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ECONOMIE

L’économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc.


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A€ la recherche de l'économie pure

A€ la recherche de l'économie pure : courants et théories


Mettre l'économie en équations sous la forme d'une interdépendance de marchés en équilibre : par cette intuition, Léon Walras va boulerser la science économique.



éTé 1858 : le jeune Léon, 24 ans, se promène dans la vallée du Ga de Pau ac son père Auguste Walras. Ce dernier, philosophe et économiste, lui affirme qu'une des grandes taches A  accomplir pour le XIX siècle est de -commencer A  créer la science sociale-. Léon Walras lui promet alors de -laisser la littérature et la critique d'art pour (se) consacrer entièrement A  la continuation de son œuvre-. Ingénieur raté (il a échoué A  Polytechnique et est sorti sans diplôme de l'Ecole des mines), romancier lléitaire, il entame alors un long chemin rs la construction du modèle théorique qui lui vaudra une reconnaissance tardi. Fasciné par les résultats de la physique et de la mécanique, L. Walras ut faire de l'économie une science rigoureuse.
C'est en rédigeant en 1859 son premier ouvrage, consacré A  Proudhon, qu'il a l'intuition d'une - économie politique pure et appliquée A  créer dans la forme mathématique-. Polémiste féroce et iconoclaste (1), il ne parvient pas A  s'insérer dans les institutions académiques franA§aises, et exerce dirs métiers ac une réussite inégale. Mais ce n'est qu'A  partir de 1870, lorsqu'il est nommé professeur A  l'unirsité de Lausanne, qu'il élabore le modèle de l'équilibre général qui va fonder le paradigme néoclassique.
Le modèle walrassien s'inscrit dans ce que l'on a appelé la révolution marginaliste, qui impose une analyse noulle de la valeur. Pour les économistes classiques (Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx), la valeur d'un bien résidait dans la quantité de travail nécessaire pour le produire, et non dans l'utilité qu'il procure au consommateur, A. Smith réfutait l'approche utilitaristeA  l'aide de l'exemple de l'eau et du diamant : l'eau, remarquait-il, est plus utile que le diamant, et pourtant elle est bien moins chère. La réplique fut fournie dès 1776 par le philosophe Etienne de Condillac : plus un bien est rare, plus il est précieux ; c'est pourquoi le diamant est si cher.

L'itinéraire obstiné d'un marginal novateur
Léon Walras est né en 1834 A  Evreux. Il décide en 1858 de se consacrer A  la science économique. Dépourvu de titre unirsitaire, il n'a d'autre choix, pour poursuivre son projet scientifique, que de denir journaliste économique. Convié en 1860 A  participer en Suisse au Congrès de l'impôt, il impressionne son auditoire par la clarté de son exposé. Mais il s'en prend sans ménagement aux thèses des directeurs des deux principales revues d'économie et se fache ac ces derniers. Il tente sans succès de fonder son propre journal, puis se tourne rs les affaires et participe A  l'essor des coopératis. Il est nommé administrateur délégué d'une banque associati, qui ne tarde pas A  faire faillite.
La chance va lui donner un coup de pouce en 1870. Louis Ruchonnet, qui avait assisté A  la conférence de 1860, lui propose la chaire d'économie de la noulle unirsité de Lausanne. Cette nomination, comme le suggère Hervé Dumez, va le libérer et lui donner une position, A  partir de laquelle il va délopper ses travaux théoriques sur l'économie pure. L. Walras ne cessera de témoigner d'une certaine amertume vis-A -vis de son pays, la France, qui n'a pas su l'accueillir. En 1905, il cherche A  concourir pour le prix Nobel de la Paix (en vain). Il considérait en effet qu'en tant que promoteur du libre-échange, il servait la cause de la paix. Il faudra attendre l'organisation de son jubilé pour qu'il reA§oi un hommage appuyé de la communauté de ses pairs. Une reconnaissance qu'il n'aura guère le temps de savourer : il meurt trois semaines plus tard, le 5 janvier 1910.


Principaux ouvrages :

» Eléments d'économie politique pure, 1874-l877 ;


» Etudes d'économie sociale, 1895 ;

» Etudes d'économie appliquée, 1898.
Les œuvres complètes de L. Walras ont été rééditées récemment par les éditions Economica.


Du marché stylisé A  l'équilibre général

Les néoclassiques vont fournir une interprétation qui permet de combiner l'utilité et la rareté, en introduisant le raisonnement A  la marge. La valeur d'un bien est liée selon eux A  la satisfaction que procure la dernière unité détenue. Cette utilité marginale décroit, au fur et A  mesure que la quantité détenue augmente, jusqu'A  satiété : la satisfaction d'acquérir une première voiture est supérieure A  celle que me procurera une deuxième ou une troisième automobile. L. Walras va formaliser la loi de décroissance de l'utilité marginale. En s'appuyant sur les travaux d'Antoine Augustin Cournot, innteur de la courbe de demande, il montre que dans le cas de l'échange de deux marchandises, il existe un prix qui équilibre l'offre et la demande. Fort de ces résultats, L. Walras envoie en 1874 A  Stanley Jevons, qu'il tient pour un économiste important, une présentation de ses travaux. Ce dernier le remercie, tout en lui faisant remarquer qu'il avait dès 1871 fait la mASme analyse de l'intensité décroissante du dernier besoin satisfait. Ce qu'ils ne sant pas encore, c'est qu'il existe un troisième larron, l'Autrichien Cari Menger, qui vient de faire la mASme -décourte-. Jevons et Walras réalisent mASme qu'en 1854, l'Allemand Herman Gossen avait (ac les deux -lois de Gossen-) déjA  posé les fondements de l'analyse marginaliste. Le marginalisme apparait donc simultanément en trois lieux, et donnera naissance A  trois écoles : l'école de Lausanne, l'école anglaise de Cambridge et l'école autrichienne.
Mais L. Walras ut aller plus loin : il passe de l'analyse de l'échange de deux biens A  celle de l'ensemble des échanges. Une économie rassemble des milliers de marchés, qui sont interdépendants : les consommateurs doint en effet choisir entre les multiples biens qui leur sont proposés.


Il cherche A  démontrer mathématiquement qu'il existe un système de prix aboutissant A  un équilibre général de l'offre et de la demande de tous les biens en circulation, et imagine une situation de concurrence pure : -Nous supposerons toujours un marché parfaitement organisé sous le rapport de la concurrence, comme en mécanique pure, on suppose d'abord des machines sans frottement. - A cette hypothèse institutionnelle s'ajoute une hypothèse comportementale : les individus sont considérés rationnels et militaristes. Ainsi peut-on décrire leurs arbitrages sous forme de fonctions mathématiques. Ces postulats sont la source essentielle des critiques adressées au modèle néoclassique : quelle crédibilité accorder A  un schéma que l'on ne rencontre pas dans la réalité ? L. Walras reconnait expressément que les conditions de la concurrence pure ne sont jamais réunies (elles s'en rapprochent dans certains cas qu'il a observés, comme la Bourse ou les marchés aux poissons).
Pour lui, le modèle n'a qu'une valeur de démonstration. D a aussi pour rtu de simplifier le traitement mathématique. Ce cadre défini, L. Walras parvient A  exprimer l'ensemble des relations solidaires (offres, demandes, prix, quantités de tous les biens) sous la forme d'un système d'équations simultanées, dans lequel le nombre des équations est égal A  celui des inconnues. Il en déduit qu'un système de prix assurant l'équilibre général sur l'ensemble des marchés existe, et que cet équilibre tend A  se réaliser spontanément. Une question reste en suspens : comment, dans un schéma d'une telle ampleur, l'agrégation des demandes et des offres et l'ajustement des prix peunt-ils se réaliser concrètement ? L. Walras ajoute une hypothèse : il suppose l'existence d'un -commissaire-priseur-, qui recueille et centralise les réactions du marché, et finit par trour, par un processus de tatonnement, le juste prix. VJfredo Pareto, qui prend la succession de L. Walras A  la chaire d'économie de Lausanne, poursuivra la voie ainsi ourte en définissant la notion d'optimum économique. Ac les travaux de l'Ecole de Cambridge (plus empiriques) et ceux de l'Ecole de Vienne (ancrés dans l'individualisme méthodologique et rétifs au formalisme mathématique), le modèle walrassien va constituer l'épine dorsale du paradigme néoclassique, qui servira de modèle de référence A  toute la science économique moderne.
Dans son Histoire de l'analyse économique, l'économiste autrichien Joseph Schumpeter rend hommage A  L. Walras : -En aison, la plupart des écrits théoriques de cette période apparaissent comme des chaloupes A  côté du navire. - Il réser cependant ses louanges A  la théorie de Walras, et non A  ce qu'il appelle ses -spéculations douteuses en matière de politique ou de justice sociale-.
Il faut rappeler en effet que, contrairement A  une idée largement répandue, l'économie néoclassique ne s'identifie pas stricto sensu A  la doctrine libérale. L. Walras rejette ce qu'il appelle -le laisser-faire inorganisé-. U préconise l'interntion de l'Etat dans certains secteurs, par exemple la nationalisation des terres et des chemins de fer. Plus généralement, il se voit comme une sorte d'ingénieur du social, ac une vision globale de la société, mélange inclassable de libre-échangisme et de socialisme. L'économie pure n'est pour lui qu'une composante d'un tout qui comprend l'économie sociale (-lois morales qui doint présider A  la répartition de la richesse-) et l'économie appliquée {-règles d'utilité selon lesquelles devrait s'effectuer la production de la richesse sociale-).
L'Anglais Alfred Marshall est l'autre grande ure de l'économie néoclassique. Ses travaux sont moins ambitieux (plus réalistes) que ceux de L. Walras : il se borne ainsi A  l'analyse de l'équilibre partiel, c'est-A -dire au mécanisme de formation des prix sur un seul marché. Il aborde l'économie sous un angle dynamique, en introduisant la dimension temporelle (distinction entre court et moyen terme). Son œuvre participe, A  l'égal de celle de Walras, A  la construction du paradigme néoclassique. Schématiquement, ce modèle de référence peut se décrire par quelques traits distinctifs : l'individu est le point de départ de l'analyse (posture désignée par le terme d'individualisme méthodologique), la rationalité des acteurs, l'utilitarisme, le marché concurrentiel comme forme d'allocation des ressources la plus efficiente, un système de prix qui tend A  l'équilibre, enfin une utilisation (plus ou moins marquée selon les courants) de la formalisation mathématique.

Une révolution scientifique ?
Le modèle néoclassique connaitra la consécration dans les années 20-30. Cette domination théorique sera balayée par la - révolution keynésienne - (du nom de John Maynard Keynes, élè d'Alfred Marshall), qui va notamment montrer que la machine économique ne tend pas spontanément A  l'équilibre. C'est en partie en réaction A  l'hégémonie keynésienne que le modèle néoclassique connait, dans la seconde moitié du Xif siècle, de nombreux déloppements. Deux types de variantes contemporaines de l'école néoclassique doint AStre distingués.
» La théorie moderne de l'équilibre général : elle cherche A  raffiner A  l'aide d'outils mathématiques de plus en plus sophistiqués (calcul matriciel, espaces ctoriels, topologie), le modèle d'équilibre général de Walras. A l'instar de ce dernier, le FranA§ais Gérard Debreu doit s'exiler (aux Etats-Unis) pour connaitre la reconnaissance. Ac Kenneth Arrow, il mène A  son terme la démonstration mathématique (mais sous de nombreuses conditions) de l'existence d'un équilibre général en situation de concurrence pure. Le modèle Arrow-Debreu est considéré comme la référence des interrogations contemporaines sur l'équilibre général. Maurice Allais critiquera le caractère formel et abstrait de ces travaux. Il proposera une vision de l'équilibre faisant appel A  la notion de surplus distribuable : -Il y a équilibre lorsqu'il n'existe plus aucune possibilité d'échanges qui paraissent avantageux aux opérateurs. -


» Les néolibéraux sont-ils néoclassiques ? initialement employé pour désigner le courant marginaliste, le terme néoclassique (2) s'est progressiment étendu. Ainsi, on inclut sount derrière ce vocable l'ensemble des courants libéraux qui connaissent leur essor A  partir des années 70 : du monétarisme de Mil-ton Friedmann jusqu'A  la théorie du capital humain de Gary Becker. Une telle classification peut accréditer l'idée d'une équivalence littérale entre la pensée néoclassique et le libéralisme, analogie qui est, nous l'avons vu, très relati. Certains courants libéraux contemporains s'enracinent dans la pensée des économistes de l'école de Vienne (Friedrich Hayek, Ludwig von Mises). D'autres, tout en se situant dans un cadre théorique walrassien, radicalisent certains préceptes, comme celui de la rationalité des acteurs. L'école des anticipations rationnelles, dont le principal représentant est Robert Lucas, considère que les individus sont compétents (économiquement parlant) et capables d'anticiper sur les fluctuations économiques.
La quASte entreprise par Walras avait plusieurs dimensions. D voulait provoquer une révolution scientifique, et s'était accordé cinquante ans pour qu'elle s'accomplisse : on peut considérer que de ce point de vue, il a réussi. D espérait faire de l'économie une science exacte, sur le modèle de la physique. Sur ce point, nous sommes loin du compte. Certes, son œuvre fait partie du patrimoine auquel la majorité des économistes se réfère. Mais comme en témoignent les innombrables prolongements et ramifications théoriques auquel il donne lieu, le modèle de l'équilibre général est un chantier qui est loin d'AStre achevé.

Du nouau sur

La science économique se renoulle en découvrant de nouaux champs - comme celui de l'entreprise -ou en abordant des domaines traditionnels sous des angles nouaux : c'est le cas de la théorie de la croissance ou de celle du commerce international.

le commerce international
Selon la théorie économique classique, formulée par David Ricardo et affinée par la suite (1), les nations ont toujours intérASt A  échanger entre elles. Chacune mettant A  profit ses atouts, il en résulte un bien supérieur pour toutes. Ainsi, l'Esne a intérASt A  échanger ses fruits ac l'Allemagne contre des machines-outils.
Cependant, l'observation des flux du commerce mondial montre un phénomène singulier : la plupart des échanges ont lieu entre pays similaires et dans les mASmes marchés. Ainsi, l'Italie, la France et l'Allemagne sont A  la fois productrices et importatrices d'automobiles entre elles. Comment expliquer ce phénomène, puisqu'il n'y a pas ici d'-avantages atifs- d'un pays par rapport A  l'autre? Les noulles théories du commerce international, apparues dans les années 80, tentent d'expliquer cette situation.
Lorsque les coûts d'instissement initiaux sont très importants (pour produire des automobiles ou des avions, par exemple), le nombre de producteurs est limité A  cause du coût d'instissement. On dit qu'il y a situation de - concurrence monopolistique -, c'est-A dire un petit nombre de producteurs sur le marché. Dans une telle situation de concurrence - imparfaite -, les rendements sont croissants. Pour délopper un nouau modèle, Renault doit instir par exemple 100 millions de francs (coût initial constant) mais elle démultiplie ses bénéfices si elle nd 200000 exemplaires au lieu de 150000 du mASme modèle. Dans une telle conuration, un producteur ne peut multiplier les gammes de voitures (A  cause des coûts initiaux). Ici, la théorie montre qu'il est avantageux de commercer entre pays sur des produits similaires afin de se partager un marché plus étendu. Les noulles théories du commerce international doint beaucoup au talent de vulgarisateur de Paul Krugman, économiste très en vue aux Etats-Unis. Mais aussi parce que certains modèles ont conduit A  des conclusions déroutantes. Celui de James Brander et de Barbara Spencer montrait ainsi que, dans certaines situations, les Etats avaient intérASt A  aider leurs entreprises nationales pour conquérir un marché. C'est ce que l'on a appelé la - politique commerciale stratégique -. Ce qui pose un problème, puisqu'un tel - coup de pouce - est en infraction formelle ac les règles affichées par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui est censée faire la loi en ce domaine


la croissance

Depuis au moins deux siècles, les économistes s'attachent A  comprendre par quels mécanismes la richesse produite par une nation augmente (ou diminue) d'une année sur l'autre ou sur le long terme. Les facteurs qu'ils avancent sont au nombre de trois. Il y a, d'abord, le capital (le niau d'équipement), ensuite le travail (la quantité de mairHj'ceuvre utilisée). Enfin, il y a ce que les économistes sont connus d'appeler le - résidu - ou encore la - part d'ignorance- : soit l'ensemble des autres facteurs, A  commencer par le progrès technique. Selon les études statistiques de Jean-Jacques Carré, Paul Dubois et Edmond Malinvaud, ce facteur expliquerait la moitié de la croissance franA§aise des Trente Glorieuses. Depuis les années 80, les recherches sur la croissance ont connu de nombreuses avancées. Qu'il s'agisse des innovations (capital technique), des infrastructures (capital public) ou encore des compétences (capital humain), les facteurs mis en avant par ces noulles théories de la croissance étaient déjA  connus des économistes classiques. Dans La Richesse des nations (1776), Adam Smith soulignait, par exemple, l'importance de la division du travail et du savoir-faire des ouvriers. L'apport de ces noulles théories réside ailleurs : dans l'idée que les facteurs traditionnellement considérés comme résiduels ne sont pas extérieurs A  la logique économique mais, au contraire, liés directement aux décisions d'instissement. D'où l'expression de -croissance endogène- associée A  ces noulles théories. L'économiste américain Paul Romer montre ainsi que les instissements réalisés par une entreprise pour renouler son équipement ont des répercussions sur le niau global du capital technique. L'introduction d'une noulle machine implique de nouaux apprentissages qui profitent A  terme aux autres entreprises, y compris concurrentes. C'est pour désigner ce phénomène que les économistes ont avancé la notion d'-extemali-tés -. De telles externalités sont également induites par le capital public. C'est ce que montre Robert Barro, en portant son attention sur les instissements dans le domaine des infrastructures de transport ou de communication. Enfin, au fil du temps, chaque individu améliore ses compétences et, ce faisant, accroit son efficacité producti. C'est ce que soulignent les travaux de Robert Lucas sur les relations entre croissance et capital humain. Le moment nu, ces compétences peunt AStre valorisées sur le marché du travail et vont donc profiter aux autres entreprises. Bien qu'élaborées par des économistes néoclassiques, ces noulles théories reviennent A  réhabiliter peu ou prou l'Etat et ses instissements dans les infrastructures ou dans l'éducation. Elles montrent surtout que les instissements (qu'ils soient publics ou privés) ont des effets durables. Une autre conséquence mérite d'AStre soulignée. Alors que les hypothèses des théories classiques débouchaient sur l'idée d'une conrgence probable des économies, les noulles théories concluent au maintien voire A  l'aggravation des écarts entre les pays industrialisés et les pays en déloppement. L'évolution de la croissance A  l'échelle mondiale semble leur donner raison. Il faut encore mentionner au moins trois autres axes de recherche. D'une part, les prolongements de l'approche en termes de -régime de croissance- de l'Ecole de la régulation. Dans cette perspecti, la longue phase de croissance des Trente Glorieuses s'expliquerait aussi par la conjonction d'un mode de production de masse et d'institutions (compromis sociaux, Etat-providence) assurant une consommation de masse. Il y a, d'autre part, les débats autour de la notion de -croissance durable- qui tendent A  souligner l'importance de l'environnement. Il y a, enfin, les améliorations apportées A  l'évaluation ellemASme, qui permettent de mieux apprécier les variations dues A  des effets strictement comples. Ainsi, les économistes ont décourt que, durant les années 1993,1994 et 1995, une part substantielle de la croissance américaine (au moins 0,6%) était impule A  une mauvaise appréciation de l'évolution des prix. La croissance n'a pas fini de surprendre les économistes



les entreprises
Longtemps, pour l'économiste, l'entreprise ne fut qu'un - agent - de production, une sorte d'atome élémentaire guidé par une seule force : la maximisation du profit. Il n'y avait pas lieu d'ouvrir la - boite noire - de l'entreprise pour voir ce qui se passait A  l'intérieur. Jusqu'A  ce qu'en 1937, dans un article fondateur, -La nature de la firme -, l'Américain Ronald Coase (Prix Nobel d'économie en 1991) pose cette question simple : -Pourquoi y a-t-il des entreprises?- En effet, si, comme le ut la théorie dominante, le marché est la meilleure méthode d'allocation des ressources, pourquoi créer une organisation ac ses règles, sa hiérarchie, ses contrats de travail sles? Pourquoi ne pas traiter le personnel comme des sous-traitants, en négociant au jour le jour le volume et le prix du travail en fonction des aléas du marché ?
Pour R. Coase, la réponse est simple : une telle méthode de gestion de la main-d'œuvre supposerait des transactions permanentes et serait d'un coût élevé. Conclusion : l'entreprise abolit la loi du marché en son sein pour éviter de trop lourds -coûts de transaction-. Cela révèle un problème qui jusque-lA  avait été ignoré par les économistes : dans une relation marchande, la transaction n'est pas gratuite. Parfois, il vaut mieux siliser la relation (quitte A  négliger de meilleures opportunités) que renégocier sans cesse. La théorie des coûts de transaction sera déloppée notamment dans les années 80 par Olir Williamson, l'un des auteurs que l'on qualifie aujourd'hui de - néo-institutionnalistes -.
D'autres théories économiques des entreprises se sont déloppées récemment. On les appelle les -théories de la firme- : -théorie de l'agence-, -théorie des droits de propriété-, -théories des conntions-. Leur point commun? Chercher A  comprendre si une entreprise peut oui ou non AStre considérée comme un marché en miniature.





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