. Les techniques de créativité aident A  faire le tour de la question.


Comment s'informer


Balzac qui écrivait dans L'illustre Gaudissart: -Peut-AStre verrons-nous un jour une bourse pour les idées - se serait sûrement réjoui de la création de banques de données d'inventions et de systèmes informatisés d'opportunités financières, techniques et commerciales destinés aux P.M.E. et aux créateurs.
Nous en donnons les coordonnées dans la troisième partie, ainsi que celles des nombreux bulletins d'affaires, le plus souvent régionaux, qui ont vu le jour depuis une quinzaine d'années. De mASme, les magazines dont nous donnons les coordonnées offrent chaque année dix, cent ou plus idées pour entreprendre et réussir et proposent, pour des prix compris généralement entre 500 et 1 000 F, des dossiers sectoriels.
Par contre nous ne pouvons évidemment pas donner ici la liste des revues et journaux qui, en France ou A  l'étranger, donnent des informations sur l'évolution des marchés. Nous ne pouvons pas non plus dresser l'inventaire des bibliothèques, expositions, stages de formation où cette information est concentrée. Chaque créateur potentiel devra lui-mASme orienter son choix vers les domaines qui lui sont accessibles, soit en raison de ses compétences professionnelles ou extraprofessionnelles, soit en raison des facilités qu'il a de s'informer localement auprès d'animateurs de chambres de commerce ou de banquiers. Mais avant de partir A  la chasse aux idées, permettez-nous de vous recommander quelques précautions.


Les fausses bonnes idées


Il en est qui sont le fait de gens n'accordant aucune importance A  l'opinion des autres. La ification impérative leur semble la méthode la plus appropriée A  la diffusion de leur idée ou de leur produit, comme en témoignent les lettres qu'ils écrivent volontiers aux plus hautes autorités de l'Etat. Or c'est l'art de convaincre et non l'art d'avoir raison qui est nécessaire au créateur d'entreprise.
Rapprochant la stratégie de l'entreprise nouvelle des arts martiaux, nous dirons que le succès doit AStre cherché moins dans l'anéantissement de la concurrence que dans l'acceptation par celle-ci et par les clients d'un nouveau venu.


En d'autres termes, le - délire - du créateur, s'il est propice A  la naissance de l'idée, peut AStre fatal A  l'entreprise.
Ceux qui sont totalement soumis aux influences extérieures sont victimes de la seconde catégorie de fausses bonnes idées.
On trouve dans ce cas des gens qui, ayant acquis auprès d'un patron la connaissance d'un métier, s'installent A  leur compte sans essayer de modifier en quoi que ce soit les manières de faire qu'ils ont connues : aucun chef d'entreprise ne peut espérer travailler de la mASme faA§on pendant toute sa vie et il est peu probable que celui qui est incapable d'innover en débutant, le soit plus tard.
On y trouve aussi ceux qui, n'ayant pas de compétences particulières, sont toujours prASts A  vouer leur inexpérience et éventuellement les capitaux des autres, aux entreprises auxquelles l'opinion publique accorde un avenir prometteur.
C'est ainsi qu'après le vote de la loi sur la formation permanente en 1971, on a vu se multiplier, A  côté de créations tout A  fait justifiées par de bons professionnels, des entreprises sans intérASt et sans espoir.
Ensuite, l'élevage du lombric a été fort A  la mode : une fois desséché il devait fournir un engrais, certes trop cher pour les horticulteurs professionnels, mais d'une qualité suffisante pour réparer les erreurs des jardiniers amateurs n'ayant pas la main verte.
Las, ces amateurs de jardins sont restés sourds A  l'appel des sirènes médiatiques et ont continué A  soigner leurs tes selon les recettes héritées d'un grand-père ; et les lombrics sont redevenus de vulgaires vers de terre, tout juste bons A  pAScher le goujon.
Ils ont été relayés par les pin's, qui ont fait A  leur tour la fortune de petits malins sachant exploiter la tentation de l'argent gagné facilement des gogos qui se sont retrous un jour avec des stocks invendables.

Les transferts de technologie

L'achat ou l'exploitation d'un brevet peut fournir le point de départ d'une création d'entreprise.
Les difficultés et les risques d'une telle démarche nous paraissent cependant grands.
Difficultés quand il s'agit de hautes technologies parce que les détenteurs des brevets correspondants (organismes de recherche et grandes entreprises) n'ont pas pour habitude de traiter avec des particuliers qu'elles soupA§onnent, avec quelque raison, de ne pas avoir les moyens de développer lesdites technologies.
Risques quand il s'agit d'inventions dans le style du concours Lépine, parce que l'industrialisation et la commercialisation comportent bien des déboires.
Ces réserves étant faites, après avoir tenté votre chance auprès de conseils en brevets, vous pouvez consulter l'Institut national de la propriété industrielle et, dans les chambres régionales de commerce, les associations régionales pour l'information scientifique et technique.
Avant de conclure l'achat ou l'acquisition de la licence d'un brevet, soumettez-le, en faisant appel aux compétences utiles A  une rification poussée sur les s juridique et technique.





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